Samedi 14 novembre 2009
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La situation est tendue entre Bangkok et Phnom Penh depuis cinq jours. Le chef d'Etat cambodgien Hun Sen a nommé l'ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin
Shinawatra conseiller aux affaires économiques. Le gouvernement thaïlandais réclame son extradition sans succès. Depuis, les deux pays expulsent leurs diplomates respectifs.
La présence de Thaksin Shinawatra au Cambodge a créé un véritable chaos diplomatique depuis cinq jours. L'accueil et la nomination à un poste de conseiller aux affaires
économiques de l'ancien chef d'Etat en fuite a attisé la colère de la Thaïlande. Il est accusé de malversation financière et a été condamné à deux ans de prison. Il vit en exil depuis 2006, le
plus souvent aux Emirats Arabes Unis. Phnom Penh a refusé de le livrer aux autorités, estimant que cette condamnation était politique.
Jeudi, le Cambodge a donné 48 heures au premier secrétaire de l'ambassade de Thaïlande pour quitter le pays. Officiellement, le ministère des Affaires étrangères a estimé que ce dernier se
livrait à des activités incompatibles avec ses fonctions officielles. En réponse, Bangkok a chassé le premier secrétaire de la mission diplomatique cambodgienne.
Shinawatra Thaksin a continué les provocations à l'égard du gouvernement Thaïlandais. Il a déclaré devant une assemblée d'experts économiques cambodgiens que son pays pratiquait un "faux
nationalisme" qui n'avait pour but que de sécuriser l'intérieur de pays suite à la crise de 2006.
Les deux pays ont choisit de ne pas laisser les tensions dégénérer et n'ont pas fermé leurs frontières. Thaksin Shinawatra a même quitté aujourd'hui le Cambodge à bord d'un avion privé vers une
destination inconnue. Les deux chefs d'Etat au pouvoir doivent se rencontrer au cours de l'APEC, le sommet Asie-Pacifique qui se déroule ce week-end. Ils ont cependant déclarer qu'ils
n'aborderaient pas ce problème.
Des retombées militaires ne devraient pas être d'actualité. Les deux pays, s'ils se disputent toujours le contrôle de la zone entourant plusieurs temples le long de la frontière, ne veulent pas
revivre les événements de 2008. Des troupes avaient alors été déployées dans toute cette région et plusieurs combats avaient éclaté engendrant sept morts.
Par Romain Mielcarek
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Publié dans : Asie
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