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	<title>ActuDéfense</title>
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	<description>Défense, diplomatie, sécurité</description>
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		<title>Les Nations unies veulent décoloniser la Polynésie française</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 05:05:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie France]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="1039" height="494" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/polynesie-francaise-fronte.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©Frédéric Jacquot" /></p><strong>Libérez la Polynésie ! Les Nations unies ont adopté un texte qui considère ce territoire d'outre-mer comme colonisé par la France et réclame des informations sur le sujet. Cette étonnante décision est le fruit de manoeuvre diplomatiques qui ne sont pas toujours désintéressées.</strong>

[caption id="attachment_8755" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/polynesie-francaise.jpg"><img class="size-medium wp-image-8755" alt="La France a progressivement investit les 118 huit îles de la Polynésie française au cours du XIXème siècle, afin de contrer l'influence britannique dans cette région. ©DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/polynesie-francaise-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a> La France a progressivement investit les 118 huit îles de la Polynésie française au cours du XIXème siècle, afin de contrer l'influence britannique dans cette région. ©DR[/caption]

Étonnant cas d'école qui se déroule depuis quelques mois au sein des Nations unies. En février dernier, plusieurs petits Etats de la région Pacifique, dont les Iles Salomon, l'île de Nauru et l'archipel du Tuvalu, ont déposé un texte devant l'Assemblée générale pour <strong>réclamer que la Polynésie française soit ajoutée à la liste des territoires non-autonomes, à décoloniser. <a href="http://www.un.org/News/fr-press/docs/2013/AG11374.doc.htm" target="_blank">Une proposition finalement adoptée</a> par concensus le vendredi 17 mai dernier</strong>. La France va dès lors devoir, d'ici juin prochain, présenter des informations sur ce territoire d'outre-mer afin de justifier l'autorité de la République sur ces terres.

La France a pourtant fait tout son possible pour contrer le texte. C'est d'abord le ministère des Affaires étrangères qui s'est manifesté en adressant un message aux 192 Etats membres des Nations unies. Puis c'est le sénateur polynésien Gaston Flosse, fervent nationaliste et président de la région, qui a écrit un courrier au président de l'Assemblée générale. C'est enfin l'Assemblée de la Polynésie française qui a adressé des voeux à l'ONU pour réclamer l'abandon du texte.

Paris assure en effet que la Polynésie française ... est parfaitement française. <strong>Ses habitants ne réclameraient d'ailleurs pas l'indépendance</strong> puisqu'ils ont élu très majoritairement Gaston Flosse à leur tête. Ce n'est pas l'avis de son principal opposant, Oscar Temaru, indépendantiste historique qui est à l'origine de la mobilisation des Etats du Pacifique qui ont présenté le texte. Acceulli en héros par ses supporters à Papitee, il célèbre pour sa part un « droit inaliénable » de son peuple à disposer de lui même.<span id="more-8753"></span>
<h2>Des positionnements diplomatiques intéressés</h2>
Si les Etats à l'origine du texte sont pour la plupart originaires du Pacifique et défendent au travers de ce texte la logique de leurs propres indépendances, ils ont trouvé un soutien de poids ... en Argentine. Buenos Aires s'est en fait félicitée de cette décision, remarquant que la Polynésie française avait « curieusement » disparu de la liste des territoires non-autonomes en 1963.

Pourquoi l'Argentine s'intéresse t-elle à la Polynésie française ? Tout simplement parce que sur la liste des territoires non-autonomes en question, on en trouve un autre qui continue de susciter des tourments diplomatiques : <a href="http://www.actudefense.com/la-guerre-des-malouines-encore/" target="_blank">les îles Malouines</a>, dont l'Argentine continue de contester la légitimité à la Grande-Bretagne. <strong>En appuyant le texte sur la Polynésie française, Buenos Aires trouve une nouvelle occasion d'attirer l'attention sur ce sujet.</strong>

Aux côtés de la Polynésie française et des Malouines, on trouve d'autres territoires sur cette liste : la Nouvelle-Calédonie (France), Guam (Etats-Unis), Montserrat (Grande-Bretagne) ou encore Tokélaou (Nouvelle-Zélande). Les pays gouvernants ces régions se sont tous opposés au texte sur la Polynésie, rejoints par l'Allemagne et le Mexique. <strong>Eux défendent le fait que les populations de ces régions sont totalement opposées à l'indépendance.</strong> Un référendum récent aux Malouines avait ainsi montré que 99% des habitants souhaitaient rester attachés à Londres.]]></description>
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		<item>
		<title>L&#8217;approche globale en tactique, de quoi s&#8217;agit-il ? (2/2)</title>
		<link>http://www.actudefense.com/pierre-chavancy-approche-globale-tactiqu/</link>
		<comments>http://www.actudefense.com/pierre-chavancy-approche-globale-tactiqu/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 May 2013 05:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Chavancy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[approche globale]]></category>
		<category><![CDATA[contre-insurrection]]></category>
		<category><![CDATA[forces terrestres]]></category>
		<category><![CDATA[interarmées]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="966" height="434" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/01/polestab-afghanistan-Copie.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="polestab afghanistan copie" /></p><strong>La tactique ne peut plus se penser sans être intégrée dans un contexte interarmes, interarmées, international et interministériels. L'approche globale, en tactique, <a href="http://www.actudefense.com/pierre-chavancy-tactique-interarmes-approche-globale/" target="_blank">suit l'introduction que vous pouvez lire ici.</a></strong>

[caption id="attachment_7461" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/01/polestab-afghanistan.jpg"><img class="size-medium wp-image-7461" alt="Un représentant du Polestab appuyé par des militaires français en septembre 2012." src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/01/polestab-afghanistan-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a> Un représentant du Polestab appuyé par des militaires français en septembre 2012.[/caption]

Comme l’illustre parfaitement le positionnement de l’état-major de la brigade La Fayette en Afghanistan, au moins pour la chaîne française de l’opération, le niveau opératif doit être compris comme le niveau de responsabilité stratégique, déporté sur un théâtre d’opération, qui s’appuie sur une structure militaire et civile en charge de planifier et conduire des actions relevant des trois lignes d’opérations : <strong>sécurité, développement et gouvernance</strong>.

Le débat sur ce niveau opératif reste vif en France pour au moins quatre raisons essentielles :
<ul>
	<li>la gestion interministérielle des crises reste un sujet <strong>délicat</strong> au niveau national ;</li>
</ul>
<ul>
	<li>les opérations récentes illustrent le risque d’un <strong>« écrasement » des niveaux de responsabilité</strong> : le niveau stratégique pourrait avoir tendance à diriger directement les actions tactiques et, inversement, les actions tactiques peuvent avoir une résonance stratégique ;</li>
</ul>
<ul>
	<li>les moyens SIC modernes facilitent l’échange en temps réel d’informations entre le terrain et les états-majors stratégiques ;</li>
</ul>
<ul>
	<li>très souvent, des états-majors initialement à vocation tactique<strong> assurent en même temps des responsabilités de niveau opératif</strong>.<span id="more-8758"></span></li>
</ul>
Cependant, «l’opératif» reste un niveau de responsabilité indispensable parce que :
<ul>
	<li>c’est le niveau de la concrétisation du concept stratégique sur le théâtre d’opération par la conception et l’exécution du plan d’opérations;</li>
</ul>
<ul>
	<li><strong>certaines fonctions ne peuvent être coordonnées efficacement qu’à un niveau intermédiaire</strong> entre la sphère stratégique et les composantes tactiques. En Afghanistan, c’est par exemple le cas du soutien et de la logistique de théâtre, des relations avec les acteurs civils présents sur zone, de la maîtrise du rythme des opérations (tempo de la « boucle opérative »), de la synchronisation entre les opérations spéciales et les actions des composantes conventionnelles... ;</li>
</ul>
<ul>
	<li>enfin, c’est un niveau de responsabilités clairement identifié par les alliés et les organisations internationales, dont le maintien est nécessaire pour garantir l’interopérabilité du système de commandement français avec ces derniers ainsi que pour permettre la satisfaction de nos ambitions nationales en termes de positionnement au sein d’une coalition.</li>
</ul>
[caption id="attachment_6414" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2012/10/diplodef-infirmier-afghanistan.jpg"><img class="size-medium wp-image-6414" alt="Un aide soignant français et un stagiaire afghan soignent un civil à l’hôpital militaire de Kaboul." src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2012/10/diplodef-infirmier-afghanistan-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a> Un aide soignant français et un stagiaire afghan soignent un civil à l’hôpital militaire de Kaboul.[/caption]

Le niveau opératif est donc celui de la cohérence opérationnelle sur les théâtres d’engagement qui répond ainsi simultanément aux quatre principes suivants :
<ul>
	<li>Il est généralement associé à une zone géographique donnée.</li>
</ul>
Même si la notion de « théâtre d’opération » ne doit pas être comprise de façon étroite et dépasse souvent la stricte zone d’engagement aéroterrestre, <strong>le niveau opératif reste le niveau de commandement relatif à un théâtre d’engagement donné</strong>, sur lequel il incarne la détermination du commandement stratégique et exerce un certain nombre de ses fonctions par délégation comme celle porte parole de la communication stratégique sur le théâtre.

L’acception la plus aboutie de ce principe géographique est la logique de <em>battlespace owner</em> en vigueur en Afghanistan. <strong>Dans un espace donné, elle fait du commandant de brigade aujourd’hui, demain peut-être du <em>senior civilian representative</em> qui lui est adjoint, le seul et unique responsable des actions conduites</strong>, quelle que soit la ligne d’opérations dont elles relèvent.
<ul>
	<li>Il est responsable de la <strong>cohérence interarmées</strong>, c’est- à-dire de la combinaison des effets opérationnels, notamment des différentes composantes, afin d’atteindre l’état final recherché.</li>
</ul>
La planification au niveau opératif et la conduite déterminent et produisent les effets nécessaires à l’atteinte des objectifs du niveau stratégique, soit directement soit par l’intermédiaire d’objectifs opératifs. Réciproquement, le niveau opératif éclaire le niveau stratégique sur la réalité du théâtre d’engagement. Il assure notamment l’évaluation de la campagne et en déduit les mesures correctrices à apporter à son niveau, ou à proposer au niveau stratégique voire politico-stratégique.

Rapporté au cas afghan, l’illustration la plus claire en est le dialogue permanent entre le commandement de la Task Force Lafayette et le chef du Centre de planification et de conduite des opérations.
<ul>
	<li>Il fixe le tempo des opérations et les priorités d’effort;</li>
</ul>
Là encore tout est écrit :
<blockquote>« Prérogative de l’art opératif, le rythme des opérations est imposé par le COMANFOR à l’adversaire en exploitant au mieux la variété des capacités d’actions interarmées qui lui sont allouées. Ce rythme résulte d’un choix et non des contraintes extérieures à la décision : circuits logistiques, stocks de munitions, météorologie, attrition, etc. Il suppose une gestion maîtrisée du temps. L’emploi de la force et de ses points d’application sont synchronisés dans le temps, dans l’espace, et dans les effets recherchés. »</blockquote>
Ce sujet est tout à fait central. De fait, dans une zone relativement réduite comme celle de la brigade La Fayette, il s’agit de d’imposer une pression continue sur l’adversaire en variant les points d’application de la manœuvre, leur style (cinétique et/ou non-cinétique), en donnant toute sa place à la déception et sans jamais répéter deux fois le même type d’actions…
<ul>
	<li>Il est l’instrument de mise en œuvre concrète de l’approche globale au niveau du théâtre.</li>
</ul>
Si cette approche globale est impulsée par le niveau stratégique et se décline jusqu’au niveau tactique, le niveau opératif est sans aucun doute l’acteur central de ce concept. En effet, le COMANFOR (Force Commander) est d’emblée, ou devient vite, <strong>le correspondant privilégié des représentants politiques des puissances intervenantes, des représentants des organisations gouvernementales ou non, ainsi que des représentants civils ou militaires de la nation-hôte.</strong>

Le niveau opératif est donc l’élément clé de la cohérence des actions conduites sur le théâtre, en particulier en veillant à la bonne intégration des actions militaires avec celles des autres acteurs ainsi qu’à la prise en compte des aspirations de la population du pays-hôte.

En bref, <strong>le commandant d’une force en opération doit donc « respirer interarmes et interarmées »</strong>, savoir s’inclure avec naturel et crédibilité dans une coalition internationale, tout en maîtrisant les enjeux interministériels nationaux…

<em>Cet article a été initialement publié dans <a href="http://www.cdef.terre.defense.gouv.fr/publications/doctrine/doctrine.html" target="_blank">la revue Doctrine tactique</a>, éditée par le Centre de doctrine et d’emploi des forces (CDEF)</em>]]></description>
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		<title>Bataille de Qousseir, illustration de la complexité du conflit syrien</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 15:50:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
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		<category><![CDATA[armée syrienne]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="1079" height="418" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/03/rebelles-syriens-groupe-Copie.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="rebelles syriens groupe - Copie" /></p><strong>Difficile de savoir ce qui se passe à Qousseir, depuis trois jours. Cette ville stratégique se retrouve prise entre l'enclume des rebelles, qui l'occupent depuis un an, et le marteau des forces gouvernementales qui ont lancé un assaut massif. Combattants étrangers, population otage et sources contradictoires, cette bataille montre toute la complexité de la guerre qui secoue la Syrie depuis deux ans.</strong>

Depuis une semaine, Qousseir se retrouve plus que jamais au coeur du conflit syrien. Cette ville de l'est du pays, proche de la frontière libanaise, est un carrefour de passages humains et matériels. Elle se retrouve au <strong>croisement de plusieurs axes logistiques</strong> qui en font un site particulièrement stratégique. Entre les mains des rebelles depuis près d'un an, elle subit un siège intensif depuis quelques semaines. Aujourd'hui, elle se retrouve plus que jamais livrée aux combats entre les deux camps, cristallisant en ce seul lieu de nombreuses illustrations de ce qui rend cette guerre si compliquée à appréhender.
<h2>Qui est qui ?</h2>
[caption id="attachment_8750" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/abu-sakkar.jpg"><img class="size-medium wp-image-8750" alt="Abu Sakkar, le rebelle qui mange le coeur et le foie de ses ennemis. Une personnalité marquée par la violence qui illustre de la tendance empruntée par certains insurgés. ©DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/abu-sakkar-300x168.jpg" width="300" height="168" /></a> Abu Sakkar, le rebelle qui mange le coeur et le foie de ses ennemis. Une personnalité marquée par la violence qui illustre de la tendance empruntée par certains insurgés. ©DR[/caption]

Côté rebelles, il y a des combattants de l'Armée syrienne libre (ASL), issus aussi bien de la population que des rangs des déserteurs. En réalité, <strong>il s'agit surtout de ceux, parmi les rebelles, qui acceptent de suivre les ordres de cette simili-structure hiérarchique qui peine à s'imposer concrètement sur le terrain</strong>. Les unités les plus opérationnelles restent relativement autonomes. C'est le cas de la <a href="http://www.actudefense.com/abu-sakkar-rebelle-syrien-mange-coeur-hrw/" target="_blank">brigade Omar Al-Farouk</a>, dont l'un des chefs a mutilé le cadavre d'un soldat syrien, déclenchant une polémique la semaine passée. <strong>Ces hommes semblent particulièrement déterminés. Ils ont pour la plupart fait leurs premières armes début 2012, dans les combats particulièrement sanglants de la ville de Homs.</strong>

En face, les forces syriennes ont encerclé la ville, la bouclant à grands renforts de checkpoints, de blindés, de tireurs de précision et d'un appui aérien régulier. Ils sont principalement basés dans le sud de la ville, même s'ils ont annoncé dimanche avoir repris le centre de Qousseir aux rebelles. <strong>Plus que les <a href="http://www.actudefense.com/caricatures-chabbiha-syriens-ali-farzat/" target="_blank">chabbihas</a>, ce sont des combattants du Hezbollah qui servent de supplétifs paramilitaires aux forces de Damas.</strong> Selon les sources, on évoque de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d'hommes venus du Liban, parmi lesquels certains seraient particulièrement aguerris. Regroupés dans l'est de la ville, ils profitent des infrastructures de l'armée. <strong>Ils auraient cependant essuyé d'importantes pertes dans les combats de ces derniers jours, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) annonçant la mort d'au moins 28 d'entre-eux.</strong>
<h2>S'informer</h2>
Savoir ce qui se passe à Qousseir est particulièrement compliqué. <strong>La plupart des médias internationaux ont déserté la Syrie, considérée comme trop dangereuses.</strong> Un journaliste de l'AFP a pu accompagner jusqu'à la semaine dernière les forces fidèles au régime dans cette région, produisant des photos reprisent en boucle depuis dans les journaux du monde entier. L'OSDH, une organisation basée à Londres, continue d'être la principale sources de suivi au quotidien. Elle se repose principalement sur les témoignages des uns et des autres, tirant ses conclusions du recoupement des données diffusées par les témoins sur place.

Il semblerait que les pertes aient cependant été conséquentes pour les rebelles, ces trois derniers jours. L'armée syrienne aurait repris les points clefs de la ville et détruit les installations de l'insurrection. Plusieurs de ses chefs auraient fui au Liban. Impossible de savoir si ceux qui continuent de combattre profitent d'une quelconque forme d'organisation. Retranchés majoritairement dans le nord de Qousseir, <strong>ils assurent de leur côté que leurs adversaires n'ont pas progressé autant que l'estiment les autres sources.</strong>
<h2>Armes lourdes et crimes de guerre</h2>
Mardi 21 mai, un réseau de militants rebelles a dénoncé l'<a href="http://www.rfi.fr/moyen-orient/20130521-reseau-sham-napalm-qousseir-damas-el-assad-syrie-bachar-el-assad" target="_blank">utilisation de napalm</a> par les forces du gouvernement. Ses membres décrivent des bombardements intensifs, de la part de l'artillerie et de l'aviation. <strong>L'usage de telles armes reste difficilement vérifiable, faute d'observateurs sur place.</strong>

Les deux camps s'accusent mutuellement de crimes de guerre. La vidéo du chef de la brigade Omar al-Farouk en était un parfait exemple : les militants favorables à Bachar al-Assad se sont empressés de diffuser des images sensées illustrer de la barbarie des rebelles. Le concerné <a href="http://observers.france24.com/fr/content/20130517-Le-mangeur-de-coeur-syrien-revient-sur-son-acte-en-vid%C3%A9o" target="_blank">a finalement déclaré</a> avoir perdu toute notion d'humanité après avoir retrouvé dans les téléphones des miliciens et des soldats tués des vidéos de violences, de tortures et de viols. Fautes de témoins ici aussi, les combattants des deux camps franchissent en permanence les limites du droit de la guerre en recourant aux pires atrocités.
<h2>Une communauté internationale impuissante</h2>
[caption id="attachment_8027" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/03/syrie-livraisons-armes-onu.jpg"><img class="size-medium wp-image-8027" alt="La communauté internationale ne parvient pas à trouver de position qui répondent aux doutes des uns et des autres." src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/03/syrie-livraisons-armes-onu-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a> La communauté internationale ne parvient pas à trouver de position qui répondent aux doutes des uns et des autres.[/caption]

De Paris à Washington, on condamne l'action des forces gouvernementales. « <em>La France est extrêmement préoccupée par la situation à Qousseir et s'inquiète des conséquences d'une action massive de Damas et de ses alliés</em> », annonce le Quai d'Orsay dans un communiqué il y a deux jours. <strong>Côté qatari, on aurait, selon le <a href="http://www.nytimes.com/2013/05/20/world/middleeast/syrian-army-moves-to-rebel-held-qusayr.html?ref=world&amp;_r=0" target="_blank">New York Times</a>, réduit le rythme des livraisons d'armes afin de lutter contre les pires dérives enregistrées au sein de la rébellion.</strong>

Libanais et Américains s'inquiètent de la position à adopter face au Hezbollah dont le rôle se fait de plus en plus emblématique dans ce conflit. Les combattants du mouvement chiite libanais se seraient retrouvés en première ligne dimanche, lors de l'assaut de l'armée syrienne contre Qousseir. Un activisme devenu si difficile à contrôler que l'Union européenne s'interroge quant au statut de l'organisation, envisageant de l'ajouter à la liste des mouvements terroristes.
<h2>Une population otage</h2>
Au coeur des combats, la population syrienne reste particulièrement exposée. Ils seraient encore 25 000 dans Qousseir, selon l'OSDH. Sans eau ni électricité depuis quatre mois, ils survivent terrés dans des sous-sols, espérant échapper aux bombardements. Il n'y aurait plus de médicaments pour soigner malades et blessés dans une cité en ruines où l'on subsiste avec quelques herbes, légumes et farines.]]></description>
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		<title>Tactique : de l&#8217;interarmes à l&#8217;approche globale (1/2)</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 12:52:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Chavancy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p><img width="979" height="488" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/tactique-interarmes-afghanistan-_-front.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©EMA" /></p><strong>Un chef de section doit aujourd'hui, au combat, être capable d'appréhender les métiers de ses collègues d'autres armes, mais aussi d'autres armées et d'autres pays. Des réalités, en matière de tactique, qui amènent aujourd'hui à envisager y compris à cet échelon un raisonnement global incluant les enjeux civilo-militaires.</strong>

[caption id="attachment_8745" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/caesar-afghanistan.jpg"><img class="size-medium wp-image-8745" alt="Aujourd'hui, un chef de section doit-être capable de parler le langage de l'infanterie, de la cavalerie ou encore de l'artillerie. ©EMA" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/caesar-afghanistan-300x193.jpg" width="300" height="193" /></a> Aujourd'hui, un chef de section doit-être capable de parler le langage de l'infanterie, de la cavalerie ou encore de l'artillerie. ©EMA[/caption]

En matière de combat aéroterrestre, il est des problématiques qui ne doivent plus faire débat tant les engagements modernes apportent clairement des réponses aux questions posées. Par exemple, le fait « interarmes » s’impose avec une évidence telle qu’il peut difficilement être traité autrement qu’en compilant, au mieux des exemples, au pire des truismes.

Tout a déjà été écrit dans le document relatif aux « fondamentaux de la manœuvre interarmes ». <strong>Seule la combinaison judicieuse des capacités des différentes fonctions opérationnelles permet de démultiplier l’efficacité d’une opération tactique d’ensemble</strong> visant à la fois à contraindre l’adversaire, à contrôler le milieu physique et humain et à influencer les perceptions. Le concept de « one army » auquel tenait tant le général Antoine Lecerf, est une réalité depuis de nombreuses années.

S’il n’est qu’un exemple parmi d’autres, le cas particulier des opérations planifiées et conduites en Kapisa et en Surobi par les soldats français de la brigade La Fayette est particulièrement illustratif de « l’évidence interarmes ».<span id="more-8744"></span>

Pour leurs concepteurs comme pour ceux qui les exécutent, <strong>il s’agit de faire preuve de compétence(s) c’est-à-dire de parfaite connaissance des effets et des contraintes d’emploi des capacités utilisées, mais aussi de maîtrise du vocabulaire de chacun.</strong> N’oublions pas par exemple que le mot « neutraliser » n’a pas la même signification selon qu’il est prononcé par un fantassin, un cavalier ou un sapeur...

J’ai la conviction que cette compétence est acquise, du fait d’un système de formation performant et du sérieux des mises en condition avant projection.

Tout aussi indiscutables sont les faits « interarmées » et « international ». Afin d’éviter les platitudes, je ne fais que les évoquer sauf pour indiquer que tout comme « l’interarmes », ils sont une réalité à prendre en compte dès les premiers niveaux de commandement. L’avion de chasse ou de transport comme le bâtiment de projection et de commandement, sont aussi familiers au chef de section/peloton que le Caesar ou le drone. Par ailleurs, <strong>je suis convaincu qu’un cadre qui ne se sait pas se faire comprendre en langue anglaise militaire, est inutile à ses chefs et à ses soldats.</strong>

A mon sens, la vraie problématique est celle de la parfaite compréhension du mot « opératif ». Il me semble que le sujet n’est donc plus seulement l’interarmes, ni même l’interarmées ou l’international, <strong>mais bien le « civilo-militaire » dans son acception la plus développée, c’est-à-dire profondément interministérielle.</strong>

<a href="http://www.actudefense.com/pierre-chavancy-approche-globale-tactiqu/" target="_blank"><em>La suite demain en cliquant ici ...</em></a>

<em>Cet article a été initialement publié dans <a href="http://www.cdef.terre.defense.gouv.fr/publications/doctrine/doctrine.html" target="_blank">la revue Doctrine tactique</a>, éditée par le Centre de doctrine et d'emploi des forces (CDEF)</em>]]></description>
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		<title>Léon Vivien raconte son quotidien dans les tranchées de 1914 sur sa page Facebook</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 10:55:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue des blogs]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Léon Vivien]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Première guerre]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="288" height="288" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/leon-vivien.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="leon vivien" /></p><strong>Les poux ou les bombes, les copains ou les fritz, Léon Vivien raconte les tranchées sur sa page Facebook. Une initiative d'un musée de Meaux qui a remporté un franc succès.</strong>

[caption id="attachment_8739" align="aligncenter" width="688"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/leon-vivien-obus.jpg"><img class=" wp-image-8739 " alt="©DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/leon-vivien-obus.jpg" width="688" height="130" /></a> ©DR[/caption]

Vous n'êtes pas encore <a href="https://www.facebook.com/leon1914?fref=ts" target="_blank">ami avec Léon Vivien</a> ? Alors dépêchez-vous. Cet enseignant français, né en 1885, raconte sur sa page Facebook sa mobilisation au cours de la Première Guerre mondiale puis son quotidien dans les tranchées. Les assauts, les perm', la solitude, les rancœurs contre les officiers, les copains ... Il évoque jour après jour ce qu'il traverse et ressent, dans la gadoue de son quotidien de poilu.<span id="more-8738"></span>

Léon Vivien, c'est un personnage fictif imaginé par <a href="http://www.museedelagrandeguerre.eu/au_coeur_du_quotidien_dun_poilu" target="_blank">le musée de la Grande Guerre de Meaux</a>. Le projet, lancé au début du mois, doit permettre d'offrir un contenu pédagogique efficace et moderne. L'aventure, qui a déjà séduit plusieurs dizaines de milliers d'internautes, plonge les « amis » de cet enseignant imaginaire dans la réalité du conflit. Les lecteurs semblent largement se prêter au jeu, encourageant Léon et ses frères d'armes, complettant les messages de leurs propres connaissances. La démarche, originale, remporte un succès inespéré.

[caption id="attachment_8741" align="aligncenter" width="688"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/leon-vivien-blessure.jpg"><img class=" wp-image-8741 " alt="©DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/leon-vivien-blessure.jpg" width="688" height="292" /></a> ©DR[/caption]

Le journal intime de Léon Vivien doit se terminer le 31 mai. Le contenu restera disponible et peut servir d'outil pédagogique décalé pour les professeurs d'histoire, par exemple. Le support, parfaitement maîtrisé par les plus jeunes, permet en effet une lecture intuitive, prenante et novatrice de la mémoire. Le magazine américain Foreign Policy avait, il y a quelques mois, proposé une initiative semblable en narrant sur Twitter la crise des missiles de Cuba en temps réel.]]></description>
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		<title>Bruxelles, Londres, Washington : Jean-Yves Le Drian vend le Livre blanc</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 10:17:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livre Blanc 2013]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Yves Le Drian]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="997" height="414" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/le-drian-saint-maix-front.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©SIRPA / ADC Jean-Charles Thorel" /></p><strong>Après avoir présenté le Livre blanc, il faut à présent le défendre. Le ministre de la Défense a effectué une tournée de trois jours, de Bruxelles à Washington en passant par Londres, pour expliquer le contenu de ce document stratégique. Un discours à facettes qui doit répondre aux préoccupations des uns et des autres.</strong>

[caption id="attachment_8734" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/le-drian-saint-maix.jpg"><img class="size-medium wp-image-8734" alt="Jean-Yves Le Drian visitait l'école des sous-officiers de l'armée de terre pour présenter le Livre Blanc le 13 mai dernier. ©Sirpa / ADC Jean-Charles Thorel" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/le-drian-saint-maix-300x196.jpg" width="300" height="196" /></a> Jean-Yves Le Drian visitait l'école des sous-officiers de l'armée de terre pour présenter le Livre Blanc le 13 mai dernier. ©Sirpa / ADC Jean-Charles Thorel[/caption]

En fin de semaine dernière, Jean-Yves Le Drian a entrepris d'aller présenter <a href="http://www.actudefense.com/telechargez-le-nouveau-livre-blanc-en-integralite/" target="_blank">le nouveau Livre blanc</a> sur la Défense et la sécurité nationale à nos principaux alliés et partenaires. Le ministre de la Défense a commencé sa tournée mercredi 15, à Bruxelles, devant le think tank Notre Europe ; avant de s’envoler vers Londres jeudi, pour rencontrer le conseil franco-britannique ; terminant à Washington vendredi face à la fondation <a href="http://carnegieendowment.org/#/slide_391_dead-on-arrival" target="_blank">Carnegie </a>et au Centre pour les études internationales et stratégiques (<a href="http://csis.org/" target="_blank">CSIS</a>).

Chaque fois, <strong>il s'agit de convaincre - rassurer ? - ces assemblées prestigieuses, des choix de la France en matière de Défense pour les années à venir</strong>. Ces réunions ont semble t-il accueilli des responsables de la recherche, de l'industrie et des commissions politiques concernées. A Washington, le Secrétaire d'Etat à la Défense, Chuck Hagel, avait même fait le déplacement pour échanger avec son homologue. Au coeur de chaque présentation, les intérêts des interlocuteurs de la France ont été mis en avant, visant à désamorcer rapidement les doutes.
<h2>Une Europe de la Défense pragmatique<span id="more-8730"></span></h2>
A Bruxelles, le discours de Jean-Yves Le Drian s'est très logiquement axé sur les questions de Défense à l'échelle de l'Union européenne. Après une très brève introduction, le ministre a annoncé la couleur de la politique française : « <em>pragmatisme</em> ». Et d'expliquer que si l'on voulait que l'Europe de la Défense prenne forme, il fallait «<em> abandonner les postures idéologiques pour <strong>agir concrètement à deux, à trois, à cinq</strong>, à vingt-sept voire bientôt à vingt-huit</em> ». Il s'agit ici d'abandonner l'idée d'une défense européenne globalisée et unifiée pour lui préférer des démarches inter-étatiques, gérées de manières bilatérales entre les concernés. C'est ce que font déjà Paris et Londres, au travers des accords de Lancaster House.

Jean-Yves Le Drian a de plus dénoncé le cloisonnement entre la Commission européenne et le Service européen d'action extérieure (SEAE). L'outil diplomatique et militaire de l'Union reste une grosse machine qui peine à être réactive. Le ministre enfonce le clou : « <em>depuis plus d'un an, la France a attiré sans relâche l'attention de ses partenaires sur la dangerosité sécuritaire au Mali</em> ». Il justifie ainsi une intervention nationale de Paris, tout en soulignant que « <em>la mise en place d'EUTM Mali s'est révélée efficace mais <strong>particulièrement longue</strong></em> ».
<h2>Londres, mon amour</h2>
Chers «<em> frères d'armes</em> » britanniques, ne vous inquiétez surtout pas. C'est en substance le message qu'a cherché à faire passer Jean-Yves Le Drian à Londres. Un budget maintenu, des refontes d'effectifs indispensables mais surtout des similitudes dans les choix stratégiques entre les deux pays : <strong>la France n'a pas décroché et entend bien continuer de développer des relations bilatérales fructueuses avec notre voisin d'outre-Manche.</strong> Et de prendre comme exemple la dissuasion nucléaire, intégralement préservée, de la même manière qu'a décidé de le faire la Défense britannique. Il saluera notamment la présence de sir Peter Ricketts, ambassadeur de la Grande-Bretagne à Paris, directement intégré au sein de la <a href="http://www.actudefense.com/livre-blanc-la-liste-des-membres/" target="_blank">Commission </a>du Livre blanc.

Le ministre français a également évoqué les exercices et les rapprochements entre les deux pays, voulus par les accords de Lancaster. Mêmes ambitions, mêmes menaces, Jean-Yves Le Drian ne voit que des raisons pour la France et la Grande-Bretagne d'amplifier leurs efforts communs. Il a enfin admis que du fait du contexte difficile et des réflexions sur le Livre blanc, un certain nombre de réflexions entre les deux pays avaient pris du retard. C'est le cas dans le domaine des missiles, des drones ou du développement de certains services binationaux. <strong>Le ministre a assuré s'attendre à présent sur ces sujets à une « <em>nouvelle dynamique</em> » très rapide.</strong>
<h2>Américains, je vous ai compris !</h2>
Outre-Atlantique, le discours était profondément américano-centré. On croirait presque que les réalités de la France évoluent selon le côté de l'océan où l'on en parle. Le Moyen-Orient est ainsi passé, en termes de préoccupations, devant le Sahel. <strong>Les budgets militaires asiatiques, une question qui fait beaucoup réfléchir les penseurs américains, sont projetés au coeur des enjeux de notre propre stratégie.</strong>

L'exercice s'est voulu ici très pédagogique. Jean-Yves Le Drian énumère les bonnes et les mauvaises nouvelles, tout en les justifiant : budget de Défense maintenu, <a href="http://www.actudefense.com/livre-blanc-projeter-le-strict-necessaire/" target="_blank">modèle d'armée nouveau</a> mais pertinent, programmes d'armements retardés par nécessité, forte implication au sein de l'OTAN. <strong>Il faut faire comprendre à des Américains inquiets de voir les Européens désarmer que la France entend bien maintenir ses ambitions nationales et internationales dans le domaine.</strong>

La longueur du discours a enfin permis d'évoquer certains théâtres d'opération. Le Sahel, bien évidemment, qui est actuellement au coeur des engagements Français. Mais aussi l'Afghanistan, où Jean-Yves Le Drian assure que la France va « <em><strong>poursuivre</strong> son soutien dans le recouvrement de sa souveraineté et la recherche d'une transition politique réussie</em> ».]]></description>
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		<title>Comment la désinformation française a semé le doute chez les maquisards algériens</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 09:05:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Klen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie France]]></category>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[propagande]]></category>
		<category><![CDATA[Renseignement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="1043" height="492" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/Commando_de_chasse-algérie.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©DR" /></p><strong>Pendant la guerre d'Algérie, la désinformation était une arme précieuse. Les Français ont réussi, en l'utilisant, à semer psychose et doute chez leurs ennemis. Ils ont ainsi rompu la confiance dans les rangs des rebelles, les incitant à s’entre-tuer dès le moindre doute.</strong>

Sur le terrain, contrairement à ce qu’affirme le FLN, l’armée française a remporté une victoire incontestable en démantelant la plupart des maquis du djebel, en particulier grâce aux actions coordonnées du plan Challe (1959-1960). <strong>Ce succès militaire est aussi dû aux subtiles entreprises de désinformation menées à l’encontre de la rébellion</strong>.

Ces manoeuvres de manipulation ont été orchestrées par le Groupement de renseignement et d’exploitation (GRE), créé et dirigé par le capitaine Paul-Alain Léger (1920-1999), un officier au passé prestigieux : ancien des Forces françaises libres (FFL) et parachutiste dans une unité SAS (Special Air Services) en Angleterre, chef d’un maquis de la Résistance dans le Maine-et-Loire, vétéran de la guerre d’Indochine (il saute à Nam Dinh en 1946 avec la demi-brigade parachutiste commandée par le colonel de Bollardière), instructeur guérilla pour le GCMA (Groupement de commandos mixtes aéroportés) au centre commando de Cap Saint Jacques au sud de Saigon, agent du SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage où il effectue notamment une mission secrète en Égypte dans le cadre de l’opération militaire relative au canal de Suez en 1956). Le GRE a joué un rôle capital dans les opérations de pénétration et de désinformation contre les réseaux du FLN. L’ensemble de ces machinations est connu sous le nom de bleuite.

Ce terme vient des bleus de chauffe dont étaient vêtus les agents clandestins, des musulmans ralliés à solde des services du capitaine Léger. Cet habillement leur permettait de mieux se fondre dans la population. Pendant la bataille d’Alger contre le terrorisme urbain (1956-1957), ces hommes en bleus de chauffe, infiltrés dans les entreprises commerciales et les îlots d’habitations, ont communiqué des informations capitales qui ont abouti au démantèlement des réseaux terroristes dans la capitale algérienne. <strong>L’action d’intoxication était accompagnée d’introduction de lettres dans le système de courrier du FLN pour envoyer des informations erronées.<span id="more-8716"></span></strong>

Toutefois, le plus grand succès de l’opération de désinformation concoctée par le capitaine Léger reste la pénétration de l’organisation de la wilaya 3 dirigée par le chef rebelle, le colonel Amirouche, l’une des fortes personnalités de l’insurrection algérienne. Des musulmans habilement « retournés » par le GRE réussissent à se faire nommer à des postes de responsabilité importants dans la chaîne hiérarchique de l’ALN et de la wilaya. Dans cette posture, ces infiltrés peuvent rapporter des renseignements à l’armée française, en particulier sur les positions des PC rebelles, l’organigramme des structures de combat, le moral, les moyens matériels, les filières de ravitaillement et les intentions de l’adversaire.

Parmi les informateurs les plus marquants, Léger parvient à faire installer Hani Mohamed à la tête de l’organisation militaire du FLN dans la wilaya 3. La phase d’infiltration est ensuite suivie d’une séquence d’intoxication qui consiste à <strong>faire croire à la présence d’espions dans les bandes rebelles et les postes de commandement de l’ALN</strong>.

La hantise de l’espionnite aiguë trouble profondément le colonel Amirouche à qui les services français ont réussi à lui faire avaler que pratiquement tous ses collaborateurs sont passés à la solde de la France. <strong>La folie du complot déclenche chez le chef rebelle une paranoïa morbide et ravageuse qui se traduit par une série de purges de plusieurs centaines de chefs et de milliers de combattants de l’ALN en quelques mois</strong>. Pour mesurer la gravité de l’obsession qui a perturbé le haut responsable de la wilaya 3, il suffit de lire l’ordre du jour qu’il a envoyé à toutes les wilayas et au comité de coordination et d’exécution (CCE) du FLN installé à Tunis.

Ce véritable cri pour une riposte violente met en lumière la panique démente, la psychose oppressante et la volonté de vengeance hallucinante qui tourmentent le colonel Amirouche, un chef rebelle ébranlé par la campagne d’intoxication échafaudée sous l’égide des services spécialisés de l’armée française :
<blockquote>« <em>J’ai le devoir de vous informer en priant Dieu que ce message vous parvienne à temps, de la découverte en notre wilaya d’un <strong>vaste complot</strong> ourdi depuis de longs mois par les services secrets français contre la révolution algérienne avec la complicité des éléments les plus divers. Ce complot, d’après les renseignements en notre possession, s’étendrait à toutes les wilayas d’Algérie. Il y aurait même des ramifications dans nos bases de Tunisie et du Maroc. <strong>Le réseau tissé dans notre wilaya vient d’être pratiquement mis hors d’état de nuire</strong> après une enquête d’autant plus ardue que ses chefs dans les maquis étaient des hommes en apparence au-dessous de tout soupçon.</em>

<em>La plupart de ces chefs, sinon tous, ont été arrêtés et ont passé des aveux qui nous permettent de vous communiquer les renseignements suivants avec l’espoir qu’ils vous aideront dans vos recherches : Le complot est dirigé par les services secrets français (Godard, Léger, etc.) qui se sont assuré <strong>la complicité de mouchards professionnels infiltrés depuis des années</strong> dans les anciennes formations politiques et de personnes apparemment honorables embrigadées en tant que messalistes ou autres déviationnistes. (…) En certaines régions, ils sont même parvenus à créer des cellules clandestines au nom du MNA (Mouvement national algérien de Messali Hadj)</em>

<em>Grâce à Dieu, tout danger est maintenant écarté, car nous avons agi très rapidement et très énergiquement. Dès les premiers indices, l’état d’alerte a été proclamé à travers toute la wilaya. Des mesures draconiennes étaient prises en même temps : arrêt du recrutement et contrôle des personnes recrutées pendant les trois premiers mois ; arrestation des goumiers ayant déserté depuis peu l’armée française, examen individuel de la situation de chacun d’eux (…); arrestation de tous les suspects, de toutes les personnes dénoncées, de quelque grade qu’elles soient, et interrogatoire énergique de ceux dont la situation ne paraissait pas régulière.</em> »</blockquote>
[caption id="attachment_8713" align="alignleft" width="190"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/ravages-desinformation-klen.jpg"><img class="size-medium wp-image-8713" alt="Les ravages de la désinformation." src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/ravages-desinformation-klen-190x300.jpg" width="190" height="300" /></a> Les ravages de la désinformation.[/caption]

<em>Extrait de :</em>
<em> Les ravages de la désinformation d'hier à aujourd'hui</em>
<em> Michel Klen</em>
<em> Editions Favre</em>
<em> Février 2013</em>
<em> 345 pages</em>
<em> 22 €</em>]]></description>
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		<title>ActuDéfense : un petit questionnaire pour aider au développement du site</title>
		<link>http://www.actudefense.com/actudefense-un-petit-questionnaire-pour-aider-au-developpement-du-site/</link>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 12:24:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[actudéfense]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="905" height="446" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/enquete-etude-marche.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="enquete etude marche" /></p><strong>Chers lecteurs, merci de prendre cinq minutes pour répondre à un petit sondage, destiné à réfléchir au futur d'ActuDéfense.</strong>

ActuDéfense a entrepris avec une équipe d'étudiants en école de commerce (EDC), de réaliser une petite étude de marché. Il s'agit de réfléchir aux moyens de développer un modèle économique en accord avec les attentes de nos lecteurs, qui permettrait d'améliorer et d'augmenter la qualité des informations publiées sur votre site préférés. Merci donc de prendre quelques instants pour remplir le questionnaire qui vous correspond :
<ul>
	<li><strong>Vous travaillez dans le secteur de la défense, des relations internationales ou de la sécurité, quel que soit votre métier</strong> (enseignant, militaire, fonctionnaire, éditeur, journaliste, étudiant ...), <a href="https://docs.google.com/forms/d/1i8v5gr1WWzijdnji8VkX_ywG4VUjsBURDtoPn4qRzcE/viewform" target="_blank">CLIQUEZ ICI</a>.</li>
</ul>
<ul>
	<li><strong>Vous ne travaillez dans aucun de ces secteurs mais vous intéressez plus ou moins régulièrement à l'actualité militaire et internationale</strong>, <a href="https://docs.google.com/forms/d/1XobygcqBV-jNEpCkUfepAlKra-vEMFuC0_3fSVrOarc/viewform" target="_blank">C'EST PAR LA</a>.</li>
</ul>
Merci pour votre aide !]]></description>
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		<title>Comment Pékin et Pyongyang ont fait croire que les Etats-Unis avaient utilisé des armes biologiques dans les années 1950</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 05:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Klen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[influence]]></category>
		<category><![CDATA[manipulation]]></category>
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		<category><![CDATA[propagande]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.actudefense.com/?p=8711</guid>
		<description><![CDATA[<p><img width="998" height="482" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/insecte-peste.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="insecte peste" /></p><strong>En pleine Guerre Froide, Chinois et Nord-Coréens lanceront une terrible rumeur : les Américains auraient utilisé des armes biologiques contre les deux pays. Le scandale est longtemps repris par la presse internationale ... avant que l'on ne comprenne que les preuves ont été montées de toutes pièces.</strong>

La question des armes biologiques américaines a alimenté un débat récurrent dont le socle a beaucoup reposé sur des activités de désinformation. <strong>En 1952, la Chine et la Corée du Nord prétendent que ces armes ont été utilisées à grande échelle par les Américains qui ont répandu pendant la guerre de Corée</strong> : « <em>des insectes vecteurs diffusant la peste, le choléra et d’autres maladies.</em> » Cette déclaration du ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Pak Hon-Yong (22 février 1952) est suivie deux jours plus tard par une révélation de son homologue chinois Zhou En Lai qui affirme avec force que des avions américains ont déversé « <em>à 68 reprises, entre le 29 février et le 5 mars 1952, des insectes porteurs de germes pathogènes sur la Mandchourie.</em> »

Mais très vite, il apparaît que <strong>les allégations reposent sur des preuves forgées de toutes pièces</strong>. Le 18 avril 1953, l’ambassadeur soviétique à Pyongyang, le général Razuvaev, informe le Politburo qu’en février-mars 1952 « <em>en collaboration avec des conseillers soviétiques, un plan d’action a été imaginé par le ministère nord-coréen de la Santé.</em> » Le 2 mai 1953, Moscou charge l’ambassadeur soviétique à Pékin, V.N. Kuznetsov, de transmettre le message suivant à Mao : « <em>Le gouvernement soviétique et le Comité central du Parti communiste ont été induits en erreur. Diffusées par la presse, les informations concernant l’utilisation par les Américains d’armes bactériologiques en Corée étaient basées sur des données fallacieuses. Les accusations contre les Américains étaient fausses.</em> »

Dans un article paru le 27 juin 1999 dans le New York Times, Ed Regis, professeur à l’université Rutdgers dans le New Jersey, soutient que les nombreuses recherches accomplies au cours des <strong>vingt dernières années n’ont pas permis de découvrir un seul document d’archives américain prouvant une utilisation quelconque de l’arme bactériologique en Chine et en Corée</strong>. Cet intellectuel engagé a développé ce thème sensible dans un ouvrage remarqué, The biology of doom : the History of America’s secret germ warfare project (la biologie du destin (funeste) : Histoire du projet secret américain de la guerre des germes, New York, Henry Holt and company, 1999).<span id="more-8711"></span>

Selon l’universitaire américain, les scientifiques qui ont entériné cette thèse accusatrice ont accepté «<em> les documents de circonstances fournis par les Chinois et les Nord-Coréens sans la moindre analyse quant à leur fiabilité, alors qu’on sait pertinemment qu’ils (les Chinois et les Nord-Coréens) récrivaient l’Histoire dans un but propagandiste.</em> »

En France, l’écrivain Pierre Daix, directeur du journal communiste Ce soir, a démontré en 1976 dans un témoignage bouleversant, <em>J’ai cru au matin</em>, comment l’affaire de la guerre bactériologique américaine avait été montée par le journaliste australien Wilfred Burchett et amplifiée par le mouvement communiste international :
<blockquote>« <em>C’est le moment où va commencer la campagne à propos de la guerre bactériologique en Corée. J’installai en grand les câbles de Burchett. Là, Marcel Prenant ne marquait aucune hésitation. Joliot nous couvrait de son autorité. Nous avions tous besoin de cet exutoire moral. Et ceux qui ont inventé cette extraordinaire diversion – car tout visiblement fut inventé de A à Z – possédaient du génie politique. Ce bourrage de crâne conférait à la chasse aux sorcières qui faisait rage aux États-Unis, une dimension infernale. Quelle n’était pas notre supériorité morale sur l’impérialisme américain ! Je considère aujourd’hui que ma participation de directeur d’un journal du soir dans ce mensonge est une faute aussi grave que ma riposte à Rousset. Fausses nouvelles, excitation à la haine, toute la panoplie du déshonneur pour un journaliste y figure. Que j’aie été conditionné ne m’ôte aucune responsabilité dans la mise en condition que j’ai contribué à répandre. Sinon les nazis seraient irresponsables. Or, ici, j’ai failli en même temps à la morale du journaliste et de l’écrivain d’un côté, à celle du communisme de l’autre. Je me suis rendu coupable d’excitation à la guerre. Mais avec la plus belle inconscience. Dans une atmosphère parmi les communistes qui confinait à l’hystérie collective.</em> »</blockquote>
[caption id="attachment_8713" align="alignleft" width="190"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/ravages-desinformation-klen.jpg"><img class="size-medium wp-image-8713" alt="Les ravages de la désinformation." src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/ravages-desinformation-klen-190x300.jpg" width="190" height="300" /></a> Les ravages de la désinformation.[/caption]

<em>Extrait de :</em>
<em> Les ravages de la désinformation d'hier à aujourd'hui</em>
<em> Michel Klen</em>
<em> Editions Favre</em>
<em> Février 2013</em>
<em> 345 pages</em>
<em> 22 €</em>]]></description>
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		<title>En 2012, les niveaux de disponibilité du Leclerc ont été particulièrement bas</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 10:09:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défense France]]></category>
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		<category><![CDATA[Gulf 2012]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="1008" height="457" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/leclerc-sable-Copie.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©Daniel Steger" /></p><strong>Sable, température ... et mauvaise organisation ont mis les disponibilités de chars Leclerc à rude épreuve. L'exercice franco-émirati Gulf 2012 a largement contribué à un éloignement significatif des taux visés.</strong>

[caption id="attachment_8706" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/leclerc-sable.jpg"><img class="size-medium wp-image-8706" alt="Le sable et les températures élevées font mauvais ménage avec le Leclerc. ©Daniel Steger" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/leclerc-sable-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a> Le sable et les températures élevées font mauvais ménage avec le Leclerc. ©Daniel Steger[/caption]

Le député <a href="http://www.francois.cornut-gentille.fr/wp-content/uploads/2013/05/20130705-Fra-Char-Leclerc-QE.pdf" target="_blank">François Cornut-Gentille</a> (UMP) faisait remarquer à la mi-février que les disponibilités du parc de Leclercs avait baissé en 2012. En 2011, 72,3% des chars lourds tricolores avaient été en capacité d'être utilisés, le reste étant principalement en situation de maintenance. L'année passée,<strong> l'objectif était fixé à 85% ... pour en réalité baisser à 63%, selon les premiers chiffres</strong> - non définitifs.

Début mai, le ministère de la Défense répond officiellement : ce taux exceptionnellement bas de disponibilité des Lerclerc est conjoncturel. Il serait le fait de la participation de 26 chars à l'exercice Gulf 2012 au cours de l'été. Il a en effet fallut, en amont, <strong>immobiliser les blindés en question pour les préparer</strong> à ce déploiement. Une fois envoyés dans le Golfe, ce sont <strong>les conditions climatiques, à savoir le sable et les températures élevées, qui auraient mis le Leclerc a rude épreuve et causé des pannes.</strong>

Le ministère de la Défense confesse également <strong>des failles organisationnelles</strong> dans la gestion des délais de mise en condition qui ont contribué à ce faible niveau de disponibilité. Désormais, la planification de tels exercices devrait être préparée largement en amont, afin de mieux anticiper les maintenances.]]></description>
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