La Corée a encore tiré sur la Corée
Une centaine d’obus nord-coréens sont tombés aujourd’hui sur une île de l’archipel Yeonpyeong. Une centaine de coups qui ont coûté la vie à deux marines sud-coréens. La communauté internationale cherche déjà quelle réaction est la plus adaptée pour répondre à cette provocation. En coulisse, chacun s’inquiète surtout de préserver ses propres avantages sans déclencher une catastrophe régionale.

Dans la presse, la population a déclaré avoir eu l'impression de se retrouver de nouveau au coeur de la guerre.
C’est sur ce petit bout de terre de 7km² perdu dans la mer Jaune que sont tombés plus d’une centaine de tirs nord-coréens. L’île, contestée par les deux voisins, est habitée par un peu plus d’un millier de personnes ainsi que par une garnison de 1000 soldats. Une petite base de soutien pour la marine sud-coréenne qui connaît l’importance stratégique de ce site. L’attaque a causé la panique parmi les civils dont une quinzaine ont été blessés. Deux militaires sont morts. A Pyongyang, on dénonce une agression de Séoul qui faisait des exercices en mer.
La Corée du Sud a immédiatement riposté par des tirs sur une paire de postes d’artillerie basés sur la côte nord-coréenne. Quelques F-16 sud-coréens se sont également déployés sur zone pendant que les marines évacuaient la population vers des bunkers. Alerte générale pour les militaires dans tout le pays. On parle déjà partout de l’attaque la plus violente depuis la fin de la guerre de Corée.
Et maintenant ? Comme à chaque fois, car ce n’est pas la première offensive de ce type, chacun va peser le pour et le contre et regarder les risques. Ce sont environ 150 attaques qui ont été répertoriées entre 1950 et 2007. Deux ont d’ailleurs déjà concerné cette même île, visée en 1999 et 2002. Les pays impliqués dans les négociations avec Pyongyang vont maintenant devoir réagir. Si la Russie se fait discrète, la Chine continue de prôner la mesure dans la prise de décision. A Washington, à Tokyo et à Séoul, on s’insurge.
Pékin reste le seul vrai soutien de Pyongyang. Sous pression de la communauté internationale, le géant asiatique a accepté de soutenir le blocus. Mais il continue malgré tout de subvenir à d’importants échanges commerciaux. Pour la Chine, la Corée du Nord est un véritable tampon avec les Etats-Unis. Magnanime, il profite de ses velléités à l’encontre de Séoul et de l’allié américain pour couvrir une frontière longue de 1600 kilomètres.
En face, le Japon s’est dit prêt à faire ce qu’il faudrait si la situation s’envenimait. Séoul hésite et affiche une autorité résignée. Reste que l’éternelle peur de conséquences irréversibles pour l’économie sud-coréenne en cas de retour à un conflit grave ou à une réunification plane toujours sur le pays. C’est à Washington que l’on crie le plus fort. Un analyste du Center for Strategic and International Studies, Victor Cha, croît même voir que « les provocations deviennent plus sérieuses. Ce sont de véritables actes de guerre ».
Il n’est pourtant pas question de régler son compte à la Corée du Nord. Comme pour le Cheonan, les choses risquent de s’éterniser en déclarations officielles. Les exercices menés de concert par les Sud-Coréens et les Américains seront finalement restés sans effet. A présent, la peur d’une menace nucléaire est plus forte que jamais. La visite d’un spécialiste dans une usine d’enrichissement de l’uranium a fait son effet : impressionné par la modernité et la qualité des installations, il craint qu’en cas d’usage militaire, les Nord-Coréens ne soient capables de fabriquer des centaines voir des milliers d’ogives.
Impossible d’augmenter les sanctions internationales. Personne ne veut entamer une intervention, par peur des conséquences économiques ou stratégiques. Kim Jong Il reste donc libre de mener d’une main de fer sa communication interne. Il prépare sa succession en montrant à la fois à son dauphin et à son peuple à quel point Pyongyang peut dicter sa loi au reste du monde grâce à une arme inventée par les Occidentaux : la dissuasion nucléaire.
Photo : Yonhap








les occidentaux sont les champions de la consternation et des réunions qui ne servent à rien et n’aboutissent à rien.si ce n’est à des décisions qui ne seront jamais appliquées, et la 1ere à ne pas respecter les décisions prises, sont les coréens du sud eux mêmes qui expédient à jet continu des denrées alimentaires!!
alors me direz vous qu’elle est la solution? elle n’est pas facile, dans la mesure ou king jong il est un homme intelligent et qui sait jusqu’ou ne pas aller trop loin.
provocation oui mais sans faire trop de dégats!!car il sait très bien qu’en tirant un missile »nucléaire ou non » sur séoul,la corée du nord serait vitrifiée dans l’heure!!alors que peut on faire, continuer comme ça en assurant la survie du régime par l’occident tout en continuant à augmenter son arsenal nucléaire?? on sait aussi qu’il aide l’iran à s’équiper du même matériel,il vaudrait mieux faire cesser cette comédie pendant qu’il est encore temps.
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