La sécurité européenne est une approche globale
En réponse aux parlementaires européens ce matin à Strasbourg, Catherine Ashton, la Haute représentante aux Affaires étrangères et à la sécurité vante une stratégie de sécurité européenne qui ne se repose pas uniquement sur la force militaire. Ce qui fait sa qualité c’est son « approche globale ».

Pour installer une véritable sécurité civile au Kosovo, l'EULEX a déployé des policiers et des pompiers européens.
Catherine Ashton soutien que la direction empruntée par les opérations actuelles est la bonne. Elle prend comme exemples la mission au Kosovo ou encore celle de lutte contre la piraterie, Atalante. Dans chaque cas, ce qui assure son succès, c’est la combinaison entre l’action militaire, l’action judiciaire et l’aide au développement économique.
Les parlementaires sont d’accord pour dire que ce qui fait le succès de l’action étrangère de l’UE c’est la collaboration entre les troupes déployées par les pays membres et les organismes civils. Les ONG et les institutions civiles ont un rôle de premier ordre à jouer dans les opérations militaires de l’UE.
Dans le cas des Balkans, la sortie de crise est directement liée au développement d’États de droit. Pour cela, il faut évidemment que des militaires puissent désarmer les combattants et assurer la sécurité. Des soldats continuent d’effectuer des missions de sécurité et notamment de déminage dans la région. La société civile intervient dans l’étape la plus importante, celle de la mise en place d’une société moderne : éducation, économie et surtout justice.
Catherine Ashton prend également l’exemple d’Atalante. La mission de lutte contre la piraterie apparaît comme un succès indéniable. Les marines européennes réussissent pour l’instant à améliorer la situation dans le golfe d’Aden et à empêcher les brigands somaliens d’agir. Les militaires n’ont pour l’instant pas eu à tuer leurs adversaires et ont pu en capturer un grand nombre, les menant ainsi devant la justice.
Les cas de l’Afghanistan ou même du Kosovo qui reste dans une situation critique, sont selon la commissaire des exemples plus compliqués du fait de problèmes politiques. Pas vraiment de réponse pour ces questions qui restent en suspend derrière les réussites largement mises en avant de l’UE.
Photo : KFOR








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