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Le Parlement européen s’oppose au nucléaire militaire

Ecrit par Romain Mielcarek le 12 mar 2010 à 12:16 Un commentaire

Mercredi, les parlementaires européens ont adopté une série de positions sur les armes nucléaires. Les députés se sont ainsi clairement déclarés contre l’utilisation de cette technologie à des fins militaires en réclamant le retrait des têtes américaines du sol européen. Ce rejet s’adresse tant à l’OTAN, qu’aux pays membres armés, qu’aux autres États maîtrisant ce type d’engins.

Station radar au Groenland faisant partie du dispositif anti-missiles américain. Le bouclier qui devait être installé en Europe est rejetté par le Parlement.

L’Union européenne ne souhaite pas laisser les désaccords entre Moscou et Washington ralentir la lutte pour le désarmement nucléaire. Si la Russie et les États-Unis ne parviennent pas à reprendre l’effort entamé par l’accord START, Strasbourg veut relancer une dynamique en ce sens. Les résolutions adoptées par l’hémicycle sont un encouragement ferme envers ces deux pays de poursuivre la réduction du nombre d’armes nucléaires.

A l’intérieur de l’Union, les parlementaires souhaitent voir disparaître les armes de l’OTAN. Selon la Federation of American Scientist, les États-Unis disposent toujours de 240 têtes en Europe. Le Parlement aimerait voir les pays effectuant des transferts avec Washington stopper ces mouvements. Les pays membres maîtrisant cette technologie sont également invités à faire des efforts. Le Parlement souhaite que la recherche visant tant à l’amélioration des ogives qu’à celle des lanceurs soit mise en veille.

Dans la même idée que ce que prévoyait START, les Européens aimeraient qu’une véritable feuille de route soit mise en place afin de réduire massivement les armements toujours disponibles. La Russie et les États-Unis détiennent toujours à eux seuls près de 10 000 armes en service. Reste cependant à faire passer les bonnes résolutions du Parlement à une volonté du Conseil.

« L’Axe du Mal » toujours menaçant

L’Iran et la Corée du Nord sont toujours les deux menaces évoquées en terme d’armement militaire. La volonté de Mahmoud Ahmadinejad de doter son pays de l’arme nucléaire et les recherches de la Corée du Nord posent de sérieux problèmes à l’Europe. La crainte de les voir user de ce type d’attaques face à leurs voisins préoccupe les députés européens.

Ils continuent cependant de prôner la solution diplomatique. Adepte du soft power, le Parlement européen estime que l’Iran a le droit d’accéder au nucléaire civil. Ce serait le seul moyen de trouver « une solution globale » à cette crise. Il ne s’agit cependant que d’un axe d’action dans un conflit où l’ensemble du Moyen-Orient, les Etats-Unis et surtout Téhéran doivent intervenir de manière positive.

Même idée pour raisonner Pyongyang. Malgré les craintes que soulèvent les essais nucléaires effectués par la Corée du Nord en 2009, il est toujours question de régler le problème par la voix diplomatique, notamment en reprenant les discussions à six avec la Russie, la Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon.

D’autres menaces

Ces pays souvent perçus comme les grands ennemis du monde libre, selon l’image qu’à réussit à installer le Président Georges W. Bush, ne sont malgré tout pas les seuls montrés du doigt par le Parlement. L’Inde et le Pakistan, qui détiennent l’arme nucléaire, restent non signataires du Traité de Non Prolifération. Les tensions géopolitiques qui les opposent entre eux mais également avec leurs voisins, font de cette région un foyer de risque important.

Israël enfin est invité à chercher une politique positive en matière de désarmement. Cet État refuse catégoriquement de réduire son arsenal tant que ses voisins, en particulier l’Iran, resteront menaçants à son égard. Jérusalem ne veut pas abandonner cet armement tant que Téhéran n’acceptera pas d’abandonner ses efforts de son côté. Un effort iranien qui risque d’être difficile à mettre en place tant que l’État juif n’acceptera pas de faire un premier pas.

Un commentaire »

  • Frédéric a dit:

    C’est trés bien de vouloir un monde sans dissuasion, mais ses députés se rendent ils compte que c’est le garant pour éviter de nouveaux conflits entre pays industrialisé tant que l’on n’aura pas un  »Parlement mondial » ?

    Les tensions ne vont que s’accroitre dans les années qui viennent.

    Le  »Peak Oil » est sur nous, le baril va repasser au dessus des 100 dollars le baril suite à une consommation dépassant largement la production, c’est le DoD qui le dit.

    http://trends.rnews.be/fr/economie/actualite/politique-economique/le-pentagone-predit-un-choc-petrolier-imminent/article-1194717656904.htm

    «En 2012, les surplus de capacité de production de pétrole pourraient disparaître», indique le document militaire allant jusqu’à pronostiquer qu’«en 2015, le déficit de production pourrait être proche de 10 millions de barils par jour» soit 10 % de la production mondial

    Tout le monde à vélo pour  »sauver le monde » car sinon on verra vraiment des guerres pour l’or noir.

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