Mardi, les pays membres de l’Union africaine ont pris la décision de renforcer l’effort militaire en Somalie afin de rétablir la paix. Ce pays, livré au chaos, est une source de tension pour toute la région, non seulement à cause des combats qui s’y déroulent mais aussi à cause de la montée de l’islamisme qui s’y épanouit.
4000 hommes supplémentaires dont 2000 soldats de la paix. C’est ce qu’ont promis les différents membres mardi dernier au cours du 15ème sommet de l’UA. L’objectif est de porter un effort supplémentaire dans les opérations militaires qui se déroulent en Somalie, notamment dans la capitale, contre des groupes armés islamistes.
Les 2000 soldats viendront rejoindre les 6000 déjà présents au sein de l’Amisom (Mission de l’UA en Somalie). La « bataille de Mogadiscio » est devenu un enjeu clef des tensions dans ce pays. Le gouvernement provisoire est incapable de juguler la violence des groupes islamistes qui opèrent en profondeur dans la ville. Les soldats de l’UA peinent également à les contrôler. Des combats ont lieu presque tous les jours, causant de nombreuses victimes civiles.
Parmi les nouveaux participants, la Guinée et Djibouti devraient déployer des soldats. L’Ouganda devrait fournir le gros des renforts militaires. Ce pays était jusqu’à présent avec le Burundi le seul à faire un effort militaire en Somalie. Ces deux pays ont perdu chacun près d’une trentaine de soldats dans des combats contre le islamistes.
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L’un des rapports publiés par le site WikiLeaks évoque des combats le 20 mai 2006. Ce jour là, deux soldats français des forces spéciales ont été tués. Le document évoque la disparition de l’un d’entre eux.
Ce rapport est à prendre avec des pincettes, ceux qui ont pu lui succéder n’étant pas disponibles. Il soulève tout de même des questions puisqu’il fait référence à une bataille dans laquelle deux soldats français ont été déclarés morts au combat : l’adjudant Joël Gazeau et le caporal chef David Poulain, tous deux servant au 1er RPIMa et au sein de la task force Ares, le groupe des forces spéciales déployé en Afghanistan à l’époque.
Le document décrit la prise à parti d’un convoi de l’armée nationale afghane (ANA) qui liait la FOB Robinson depuis Kajaki Dam par des Talibans. Ces Afghans sont accompagnés par des mentors français, à priori du 1er RPIMa donc. A 1h50, des tirs d’armes légères et de RPG visent les militaires qui pensent à ce moment là être encerclés par une centaine d’insurgés. Très rapidement, 5 véhicules de l’ANA sont en flammes. Le convoi est alors divisé en quatre.
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Une unité de l’ombre, autonome et chargée d’éliminer les chefs Talibans. Officiellement rien de tel en Afghanistan, pourtant les documents révélés par WikiLeaks font référence à un tel commando, à ses résultats pas toujours très bons et à ses méthodes … pas toujours très conventionnelles.
« Kill and Capture. » Une politique à priori mise de côté en Afghanistan selon les discours officiels. L’élimination d’individus ciblés permettrait pourtant de gagner un peu de temps dans le marathon de la reconstruction afghane. Depuis 2004, plus de 300 individus auraient été capturés ou tués jusqu’en 2009.
C’est à ces fins qu’une unité très spéciale, baptisée « Task Force 373″, a été montée. Sa mission est simple : à partir d’une liste de chefs talibans, capturer ou assassiner des individus difficilement remplaçables dans la hiérarchie insurgée.
Pour atteindre cet objectif, ce commando bénéficie des moyens habituels des forces spéciales : armes, équipements et véhicules derniers cri. Mais il profite surtout d’une certaine liberté d’action bien loin des caevas (conditions d’engagement) du commun des soldats. Pas de comptes à rendre à l’OTAN mais uniquement à Washington. Et surtout, pas de comptes à rendre à la justice.
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L’Elysée a annoncé aujourd’hui la fin tragique de l’enlèvement de Michel Germaneau. Les mots de Nicolas Sarkozy promettent cependant des conséquences pour les islamistes.
La mort de Michel Germaneau a été officialisée aujourd’hui. Son exécution, déjà annoncée depuis deux jours par Al-Qaeda pour le Maghreb islamique (AQMI), n’a cependant pas été confirmée. La date ou encore les circonstances de son décés demeurent inconnus et au vu de l’absence de preuves de vie et les problèmes cardiaques de l’otage, il est très possible qu’il ait succombé plus tôt aux conditions de détention qui lui ont été imposées.
La présidence en a profité pour dévoiler les conditions de l’opération de jeudi dernier. Si l’armée mauritanienne a bien pris les devants pour contrer une attaque qu’AQMI préparait depuis le Mali, les forces françaises auraient bien cherché à récupérer l’otage. Pas plus de détails sur le rôle qu’ils ont pu jouer dans les combats mais bien une concentration de soldats français sur ce camp où Michel Germaneau aurait pu être détenu. Les autorités françaises n’avaient alors aucunes espérances quand à un réglement par la négociation de cette affaire.
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La France est une référence mondiale en matière de diplomatie avec le deuxième réseau le plus étendu après celui des États-Unis. Mais cette vaste toile cache de nombreux secrets peu avouables, sans parler de multiples failles sécuritaires. Des problèmes qui ne sont pas près de s’améliorer tant les budgets se resserrent d’année en année.
Le ministère des Affaires étrangères est une institution française fascinante. L’armée de diplomates en poste dans les 158 ambassades, les 97 postes consulaires et les 17 missions multilatérales jouent un rôle clef dans la stratégie internationale française. Leur domaine d’action est vaste : manifestations et échanges culturels, protection des ressortissants français en cas de crise, accueil des élus et personnalités et veille permanente sur la situation politique, sociale et économique du pays hôte.
Qui sont ces représentants de la France à l’étranger ? Franck Renaud, journaliste en Asie depuis une dizaine d’années, lève une partie du voile en décrivant les filières de formation et de recrutement. Il décrit surtout la manière dont les postes sont attribués. Une partie tout du moins. Les ressources humaines du Quai d’Orsay sont en effet particulièrement complexes et soumises à de nombreuses pressions.
Le volet qui intéressera le plus les lecteurs d’ActuDéfense est certainement celui dédié aux questions de sécurité et de renseignement. Les ambassades sont un lieu de passage forcé pour les agents des différents services de renseignement français. L’auteur fait le point sur des règles de sécurité qui ne sont pas toujours au niveau, parfois faute de budgets, parfois faute de prudence. Il décrit de nombreux cas inquiétants quand aux pratiques de notre diplomatie. En Chine en particulier où l’ambassade de Pékin apparaît comme l’une des moins bien protégées et où des individus, disons suspects, opèrent en toute impunité.
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Les manœuvres militaires et diplomatiques des États-Unis et de la Corée du Sud ont déjà entraîné une réponse de la Corée du Nord. Pyongyang menace de faire usage de la force pour se défendre contre ce qu’elle considère comme une provocation de la part des deux alliés.
Pyongyang prévient : « il y aura une réponse physique aux mesures imposées par les États-Unis » et « l’armée et le peuple de République démocratique populaire de Corée lanceront une guerre sacrée de représailles, à leur façon et au moment nécessaire, en s’appuyant sur la dissuasion nucléaire ». Le message est plutôt clair.
Reste que la Corée du Nord ne dispose pas des moyens pour lancer une vaste opération militaire contre les États-Unis. Ni même contre la Corée du Sud tant que Washington lui assurera son soutien. Impossible donc que Pyongyang ne puisse faire quoi que ce soit contre la présence annoncée d’une immense flotte américano-coréenne dés dimanche dans la région.
Impossible peu être pas tout à fait. Car les mots qui comptent dans cette annonce sont certainement « à leur façon et au moment nécessaire ». Il ne faut pas oublier que la Corée du Nord, si elle se repose fortement sur des moyens militaires industriels, possède également les ingrédients pour mener des combats asymétriques : armes biologiques, explosifs en partie nucléarisés et combattants endoctrinés prêts à se sacrifier.
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Michel Germaneau est en train de faire la Une des différents médias. Une opération anti-terroristes a été menée par l’armée mauritanienne hier. Si la presse espagnole assure que les forces spéciales françaises étaient impliquées, information démentie par les autorités. L’otage est plus en danger que jamais.
Plusieurs terroristes, six selon la presse espagnole, ont été tués au cours de l’attaque qui a eu lieu hier. Le raid aurait été mené par l’armée mauritanienne avec l’appui du Mali sur des bases de renseignement américain et un soutien des forces spéciales françaises. Le quotidien El Pais affirme même que c’est Paris qui a pris l’initiative de cette opération. Pas de trace de Michel Germaneau.
Côté français, les ministères des Affaires étrangères et de la Défense nient une intervention des forces spéciales. L’action française s’est limitée à un « soutien logistique » selon un communiqué de presse.
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L’Iran est évoqué par les pays membres de l’OTAN comme une menace sérieuse. La communauté internationale surveille avec inquiétude l’évolution de ses capacités militaires, notamment nucléaires. Mais ce sont surtout les pays du Golfe, proches et vulnérables représentent des cibles de choix pour un Iran nucléaire.
Que pourrait faire Téhéran d’une capacité militaire nucléaire ? Les « ennemis » du régime en place sont souvent montrés du doigt par le gouvernement Ahmadinejad qui n’hésite jamais à dénoncer les actions d’Israël ou des Etats-Unis et par extension les alliés européens.
En France, l’Iran est considéré comme une menace sérieuse dans le Livre blanc pour la défense et la sécurité nationale. Pas une menace à court terme mais une menace à long terme si la politique nationale continue dans la même direction et que les personnes au pouvoir continuent de pousser une capacité nucléaire militaire.
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La Corée du Nord continue de nier sa responsabilité dans le naufrage du Cheonan, le navire sud-coréen coulé le 26 mars dernier causant la mort de 46 marins. Washington et Séoul viennent d’annoncer la mise en place d’un exercice important en mer du Japon puis en mer Jaune. Un avertissement pour Pyongyang et un signe fort pour Pékin.
Le premier exercice commencera dimanche d’après les communiqués de presse des États-Unis et de la Corée du Sud. Il devrait impliquer pendant quatre jour quelques 8000 soldats de ces deux pays. Une vingtaine de navires et sous-marins seront déployés avec à leur bord 200 avions.
L’armée américaine devrait montrer sa ferme intention de ne pas laisser la Corée du Nord dicter sa loi dans la région puisqu’elle va engager l’un de ses principaux porte-avions, l’USS George Washington et déployer des F-22 Raptor, dernier né de l’Air Force.
Cette manœuvre est une réponse directe à la destruction du Cheonan en mars dernier. Les Etats-Unis et la Corée du Sud estiment en se basant sur les résultats d’enquêtes internationales que c’est bien une attaque d’un sous-marin nord-coréen qui a coulé le navire et tué 46 membres d’équipage. L’amiral Robert Willard, commandant des forces armées américaines dans la zone pacifique, a déclaré à la presse à Séoul que l’objectif était « de dissuader la Corée du Nord de commettre de futures provocations » et que « ces exercices constituent un message fort ».
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Le Washington Post publie aujourd’hui la première partie d’une longue enquête sur le renseignement américain et son évolution depuis le 11 septembre 2001. Le verdict du grand quotidien est sans appel : des efforts colossaux sont dépensés dans tous les sens et le renseignement est devenu une vaste nébuleuse dont les contours sont impossibles à discerner.
1271 agences gouvernementales. 1931 compagnies privées. Le tout sur quelques 10 000 sites répartis sur le sol américain. 854 000 personnes impliquées (agents fédéraux, fonctionnaires, contractants privés, chargés de mission …). Ces chiffres aberrants sont ceux du renseignement américain. La vingtaine de journalistes du Washington Post qui travaille sur le sujet depuis maintenant deux ans est arrivée à ces conclusions pour le moins impressionnantes.
Des chiffres qu’il faut pondérer puisque les enquêteurs ne cessent de répéter dans leur document qu’il est devenu impossible de savoir qui est qui et qui fait quoi. Dans le cadre de la guerre contre le terrorisme décrétée par George W. Bush en 2001, le renseignement est devenu une priorité. Une priorité dont les efforts se sont largement dispersés. Autre exemple assez équivoque, celui de la surveillance des mouvements de fonds des groupes terroristes : quelques 33 agences s’y consacrent, basées dans une quinzaine de villes américaines. Autant de personnes qui ne travaillent pas ensemble et n’échangent pas les informations qu’elles peuvent détenir.
Cette colossale puissance de travail produit un résultat : environ 50 000 rapports par an. Des documents qu’il est impossible de traiter efficacement. C’est l’éternel problème de l’information. La récolter est une bonne chose, encore faut-il pouvoir la traiter pour que cela ait un intérêt.
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Le storytelling, technique de communication redécouverte sous les années Bush, est appliquée dans bien des domaines, depuis la politique jusqu’au marketing en passant par la justification des guerres. Cette pratique qui se généralise trouve des applications intéressantes dans le cadre des conflits et des pratiques militaires.
Cette semaine on s’éloigne un peu des ouvrages purement militaires pour se pencher sur ce petit livre consacré au storytelling. Si cet essai commence sur des notions assez générales, plusieurs chapitres se penchent sur des passages cruciaux de l’histoire récente des États-Unis : les années Bush et les guerres en Irak et en Afghanistan.
Le storytelling est une technique de communication qui repose sur les histoires. Des récits véridiques mais pas toujours, qui mettent en avant des personnages pour justifier des politiques ou des positions stratégiques. Rien de nouveau finalement, les groupes politiques et les armées ont toujours mis en avant des héros représentatifs visant à motiver troupes et arrières. La nouveauté, si l’on peut parler de nouveauté, c’est la généralisation de ces usages de manière de plus en plus imaginée.
Ainsi, George W. Bush s’est beaucoup reposé sur les récits d’individus dans les attentats du World Trade Center pour lancer l’Amérique dans une guerre contre le mal, contre l’ennemi : Oussama ben Laden. Au fil des pages, l’auteur, Christian Salmon, décrypte en détail la stratégie politique de l’ancien Président et de ses conseillers, hérités de ses prédécesseurs Nickson ou Clinton. Des outils de lectures particulièrement intéressant pour analyser les discours de l’actuel chef d’État, Barack Obama.
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Le 15 juillet, Hervé Morin déclarait à la presse qu’il attendait « tranquillement et sereinement » des nouvelles du contrat brésilien d’ici la fin du mois. L’avenir de cette vente reste cependant délicat, les avis au Brésil restant partagés entre les trois appareils mis en concurrence.
C’est l’avis final de Nelson Jobim, le ministre de la Défense brésilien, qui continue de se faire attendre depuis plusieurs mois. Il doit en effet remettre son rapport d’évaluation technique, largement basé sur l’étude réalisée par la Force aérienne brésilienne. Pourtant, depuis plusieurs mois, ces conclusions se font attendre.
Le ministre de la Défense français, Hervé Morin, explique lui que la réponse devrait tomber d’ici la fin du mois. Il se montre « tranquille et serein ». C’est effectivement le discours officiel puisque les présidents Sarkozy et Lula s’étaient largement rapprochés en 2009. Le chef d’État brésilien avait été jusqu’à annoncé sa propre préférence pour le chasseur français.
Le vrai problème, c’est que le Rafale est un avion de bonne qualité mais plus cher que ses concurrents, le F/A-18 américain du groupe Boeing et le Grippen suédois de Saab. Or le contrat, qui porte sur 36 appareils dont une trentaine construits sur le sol brésilien, est un gros engagement que le président Lula ne peut pas prendre à la légère à quelques mois des élections le 3 octobre. Cet investissement sera en effet assumé par son successeur, qu’il soit un opposant ou un héritier.
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L’ancienne otage des FARC Ingrid Betancourt réclamait la semaine dernière un dédommagement de plus de 6 millions d’euros au gouvernement colombien. Face au taulé médiatique que cette annonce a entraîné, elle s’est finalement rétractée.
Dimanche soir, Ingrid Betancourt a finalement renoncé à la télévision à sa plainte contre le gouvernement colombien. En larmes, elle a défendu vouloir se retourner contre les militaires qui l’ont libéré mais faire un geste symbolique pour tous les otages.
Ce symbole, elle l’avait chiffré le vendredi précédent à quelques 6,5 millions d’euros. Une somme sensée réparer les souffrances psychologiques subies par l’ancienne otage et ses proches.
Les Colombiens ont très mal pris cette annonce, se sentant trahis. Dans la presse, les commentateurs ont estimé qu’Ingrid Betancourt signifiait ainsi son départ de la vie politique colombienne. Le mot « honteux », affiché à la Une de l’hebdomadaire Samana, traduisait bien le ressenti global.
Ingrid Betancourt estime dans sa requête à la justice, obtenue par Radio Caracol, que les militaires et le gouvernement ne lui avaient pas fait savoir que la route empruntée le jour de son enlèvement était dangereuse. Cela a toujours été démenti par les fonctionnaires qui s’étaient à plusieurs reprises étonnés de sa volonté de pénétrer dans ce secteur malgré les risques. (Lire la suite…)
Un rapport vient d’être publié sur l’attaque catastrophique de la marine israélienne contre le navire Mavi Marmara qui a coûté la vie à neuf militants d’origine turque. Ce document dénonce un manque de communication et de préparation de la part des militaires.
La marine, l’armée de terre et les services de renseignement n’auraient pas échangé leurs informations sur la flotille qui a voulu forcer le blocus de Gaza le 31 mai dernier. Résultat, une opération hasardeuse qui a mis les commandos marine dans une situation déséspérée, les amenant à ouvrir le feu.
Le rapport du général à la retraite Giora Eiland, chargé de l’enquête, est repris par toute la presse israélienne. Il dénonce de multiples défaillances du commandement qui ont mis les soldats mais aussi les militants en danger. Le ministère de la Défense a reconnu ces erreurs.
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La bataille de Falloujah a eu lieu il y a maintenant six ans. Cette violente attaque de la ville éponyme en Irak par les armées irakienne et américaine a marqué l’histoire de cette guerre par sa violence. Ce livre est le récit d’un sous-officier qui a participé aux combats.
Le sergent David Bellavia a dirigé un groupe de combat d’infanterie blindée de la 1st Infantry Division au coeur de la bataille de Falloujah en novembre 2004. 95 soldats américains et 11 irakiens ont été tués au cours des 23 jours de combat. La ville désertée et fortifiée par les insurgés avait été désertée par la population, prévenue par l’armée américaine.
Ce témoignage porte essentiellement sur les premières nuits et les premiers jours de l’invasion. Il pourrait se résumer en un mot : violence. Les difficultés auxquelles sont confrontées les soldats dans ce type d’opération semblent évidentes pourtant, ce livre décrit l’inimaginable de l’homme soldat devenu bête affamée.
L’auteur, s’il insiste beaucoup sur des scènes qui n’apportent rien de plus que des couches successives d’horreur, raconte avec franchise tout ce qu’il a fait et vu sur place, même l’inavouable.
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