Dans la palette des expériences de soins contre le choc post-traumatique, Washington propose un jeu vidéo issu de l’univers virtuel Second Life. T2 Virtual PTSD Experience offre la possibilité aux soldats de mieux comprendre les symptômes liés à ce type de blessures. Un outil sensé rassurer les vétérans craignant toujours de consulter.

Un attentat virtuel pour rappeler la violence des situations auxquelles peuvent être confrontés les soldats.
Les conséquences de séjours dans les régions les plus exposées commencent à être connues du grand public. Aux Etats-Unis, les vétérans d’Irak et d’Afghanistan victimes de désordres post-traumatiques (PTSD) sont de plus en plus nombreux. Les psychiatres militaires continuent de chercher des moyens d’accompagner les soldats dans le retour à la vie civile et de les aider à vider leurs esprits des cycles routiniers de violence et de défiance. L’un des derniers outils en date proposés aux boys est une adaptation de l’univers virtuel Second Life.
Ce jeu de simulation d’un monde en ligne destiné au grand public est ici décliné dans une version PTSD. Dans T2 Virtual PTSD Experience, les utilisateurs sont confrontés à trois étapes différentes et complémentaires. Dans la première, ils retrouvent une situation courante sur les théâtres d’opération : ils sont témoins d’un attentat suicide. Ensuite, de retour à la vie civile, ici représentée par un centre-commercial, ils affrontent les images quotidiennes et les peurs auxquelles un soldat revenu de mission peut avoir à faire. Finalement, dans une partie plus pédagogique, les visiteurs peuvent se familiariser avec des exercices de relaxations simples.
Greg Reger, l’administrateur du Centre national de soins à distance et de technologie (organisme public dépendant du Pentagone), constate que « de nombreux soldats n’accèdent pas aux soins dont ils ont besoin ». Il espère que l’univers virtuel, notamment grâce à l’anonymat, permettra de guider un certain nombre de soldats à faire les premiers pas vers une démarche curative. L’armée américaine multiplie les démarches dans ce sens, parmi lesquelles on peut déjà trouver des applications pour smartphones et des sites pédagogiques. (Lire la suite…)
Entre propagande et réalité, des femmes prennent les armes pour le régime de Mouammar Kadhafi. Exhibées à la télévision, depuis les petites filles jusqu’aux grand-mères, des Libyennes crient leur soutien au Guide. Sur le terrain, ce sont pourtant quelques guerrières aguerries que retrouvent les rebelles, constatant souvent sur leurs papiers qu’elles viennent de pays étrangers.
Depuis le mois de juin, la télévision officielle libyenne diffuse des images de femmes armées. Parmi les autres éléments de propagande, elles doivent rappeler à la population que le peuple reste fidèle au « Guide Suprême ». Elles seraient plusieurs centaines à avoir pris les armes au sein des forces fidèles au régime. A l’écran, elles apparaissent armées de kalachnikovs, tirant dans le désert. Les gestes maladroits et le bus chargé de les déposer sur leur site d’entraînement, perdu dans le désert, montrent l’ampleur de la mise en scène.
Même si un porte-parole du gouvernement de Tripoli estimait récemment que « chaque femme libyenne est une machine à tuer », ces femmes ont un rôle plus stratégique que tactique. Leur présence sur le terrain ne devrait pas changer grand chose à la situation. Formées rapidement, elles auraient du mal à remporter des victoires décisives. Mais la vision de ces visages de mères, de femmes et de filles, déterminées, sur les écrans, peut toucher les coeurs et les esprits des Libyens.
Al Jazira rapportait pourtant à la mi juillet que des corps de femmes avaient été retrouvé parmi les combattantes. Il ne s’agirait pourtant pas des simples citoyennes exposées sur le petit écran mais de guerrières formées et aguerries. Parmi les mortes, un certain nombre de tireurs de précision, spécialité dans laquelle excelle la gente féminine, originaires parfois de pays étrangers comme la Colombie ou le Nigéria. Autre source d’approvisionnement en ressources humaines, l’armée loyaliste aurait pioché dans les prisons pour femmes. (Lire la suite…)
Deux soldats français ont été tué dimanche matin dans la vallée de Tagab. Au cours d’un désengagement, suite à une mission de fouille, le caporal Kisan Bahadur Thapa et le 1ère classe Gerhardus Jansen, légionnaires au 2ème REP, sont abattus par des insurgés.
Deux légionnaires du 2ème Régiment étranger parachutiste de Calvi ont été tué aujourd’hui dans la vallée de Tagab. Les hommes appartenaient à une section du battlegroup quinze deux qui venait de participer à une opération de fouilles aux côtés de l’armée afghane dans les alentours du village de Nawrozkhel. Vers 9h30, ils sont pris à parti par des insurgés qui tuent deux soldats français et en blessent cinq autres. Les assaillants ont enregistré des pertes, blessés et morts, sans que l’Etat-major des Armées ne précise leur nombre.
Le caporal Kisan Bahadur Thapa était arrivé en juillet dernier. Agé de 30 ans, il servait dans la légion depuis 2008. Il participait déjà à son deuxième mandat en Afghanistan après y avoir déjà opéré en 2010. Le 1ère classe Gerhardus Jansen s’étaient engagé la même année, quelques mois plus tard. A 24 ans, ce tireur antichar effectuait lui aussi son second mandat afghan.
La France a perdu 72 soldats en Afghanistan depuis 2001. Dans la vallée de Tagab, elle opère actuellement un désengagement progressif au profit des forces de sécurité afghanes malgré une intensité des combats toujours aussi élevée. Un peu plus haut, dans la vallée d’Alasay, les Français fournissent d’intenses efforts pour occuper le terrain et empêcher les insurgés de stabiliser leur présence.
Des insurgés auraient réussit à intercepter un hélicoptère de l’armée américaine en Afghanistan samedi. L’appareil transportait un détachement des forces spéciales américaines et afghanes de retour de mission. 38 morts dans l’incident le plus meurtrier depuis le début des opérations.
38 personnes ont trouvé la mort très tôt samedi dans le crash d’un CH-47 Chinook. L’hélicoptère transportait 30 soldats majoritairement issus des forces spéciales américaines et 7 commandos afghans accompagnés d’un interprète dans la province du Wardak. Une perte lourde pour l’armée américaine qui voit tomber 22 membres des Navy Seals, qui pourraient appartenir à la Team 6, l’unité responsable de l’élimination d’Oussama ben Laden. Aucun des tués n’aurait cependant été impliqué dans cette fameuse opération selon un officier américain.
Les officiels refusent de commenter les causes de la catastrophe et continuent de localiser les différents débris à l’heure actuelle. Les talibans revendiquent cependant la pérennité du crash qu’ils assurent avoir abattu d’un tir de lance-roquettes. Des anciens du village de Tangi ont déclaré avoir vu des insurgés ouvrir le feu sur l’hélicoptère qui revenait d’une mission au cours de laquelle huit combattants afghans auraient été tués. Une version que l’armée ne dément pas.
C’est l’incident le plus meurtrier depuis le début du déploiement de la coalition, toutes causes confondues. La catastrophe a été regrettée par le commandement américain de l’ISAF qui a salué de « véritables héros » dont le « sacrifice ne serait pas oublié » ainsi que par les présidences afghane et américaine. (Lire la suite…)
L’armée française est toujours engagée au Kosovo. Même si l’effectif est réduit et la mission relativement calme, l’actualité de ces dernières semaines a prouvé que cette région reste sujette à risques. Retour en images sur une série de reportages aux côtés des soldats tricolores déployés dans ce pays au printemps 2010.
La situation est approximativement la même. Comme en avril 2010, les postes frontières entre la Serbie et le Kosovo ont été le lieu de fortes tensions ces derniers jours. Les habitants serbes du pays continuent de rejeter l’autorité de Pristina et revendiquent les mêmes droits que n’importe quel citoyen dépendant de Belgrade. Si la police kosovarde doit assurer seule la sécurité de la population, les policiers européens de l’Eulex et les soldats de la Kfor sont toujours présents en renforts.
En avril 2010, trois régiments français constituaient le gros des troupes sur place : le 8ème RPIMa, le 1er RH et le 17ème RG. Incomparable avec l’intensité guerrière quotidienne de l’Afghanistan, le Kosovo réclame d’autres formes d’efforts : patience et compréhension sont requis pour aller au contact de la population au quotidien.
Retrouvez en photo quelques réalités quotidiennes des soldats français au Kosovo en avril 2010. (Lire la suite…)
La KFOR, lancée dans un processus de désengagement au Kosovo, devrait recevoir prochainement des renforts. La situation s’est envenimée depuis le 20 juillet et la décision de Pristina d’adopter un embargo sur les produits d’origine serbe. Les habitants serbes du nord du pays multiplient les barrages et les attaques sur les installations de la police depuis.
Des renforts vont être déployés au Kosovo. C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui Carmen Romero, la porte-parole de l’OTAN à Bruxelles. Sans vouloir préciser d’effectif, il devrait s’agir d’un bataillon d’environ 700 hommes en provenance d’Allemagne. Ils renforceront les 6000 soldats de la KFOR toujours présents dans le pays.
Les tensions ont repris dans le nord du Kosovo, le long de la frontière avec la République de Serbie. Pristina a décidé de répondre au blocus sur les produits kosovars en bloquant à son tour les produits serbes. Une décision qui a suscité la colère des habitants serbes du petit pays qui ont commencé à occuper plusieurs postes frontières. Lors de l’une de ces manifestation, un policier kosovar a été tué la semaine dernière. Un groupe de 200 personnes avait ensuite incendié le poste frontière.
La police kosovarde doit normalement gérer la sécurité dans l’ensemble du pays. Elle est accompagnée sur le terrain par des policiers et des gendarmes de l’opération européenne Eulex qui ont pour mission de les conseiller au quotidien. L’armée, à savoir les forces de la KFOR, n’est déployée qu’en troisième volet, si la police perd tout contrôle de la situation. Elle s’est dédié depuis quelques années à des missions de contrôle de foules et de maintien de l’ordre afin d’éviter que les mouvements de colère ne dégénèrent en conflits ouverts. (Lire la suite…)
Tous les amoureux du jeu de guerre Call of Duty vont pouvoir se réunir pour une convention unique à Los Angeles les 2 et 3 septembre prochains. Les billets, vendus une petite fortune, doivent permettre de soutenir l’emploi des vétérans dans le civil. Quand guerre réelle et virtuelle se dépannent mutuellement.
150 $ le billet d’entrée. Mais quand on aime, on ne compte pas. Les amoureux de la licence Call of Duty (8 titres différents depuis 2003 et un neuvième à paraître cet automne), best-seller des ventes de jeux-vidéos depuis des années, vont pouvoir se réunir les 2 et 3 septembre à Los Angeles pour la « Call of Duty experience« . Une convention comme on en trouve pour de nombreux autres titres vidéo-ludiques et qui devrait proposer tous les grands classiques : déguisements paramilitaires du meilleur goût pour imiter les héros du jeu et tournoi en ligne sur le futur hit à venir, Modern Warfare 3.
Petite spécificité, Activision, l’éditeur de Call of Duty, a promis de reverser les bénéfices tirés de cette convention à une ONG dédiée aux vétérans des forces armées américaines. L’association Call of Duty Endowment a été fondée en octobre 2009 par le géant du jeu-vidéo Activision Blizzard, propriétaire de nombreuses licences à succès (Guitar Heroes, World of Warcraft, Call of Duty, Transformers …). Objectif de l’organisation : permettre aux personnels quittant l’armée de retrouver un emploi.
Dans une vidéo de présentation, Call of Duty Endowment souligne les difficultés rencontrées notamment par les jeunes vétérans pour trouver du travail. Le marché de l’emploi américain étant toujours sinistré, les anciens engagés sont souvent obligés d’accepter des paies peu élevées, surtout si on les compare à leur niveau de salaire au sein des forces armées. Les campagnes de dons de cette ong aurait permis de récolter plusieurs dizaines de milliers de dollars et de trouver plusieurs centaines d’emplois à d’anciens soldats. Après le jeu vidéo au secours du recrutement, Washington invente le jeu vidéo au secours de la démobilisation. (Lire la suite…)
Pour préparer ses attaques, Anders Behring Breivik s’est surtout fournit sur internet, via le site eBay. Là, en toute légalité et en toute sécurité, il a pu se procurer les produits chimiques nécessaires à la conception de ses bombes ainsi que toute une gamme d’accessoires pour ses armes à feu. Des armes qu’il a acheté en suivant les canaux légaux norvégiens.

Une arme pour tirer en club et toute une panoplie trouvée sur eBay, pas besoin de plus pour devenir un tueur.
C’est vieux comme le monde : fabriquer une bombe ne demande pas beaucoup plus que quelques composants faciles à trouver dans le commerce et des connaissances en chimie relativement basiques. Nombreux sont les sites et ouvrages de toutes origines, anarchistes, islamistes et même parfois grand public à détailler le processus de fabrication et les ingrédients d’une flopée d’explosifs.
Anders Behring Breivik, l’auteur de l’attentat d’Oslo et de la tuerie d’Utoya, la semaine dernière en Norvège, a tué 77 personnes en se fournissant en équipements de guerre. La majorité des composants utilisés pour ses bombes ainsi que certains accessoires de ses armes à feu ont été directement achetés sur eBay et fournis par d’honnêtes citoyens. Le Telegraph évoque ainsi une commande de 500 grammes de souffre passée à un britannique de la banlieue londonienne. Un ingrédient utilisé en horticulture mais aussi dans la confection de bombes.
Les services de renseignement savent pertinemment à quel point il est simple de fabriquer des bombes. Les djihadistes sont formés à ces techniques dans les camps afghans et pakistannais depuis des années. Les milliers de transactions effectuées par Anders Behring Breivik montrent encore une fois que la patience et la répartition des achats sur de nombreuses origines géographiques permettent de se fournir en quantité. La police norvégienne aurait pourtant été avertie il y a de cela 4 mois par une compagnie polonaise suite à une vente de produits fertilisants. Rien d’étonnant pour un Norvégien propriétaire d’une ferme biologique. (Lire la suite…)
Islamabad, son armée et ses services de renseignements, l’ISI, jouent un jeu complexe dans le sud de l’Asie. Le double jeu pakistanais vis à vis des Etats-Unis est connu et officiel depuis la publication de documents par Wikileaks. Le Pakistan continue pourtant d’avancer ses pions en Afghanistan où il manoeuvre à coups de missiles et de pressions militaires pour s’assurer le contrôle de Kaboul.
Kaboul libérée par l’Occident, pour ne pas dire les Etats-Unis, c’est la présence d’un adversaire potentiel sur son autre flanc. Dans sa phobie de New Delhi, le Pakistan sait que l’Inde cherche à placer des pions en Afghanistan. Les deux ennemis jurés se livrent un bras de fer d’influence dans ce pays en proie à toutes les violences. Problème de taille, le Pakistan est l’un des verrous indispensables à la paix régionale.
Les Etats-Unis ont compris depuis 2001 que les régions tribales du nord ouest pakistanais, dominées par des tribus pachtounes favorables aux talibans, représentent un sanctuaire à neutraliser. Si Islamabad a consenti quelques efforts d’apparence, Washington a été forcé de recourir à des drones et des commandos au sol pour rechercher et neutraliser les chefs insurgés afghans réfugiés de l’autre côté de la frontière. Des opérations systématiquement dénoncées par le Pakistan qui y voit une violation de son territoire et de sa suprématie.
Islamabad répond au feu par le feu depuis le début de l’année. Des tirs de missiles, officiellement liés à des opérations « internes » et tombés « accidentellement » de l’autre côté de la frontière se sont multipliés depuis le mois de juin. Le président afghan Hamid Karzaï dénonçait le 26 juin pas moins de 470 tirs sur l’est du pays, sur Kunar, Khost, Paktia et Nangarhar. (Lire la suite…)
Le collectif de pirates Anonymous répond aux avertissements de l’OTAN par un vol de données. Des informations qui pourraient être en partie publiées dans les prochains jours et qui annonce le début de nombreux échanges de coups virtuels.
« Salut l’OTAN. Nous avons vos délicieuses données. Vous vous demandez comment ? Pas d’inquiétude, c’est votre tour. Vous appelez ça la guerre ? Nous rions devant vos navires de combat. » La provocation pourrait paraître infantile. Ce court message posté cette après-midi sur tweeter par le collectif Anonymous suit une série d’annonces : le groupe de hackers aurait réussit à franchir les barrières de sécurité de l’OTAN et à voler des données classées.
Les pirates disent détenir un gigaoctet de documents secrets. Pour preuve, ils ont publié un rapport de 2007 traitant de l’externalisation de réaction de crise dans la région des Balkans. Son contenu paraît dénué d’intérêt mais adresse un message clair à l’alliance militaire. Anonymous promet de publier dans les jours qui viennent une partie des informations qu’ils se sont procurés, expliquant qu’une diffusion globale « serait irresponsable ».
Début juin, l’OTAN se disait prête à poursuivre les pirates menaçant ses services. Dans un rapport publié à la même époque, Anonymous était évoqué comme un « groupe de hackers et d’activistes se disant composé de milliers de personne, sans règles ni adhésion ». L’OTAN expliquait alors que plus les attaques persisteraient, plus des contre-mesures seraient mises en place afin d’infiltrer et d’interpeller les auteurs. Plusieurs dizaines de personnes suspectées d’appartenir au collectif ont été arrêtés au cours des derniers mois mais il ne s’agirait que de membres secondaires. (Lire la suite…)
Mais pour qui ou pour quoi meurent les soldats français en Afghanistan ? Pour la liberté ? Pour rien ? Pour les valeurs fondamentales de la République ? Pour les Droits de l’Homme et de la Femme ? « Pour la France » assure le contre-amiral Christophe Prazuck. Le patron des fusiliers et commandos de marine rejette le débat sur le sujet, estimant que la politique et le sacrifice n’ont rien à voir.
C’est dans une tribune du journal Le Monde que l’officier s’exprime. La raison du sacrifice de 70 jeunes français, dont 7 rien que la semaine dernière, n’est ni un sujet de débat, ni liée à la politique. Il s’agit du coeur de l’engagement du militaire : la patrie, la France. « La valeur de son sacrifice n’est pas liée aux objectifs politiques poursuivis », estime le contre-amiral Christophe Prazuck.
L’incompréhension générale des motivations qui peuvent pousser un homme comme le second-maître Benjamin Bourdet, 20 ans, membre du commando Joubert, à risquer sa vie en Afghanistan prouve le décalage entre l’opinion publique et le rôle de ses armées. Car si le commandant des fusiliers marins et des commandos appelle ses concitoyens à honorer « le sacrifice de ses(mes) camarades pour ce qu’il est et ne le jugent pas pour les fins qu’il sert », les pertes humaines restent ce qui touche le plus les Français. La mort a un sens politique, plus facile à percevoir que les complexes enjeux politiques de l’engagement en Afghanistan.
A lire sur Le Monde :
L’armée, la démocratie et le sacrifice d’un soldat.
Trois avions civils allemands et roumain ont eu la malchance de pouvoir tester le dispositif Baltic 2011, en Europe de l’Est. Un Mirage 2000 de l’Armée de l’air française a intercepté les appareils en provenance de Pologne et les a amené à se poser en Lettonie. Un simple oubli de plan de vol qui n’aura pas conduit à beaucoup plus de tracas.
C’est un Mirage 2000 RDI qui a intercepté les trois avions civils non identifiés pénétrant le territoire aérien des Etats baltes le 12 juillet dernier, nous apprend le site du ministère de la Défense. Plus de peur que de mal puisque les pilotes avaient oublié de déposer des plans de vol, formalité indispensable au franchissement des frontières. Les trois appareils en provenance de Pologne, immatriculés pour deux d’entre eux en Allemagne et en Roumanie pour le dernier, ont donc du suivre le chasseur français jusqu’à l’aérodrome militaire d’Adazi, en Lettonie.
Le ministre de la Défense letton, Artis Pabriks, voit dans cet incident une preuve que le dispositif de police aérienne de l’OTAN fonctionne. Le détachement tricolore a pris position sur ce mandat le 28 avril dernier. Ses 105 personnels sont déployés sur la base aérienne de Siauliai, en Lituanie. Pendant 4 mois, ils se tiennent prêts à intercepter toute menace dans l’espace aérien des trois pays baltes. Les pays volontaires membres de l’OTAN se relaient sur cette mission, la France effectuant son troisième mandat depuis 2007.
Le 30 mai 2011, 2 Mirages 2000 RDI avaient déjà intercepté un Beriev-50 (un avion ressemblant à un AWACS) escorté par deux chasseurs Sukhoi-27 Flanker. Si l’énorme avion radar russe avait eu l’autorisation de survol du territoire balte afin de rejoindre l’enclave de Kaliningrad, les deux chasseurs n’étaient pas prévus. Les trois aéronefs ont du repartir, sous escorte des chasseurs de l’OTAN. (Lire la suite…)
Alors que Nicolas Sarkozy présidera une cérémonie en la mémoire des sept soldats tués la semaine dernière en Afghanistan, des citoyens tentent de mobiliser. Un regroupement est proposé sur le pont Alexandre III, à Paris, pour saluer le passage des corps.
Le convoi funèbre des sept tués en Afghanistan (un dans un accident mardi, cinq dans un attentat mercredi et un dans des combats jeudi) sera escorté mardi matin par la Garde Républicaine. Il devrait passer par la porte Maillot, l’avenue de la Grande armée, les Champs Elysées puis le pont Alexandre III avant de rejoindre les Invalides où une cérémonie aura lieu. Les associations patriotiques invitent ceux qui le souhaitent à se rendre sur le pont Alexandre III entre 9h30 et 10h00, si possible avec un drapeau tricolore, afin de saluer les morts.
Les corps ont quitté l’Afghanistan hier soir. Ils doivent arriver aujourd’hui à Orly où le président de la République sera présent pour les acceuillir. Nicolas Sarkozy présidera une cérémonie mardi matin en présence des familles des défunts, de membres du gouvernement, de parlementaires et d’associations patriotiques. Les événements de ces derniers jours ont conduit à l’accélération des volontés de retraits de l’armée française en Afghanistan après que 70 soldats aient été tués depuis 2001. (Lire la suite…)
Vendredi, New Delhi annonçait la signature d’un contrat de modernisation de ses Mirage 2000. Un gros contrat pour Thalès et Dassault qui préféreraient tout de même voir avancer le « contrat du siècle » pour l’achat de 126 chasseurs, sur lequel le Rafale est en lice. Des dossiers qui se superposent sur fond de développement du nouveau chasseur indo-russe.
Ce n’est pas celle que l’on attendait le plus mais c’est une bonne nouvelle pour les industriels français. L’Inde a signé vendredi dernier un gros contrat pour rénover 51 Mirage 2000. Un petit pactole de 1,5 milliards d’euros, réparti à 75% pour Thalès qui s’occupe de l’avionique, des équipements de guerre électronique et du radar; 25% pour Dassault qui devra assurer les tests et la requalification des appareils. De quoi occuper nos industriels sur un calendrier établi sur 9 ans. Le missilier MBDA attend de son côté jusqu’à 900 millions de commande d’armements pour aller avec tout ça.
Un contrat qui pourrait étonner alors que tout le monde attend une réponse sur le fameux contrat du siècle évalué à 8,5 milliards d’euros. New Delhi doit en effet toujours se décider sur son nouveau chasseur. Une commande pour 126 appareils, disputée par le Rafale de Dassault et l’Eurofighter du trio EADS / BAE / Finmeccanica. Reste que si l’Inde veut moderniser sa flotte à grande vitesse, ces avions ne seront produits que sur une longue échéance, obligeant le géant asiatique à suivre plusieurs pistes à la fois.
C’est aussi pour cette raison que l’Inde a commencé à développer un nouveau chasseur avec l’aide de la Russie. New Delhi a effectué une joint venture avec Moscou pour participer au développement du Sukhoi PAK FA. Cet appareil de cinquième génération dont deux prototypes ont déjà volé vise non seulement à moderniser les flottes des deux partenaires mais à envahir les marchés de l’exportation. Les industriels visent à fournir 200 avions à chacun de ces pays et à en vendre 600 à l’étranger. (Lire la suite…)
L’armée française, l’un des derniers remparts de la Françafrique néocoloniale ? C’est en tout cas l’une des thèses défendu par l’auteur de cet ouvrage. S’il est à prendre avec des pincettes, étant clairement un argumentaire à charge envers l’armée, il a l’intérêt de soulever de nombreux points obscurs de l’histoires de nos troupes sur ce continent.
Le débat sur les méthodes de l’armée en Algérie dans les années 1960 a fait son chemin dans les médias, les milieux intellectuel et le grand public. Les dérives, considérées à l’époque comme les moyens d’arriver à ses fins, telles que la torture ou les arrestations arbitraires ont été largement dénoncées. Il y a pourtant bien d’autres théâtres comme le Rwanda en 1994 et la Côte d’Ivoire dans les années 2000 qui restent entachés de doutes quand à des exactions commises par les troupes françaises.
Au delà de ces affaires finalement assez médiatiques, beaucoup d’autres sont évoquées. Les soldats français ont en effet été déployés dans la quasi-totalité des pays d’Afrique : Togo, Cameroun, Guinée, Congo, Tchad, République Centrafricaine … Officiellement, les méthodes expéditives ont été depuis longtemps abandonnées par une armée professionnalisée qui s’est adaptée aux modèles moraux de notre époque. Violences non justifiées, exécutions de suspects, tortures, participation à des tueries, viols. L’auteur évoque la quasi-totalité des sombres affaires dont ont été suspectées des militaires tricolores.
Rien n’a jamais prouvé que ces exactions avaient été avérées. En dehors de quelques procès ayant abouti à des condamnations, comme la célèbre affaire Firmin Mahé en Côte d’Ivoire, les soldats sont rarement inquiétés. Ce qui pose problème finalement dans ces dossiers, c’est l’absence de coopération des armées et la volonté d’étouffer ces affaires. Les processus judiciaires et démocratiques ont tendance à être prisonniers dans le carcan hiérarchique et communautaire de cette grande famille. (Lire la suite…)