Asie, Fédération de Russie, Nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 16 mar 2011 à 12:04 | Aucun commentaire]

La catastrophe nucléaire qui traumatise le Japon a des conséquences chez ses voisins. En Russie, des moyens militaires sont mobilisés pour être prêt à réagir si la situation empire. Moscou saisit cette occasion de se rapprocher de son adversaire en s’imposant comme un partenaire indispensable. Le Japon qui continue de réclamer la propriété des îles Kouriles, se voit à présent offrir spécialistes et énergie pour affronter la crise. Une main tendue que Tokyo refuse pour l’instant de saisir.

Explosion à la centrale de Fukushima sur la télévision japonaise.

L’armée russe organise sa flotte du Pacifique ainsi que des moyens aériens pour préparer l’évacuation des Kouriles et de Sakhaline. Les garde-côtes de de cette dernière sont également mobilisés. Cette région caractérise les tensions qui opposent la Russie et le Japon qui n’ont jamais signé d’armistice et sont toujours officiellement en guerre. Suite à la crise diplomatique entre Tokyo et Pékin en septembre 2010 à propos de la contestation des iles Senkaku (Diaoyu en Chinois), Moscou avait augmenté son activité dans les Kouriles, suscitant la colère nippone.

Lundi, 11 000 personnes avaient déjà été évacuées dans les Kouriles et les ports vidés de leurs navires. Les vagues du tsunami qui ont atteint ces îles n’ont pas dépassé 1m de hauteur. Vladimir Poutine a offert l’aide d’une équipe d’experts dont deux spécialistes ayant participé au nettoyage de Tchernobyl. Le Japon a refusé. Le gouvernement russe a également proposé de ravitailler son voisin en gaz naturel et en charbon, le Japon étant totalement dépendant de l’énergie nucléaire. La catastrophe donne à la Russie l’opportunité de s’imposer comme un partenaire indispensable.

Les conséquences des explosions de la centrale nucléaire de Fukushima, au nord de Tokyo, sont en train d’atteindre la partie la plus orientale de la Russie. Les iles Kouriles et Sakhaline sont directement menacées. Des niveaux anormaux de radioactivité ont même été relevés aux alentours de Vladivostok sur le continent, où se trouve un important port militaire. Les îles regroupent à elles seules une population approchant les 200 000 personnes. Moscou assure se tenir prête à évacuer l’ensemble des civils et des soldats stationnés dans cette région. (Lire la suite…)

Industrie de l'Armement »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 15 mar 2011 à 0:35 | Aucun commentaire]

Le Sipri, centre de recherche sur les transferts d’armes, publiait lundi son rapport sur les transferts d’armes. Si l’on connaît par coeur les leadeurs des exportations, il ne faut pas oublier une dimension cruciale : les acheteurs. L’Asie continue de se démarquer par un volume d’importations colossal engendré par une course à l’armement généralisée sur ce continent.

Sur la période 2006-2010, l’Inde a importé à elle seule quelques 9% du total mondial. Loin d’être une exception, le géant asiatique est suivi par la plupart de ses voisins : la Chine avec 6%, la Corée du Sud avec 6% et le Pakistan avec 5%. L’ensemble du continent auquel l’étude a adjoint l’Océanie totalise 43% des importations mondiales. Loin devant le Moyen-Orient, pourtant très bon client, qui atteint les 17%. Un bilan impressionnant surtout lorsque l’on note que le volume d’importations a augmenté de 24% entre la première et la seconde moitié de la décennie.

Cette position fait de l’Asie une cible commerciale prioritaire pour les producteurs d’armes conventionnelles. Les Européens, notamment les Français, les Britanniques, les Allemands, les Italiens et les Suédois se livrent une lutte sans merci dans ce domaine. Ils bénéficient pour cela d’un fort soutien de la part de leurs gouvernements. Les Etats-Unis restent pourtant le gros pourvoyeur de matériel puisqu’ils fournissent à eux-seuls 44% des matériels commandés par les Asiatiques. Un marché juteux sur lesquels les Russes ont également une place de choix : ils ont mis la main sur 82% des commandes indiennes.

Cette course à l’armement est directement due aux conflits larvés qui pullulent dans la région. La menace nord-coréenne, les tensions entre la Chine et l’Inde, les combats qui continuent d’opposer New Delhi à Islamabad sont les plus importants. En parallèle, ces pays s’affrontent pour la domination stratégique de cette partie du monde. Il ne faut pas non plus oublier le fait qu’ils ont longtemps souffert d’un important retard technologique qu’ils cherchent actuellement à combler, notamment grâce aux transferts de technologies réclamés en marge des gros contrats d’armements. (Lire la suite…)

Aéronautique, Europe, Industrie de l'Armement »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 14 mar 2011 à 23:58 | Aucun commentaire]

BAE Systems et Dassault aviation ont annoncé aujourd’hui leur entente sur un projet commun d’avion sans pilote. Ce partenariat avait été évoqué lors du rapprochement entre Londres et Paris en terme de Défense. L’appareil serait disponible au mieux en 2016 et devra affronter la très forte concurrence américaine. Un coup dur pour le Talarion d’EADS.

Le démonstrateur Mantis pourrait servir de base au drone proposé par BAE et Dassault.

Le britannique BAE Systems et le français Dassault aviation ont annoncé dans un communiqué de presse aujourd’hui être prêts à collaborer dans un projet de drone Male (moyenne altitude longue endurance). Cette première concrétisation du rapprochement franco-britannique décidé par les deux chefs d’Etat en novembre dernier doit permettre à l’Europe de rester autonome en matière d’aéronefs sans pilotes. Les deux industriels sont tombés d’accord sur un memorandum of understanding destiné à officialiser leur capacité à travailler ensemble.

Ce projet évalué à plusieurs centaines de millions d’euros doit assurer à l’industrie européenne de protéger ses acquis et de rester indépendante des Etats-Unis. Les deux groupes BAE et Dassault sont pourtant des concurrents : le premier commercialise l’Eurofighter et le second le Rafale. Sur ce dossier, ils semblent s’être entendus pour que le Britannique reprenne la base du drone (plus ou moins laissé sur la paille pour des raisons financières) Mantis tandis que le Français serait responsable de toute la partie électronique.

Dans le meilleur des cas, si les politiques prennent rapidement une décision, l’aéronef ne devrait pas arriver avant 2016. Les besoins opérationnels en Afghanistan et dans le Golfe d’Aden en matière de drones restent pourtant énormes pour les deux pays. Eric Trappier, directeur général international de Dassault remarque ainsi qu’il faut « une décision rapide de lancement de programme par les deux gouvernements ». En France, le parlement devait se prononcer sur le sujet fin février et évoquer un éventuel achat sur étagères de drones américains Reaper. (Lire la suite…)

Culture, Médias, Terrorisme »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 13 mar 2011 à 16:37 | Aucun commentaire]

Le film « L’Assaut » est sorti mercredi dernier. Long-métrage mêlant action et docu-fiction, il raconte l’intervention du GIGN dans l’avion détourné à Marignane à la fin de l’année 1994. Réaliste et prenant, il a le mérite de parfaitement reconstituer les faits. La réalisation de l’image reste le gros point faible, certaines séquences étant parfois légèrement brouillon.

Certains médias l’évoquaient depuis deux ans maintenant. Le film « L’Assaut » est enfin sorti et présente un résultat intéressant. La prise d’otage du vol Alger-Paris du 24 décembre 1994 est parfaitement raconté. Le réalisateur, Julien Leclercq, dont c’est le deuxième film, est parti sur les traces des différentes personnes mêlées à ce drame pour en reconstituer les moindres détails. Plusieurs des commandos ayant participé à l’opération ont d’ailleurs raconté leurs émotions à la vue de cette reconstitution (ici sur TF1 et là sur France 3).

Les méthodes du GIGN ont pu être retranscrites avec fidélité grâce à une forte implication du groupe de gendarmerie. Les acteurs principaux ont été invités à des entraînements et ont pu observer les gendarmes dans l’action. Ils ont également pu découvrir les effets des différentes armes et explosifs utilisés pendant le combat. Lors de la scène de l’assaut, qui dure 17 minutes, comme dans la réalité, des gendarmes ont même participé au film pour encore plus de réalisme. Le personnage principal, Thierry Prungnaud, interprété par Vincent Elbaaz, fait partie des 9 membres du commandos grièvement blessés pendant l’assaut. (Lire la suite…)

Vie du blog et publications »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 3 mar 2011 à 23:45 | Aucun commentaire]

Ce mois-ci comme tous les mois, ne manquez pas DSI. Dans ce numéro, plusieurs articles intéressants, notamment sur les menaces dans l’Asie moderne et sur l’expansion de la révolte arabe. Plusieurs pages sont consacrées à la réflexion sur la guerre low-cost.

Défense et Sécurité Internationale numéro 68, mars 2011.

La notion de guerre low cost, notamment évoquée dans le premier cahier de l’Alliance géostratégique, va continuer de faire couler de l’encre. Les réflexions sur la maîtrise des coûts et les choix en matière de budget devrait continuer d’évoluer à l’avenir. Les dépenses ne peuvent pas croître exponantiellement. Les armées doivent en permanence trouver des solutions, des astuces, pour réaliser des économies.

Ces méthodes ne doivent pas impliquer de sacrifices mettant en péril le rôle stratégique de l’unité ou du service considéré. On constate d’ailleurs qu’alors que cette chasse aux coûts se développe, la recherche de matériels toujours plus sophistiqués et coûteux est également à la hausse. Le contrôle du porte-monnaie ne doit pas entraîner une privation mais une modification des habitudes.

Retrouvez le sommaire du DSI de mars.

Lire aussi le cahier géostratégique consacré à « La guerre low-cost ».

Afrique, Justice, Moyen-Orient, Relations Internationales »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 1 mar 2011 à 21:49 | Un commentaire]

Malgré les embargos mis en place, des armes continueraient d’entrer en Libye et en Côte d’Ivoire. La surveillance des zones aériennes et des frontières est délicate. Pour les gouvernements au pouvoir, c’est un moyen de garder une position forte. Mais les troupes qui s’opposent à ces dirigeants doivent également s’approvisionner.

Un homme armé pendant un meeting de Charles Blé Goudé à Abidjan.

Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies a tiré l’alarme en dénonçant des livraisons de matériels militaires vers la Côte d’Ivoire et la Libye. Dans le premier cas, la Biélorussie aurait procédé à une livraison de trois hélicoptères de combat dimanche dernier. Les autorités biélorusses assurent qu’il s’agit d’une fausse information. Dans le camp de Laurent Gbagbo, on crie également à la manipulation. Ahoua Don Mello, porte-parole du président sortant ivoirien, s’inquiète de son côté de rentrées d’armes par la frontière avec le Burkina Fasso.

Même problème pour la Libye. Cette fois, c’est le Sipri, un centre de recherche spécialisé sur les transferts d’armes, qui évoque des voyages suspects depuis la Biélorussie. Au moins un Ilioutchine IL-76 aurait décollé depuis Baranovitchi où se trouvent des entrepôts d’armes. L’appareil aurait pu se poser dans l’aéroport de Sebha, contrôlé par les forces du colonel Khadafi. Le Sipri a alerté les ONG en évoquant des relations entre des individus biélorusses dangereux et le fils Khadafi ainsi que de possibles transports de matériels.

Malgré les embargos pesant sur ces deux pays, les armes réussissent à passer. En Côte d’Ivoire, un couple de Français, Frédéric et Louise Lafont, ont été ajoutés sur la liste des sanctionnés par l’Union européenne. Ils sont accusés d’avoir effectué des livraisons d’armes et offert des prestations de services sécuritaires au camp Gbagbo. Les enquêteurs de l’ONU chargés d’enquêter sur les hélicoptères biélorusses se sont fait tirer dessus. (Lire la suite…)

Afghanistan, France »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 26 fév 2011 à 11:33 | Aucun commentaire]

Un sous-officier français détaché à Kaboul a été retrouvé mort dans sa chambre hier matin.

Un adjudant-chef de 42 ans envoyé à Kaboul par le Commandement des forces terrestres de Lille a été retrouvé dans sa chambre hier matin. La cause du décès est encore inconnue

Plusieurs médias évoquent une mort « probablement accidentelle ».

Aéronautique, Etats-Unis »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 25 fév 2011 à 10:39 | 5 commentaires]

Le contrat pour les ravitailleurs de l’US Air Force a finalement été attribué jeudi soir. Le Pentagone a opté pour Boeing, le constructeur américain. EADS, après trois ans d’une lutte acharnée contre le lobbying américain, fini donc par se coucher. En attendant de connaître les raisons précis de cette défaite, l’avionneur européen assure vouloir maintenir son cap.

Le KC-45 ravitaillant un bombardier B-2.

« Déçu et perplexe. » Louis Gallois, le président exécutif d’EADS ne peut que constater la défaite face à Boeing. Le constructeur américain remporte le marché colossal de l’US Air Force : 179 avions ravitailleurs. Le KC-45 européen s’est finalement incliné contre le 767. Un coup dur, le contrat étant estimé à quelques 35 milliards de dollars. Le Spiegel estime qu’il pourrait même grimper jusqu’à 100 milliards en comptant les commandes supplémentaires et l’entretien des pièces et appareils.

Lundi, le Pentagone debriefer EADS et expliquera les raisons de son choix. Pour l’instant, c’est une question de prix qui a été évoquée. Louis Gallois a expliqué attendre cet échange pour entreprendre un éventuel dernier recours. Airbus était pourtant considéré comme favori. L’avionneur a promis de maintenir « la trajectoire économique d’entreprise à moyen terme ». Le président de la branche nord américaine du groupe, Ralph Crosby, s’est déclaré décidé à « solliciter l’Air Force sur les raisons l’ayant conduite à cette conclusion ».

Ce bras de fer de trois ans s’est caractérisé par une forte pression des politiques américains décidés à protéger leur champion industriel. En avril dernier, après une première défaite, Airbus avait fait une nouvelle proposition en s’associant avec la société locale Northrop Grumman. Louis Gallois estimait alors « avoir le meilleur produit avec un appareil moderne et qui vole. En face Boeing a un avion de papier ». Le député UMP Bernard Carayon pensait déjà « concourir pour l’honneur », craignant que Barack Obama ne fasse pas respecter les règles. (Lire la suite…)

Médias »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 23 fév 2011 à 22:49 | Aucun commentaire]

Generation Kill est une courte série américaine racontant l’invasion de l’Irak en 2003. Réaliste et cynique, elle retrace la chevauchée vers Bagdad d’une unité de reconnaissance des marines. Un petit bijou méconnu en France qui vaut le détour.

Passée inaperçue dans l’hexagone après deux diffusions sur le cable en 2008 et 2010, Generation Kill nous est réapparu dans les rayons d’une librairie. Le coffret qui regroupe les 7 épisodes est disponible à petit prix. Un bon investissement pour tout amateur de films de guerre. La série a un petit goût de Jarhead. On y voit l’incroyable effort de guerre américain confronté à ses propres lacunes : manque de préparation, violence, méconnaissance régionale, recrutements hasardeux …

Episode après épisode, les marines du 1st recon battalion franchissent la distance entre le Koweït et Bagdad. Une chevauchée fantastique en humvees émaillées de toutes les inepties du début de la guerre en Irak. L’unité, mal utilisée dans la précipitation du commandement de vouloir décrocher les lauriers d’une guerre baclée, fait le constat du grand n’importe quoi irakien. Très cynique, la série raconte ces hommes qui se sont réjouit de morts inutiles, ces autres qui ont tué par accident ou perdu leurs moyens dans ce qui apparaîssait comme un moment historique. (Lire la suite…)

France, Politique, Relations Internationales »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 22 fév 2011 à 15:41 | 2 commentaires]

Diplomates de plusieurs générations et formations, ils ont choisis le pseudonyme Marly pour poser leur mécontentement sur le papier. A la manière des militaires qui trois ans plus tôt bousculaient la fourmilière, ils soulignent les failles d’une diplomatie fatiguée. En cause : des choix politiques de la part de décideurs définissant mal leurs priorités.

Marly : "notre politique étrangère est placée sous le signe de l'improvisation et d'impulsions successives".

Le bouleversement historique qui est en train de secouer les mondes arabe et perse a ses conséquences en France. L’une d’elle est le questionnement général sur l’incapacité de la diplomatie française à percevoir ce changement et l’amateurisme politique de la présidence et du gouvernement pour réagir et s’adapter. Sans revenir sur les débats de ces dernières semaines à propos des voyages ministériels dans des pays agités par un climat de révolte, Paris semble incapable de trouver sa place dans la tempête.

C’est le cri du coeur adressé par un groupe de diplomates de tous âges et formation dans une tribune du quotidien Le Monde. « On ne s’improvise pas diplomate », clament-ils sous le pseudonyme de Marly. Ces fonctionnaires qui continuent de se dire dévoués à leur métier dressent un sombre tableau de la diplomatie française : « l’Europe est impuissante, l’Afrique nous échappe, la Méditerranée nous boude, la Chine nous a domptés et Washington nous ignore ».

En cause, une présidence méprisante des administrations et de leurs savoir-faire. Les diplomates de Marly accusent Nicolas Sarkozy d’avoir fait preuve « d’impulsivité » en brusquant une Union pour la Méditerranée « sinistrée » par manque d’écoute du Quai d’Orsay, « d’amateurisme » en ayant confié le sommet de Copenhague au ministère de l’Ecologie plutôt qu’à celui des Affaires étrangères, d’affairisme médiatique en ayant rendu l’affaire Florence Cassez publique plutôt que de la traiter dans la discrétion et enfin d’incohérence en n’ayant pas de ligne de conduite claire sur le Moyen-Orient. (Lire la suite…)

Afghanistan, Armée de Terre, France »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 20 fév 2011 à 14:09 | Un commentaire]

Le ministre de la Défense annonçait ce matin la mort au combat d’un jeune chasseur alpin en Afghanistan. Un convoi français a été pris à partie hier par des insurgés. Trois soldats français ont été touchés par un tir de roquette visant un VAB. Le premier est décédé, le second grièvement blessé et le troisième légèrement blessé.

Le 1ère classe Clément Chamarier, tué samedi en Afghanistan.

Le 1ère classe Clément Chamarier servait au 7ème Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA) de Bourg Saint Maurice. Le jeune homme de 19 ans s’était engagé dés sa majorité et participait à sa première opération extérieure, en Afghanistan. Il opérait comme tireur antichar.

Le soldat a été tué pendant une embuscade visant un convoi français circulant hier en fin de journée entre Tagab et Nijrab. Une roquette a touché son VAB. Le véhicule a pu continuer de rouler pour se mettre à l’abri des tirs. Le médecin qui a pris en charge les blessés n’a rien pu faire pour le chasseur-alpin, 54ème mort français sur le théâtre afghan.

Deux autres hommes ont été blessés. Le premier est un caporal du 132ème bataillon cynophile de Suippes. Grièvement touché aux jambes, il a été immédiatement évacué vers la France. L’autre est un caporal-chef du 7ème BCA qui n’aurait subit que des blessures légères et aurait déjà rejoint son régiment. (Lire la suite…)

Afrique, Moyen-Orient, Social »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 16 fév 2011 à 12:06 | Aucun commentaire]

Si les Tunisiens ont été les premiers, les Egyptiens l’ont améliorée. La révolution à l’arabe est en train de se répandre dans l’ensemble du Maghreb et du Proche-Orient avec plus ou moins de succès. Les réseaux sociaux qui ont permis de diffuser les messages anti-gouvernementaux continuent de répandre la matière utile à l’inspiration des voisins.

Des mouvements de jeunesse et des immolations par le feu ont été annoncés dans une multitude de pays du monde arabe au sens très large du terme. De la Mauritanie à l’Iran en passant par la Syrie, le Maroc ou Bahrein, des foules se sont mobilisées avec plus ou moins de succès pour réclamer un renouveau de leurs systèmes respectifs pour améliorer un quotidien difficile.

Le succès des manifestations en Tunisie et en Egypte, qui ont finit par causer le départ de leurs dirigeants, ont donné naissance à plusieurs symboles. Le premier est l’immolation par le feu. Après avoir lancé la révolte tunisienne, des cas ont été repérés au Maroc, en Mauritanie et en Egypte. Les slogans se ressemblent. Le « Dégage Ali, dégage ! » est devenu « Dégage Moubarak, dégage ! » et a été repris par un « Dégage Bouteflika, dégage ! ». Le martyr de Mohammed Bouazizi et la place Tahrir sont presque des marques dans le monde révolutionnaire. (Lire la suite…)

Economie, Etats-Unis »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 15 fév 2011 à 0:38 | Un commentaire]

Pour la première fois depuis les attentats du 11 septembre et le lancement par le Président Bush junior de la « guerre contre la terreur », le budget de la Défense américaine est en diminution. Etudié pour être le plus serré possible, il est légèrement moins élevé que celui de 2011. Reste que les économies restent modestes et ne représentent pas de réel effort d’assainissement des dépenses.

37 milliards de dollars de moins. Cette réduction du budget prévu pour 2012 repose essentiellement sur une politique de retrait opérationnel. Outre le désengagement d’Irak, les militaires américains doivent commencer à quitter l’Afghanistan. Sur ce théâtre, une économie de 41 milliards (26%) doit découler des premiers départs de soldats. Si l’on exclut ces dépenses opérationnelles, le budget Défense est légèrement à la hausse avec 553 milliards contre 548 en 2011.

Ce budget 2012 qui doit s’élever à 671 milliards de dollars est considéré comme « raisonnable » et « viable » par Robert Gates. Le Secrétaire à la Défense assure que toutes les dépenses nécessaires sont maintenues. Le Pentagone doit ainsi participer au plan de rigueur annoncé par le Président Barack Obama. Le chef d’Etat espère pouvoir économiser 100 milliards de dollars sur dix ans pour relancer l’économie américaine.

Comme dans toutes les armées modernes, le poste le plus coûteux de la Défense américaine reste l’humain. Les soldes coûtent sur cet exercice fiscal quelques 143 milliards de dollars auxquels ont peut ajouter 52 milliards de système de santé. Les dépenses en construction et en logement pour les familles, continuellement tronquées, doivent encore être réduites de près d’un milliard de dollars sur l’année 2012. (Lire la suite…)

Economie, Industrie de l'Armement, Politique »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 11 fév 2011 à 18:53 | 2 commentaires]

Lorsqu’il s’agit de vendre des armes, les plus hauts responsables politiques s’engagent. Cette fois-ci, c’est Michèle Alliot-Marie qui devrait rejoindre le Brésil pour défendre le Rafale. Curieux mélange entre diplomatie et un business pas comme les autres.

Un Rafale de la Marine nationale effectue un "touch & go" sur le pont de l'USS John C. Stennis.

Vendre des armes, un commerce qui rapporte gros. Le dernier rapport d’exportations présenté au parlement français répertorie 7563 contrats signés avec 130 pays différents en 2009. Chiffre d’affaires cumulé : 8,16 milliards d’euros. C’est 20% de plus qu’en 2008. Et la Direction générale de l’armement estime que le total des ventes pourrait avoir atteint les 10 milliards en 2010. 160 000 Français travaillent dans l’industrie de l’armement selon le ministère de la Défense dont 50 000 directement en lien avec l’export.

Voici quelques-uns des marchés les plus stratégiques pour l’industrie française :

Brésil :

Brasilia souhaite acheter 36 avions de chasse pour moderniser son armée de l’air. Puissance régionale stratégique dans une Amérique du sud où le Venezuela se fait vindicatif, le Brésil modernise ses forces à vitesse grand V. Le Rafale de Dassault devait remporter le contrat grâce à une bonne entente entre Nicolas Sarkozy et l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva. Sa remplaçante, Dilma Roussef, serait favorable au F-18 américain. En janvier 2010, un rapport filtrait dans la presse brésilienne : l’armée ne voulait pas de l’avion français et lui préférait ses deux adversaires américain et suédois, beaucoup moins chers. Michèle Alliot-Marie doit se rendre prochainement au Brésil pour défendre le dossier.

=> Enjeux : construction de 30 à 36 avions sur le sol brésilien, budget estimé à 4,4 milliards d’euros, transfert de technologie important.

=> Concurrents : F-18 de Boeing et Grippen de Saab. (Lire la suite…)

Afrique, Moyen-Orient »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 10 fév 2011 à 22:31 | 2 commentaires]

Les milliers de manifestants de la place Tahrir ont attendu son discours toute l’après-midi. Le monde entier attendait l’annonce du départ du président Hosni Moubarak. Le chef d’Etat a finalement prévenu qu’il resterait jusqu’au bout, laissant la foule dans une colère unanime.

Hosni Moubarak ne quittera pas le pouvoir. La foule hurle sa colère.

« La foule à Tahrir furieuse, brandit des chaussures. » La dépêche tombée en urgence sur le fil de l’AFP illustre parfaitement la réaction des Egyptiens qui réclament depuis maintenant presque trois semaines le départ de Hosni Moubarak. D’autres descendent dans les rues pour rejoindre la place où se regroupent les manifestants. Dés vendredi, ils pourraient poursuivre leur mouvement après la grande prière.

Hosni Moubarak a directement dénoncé des ingérences internationales. Il vise ainsi les Etats-Unis qui ont multiplié les déclarations franches sur la situation égyptienne. Un responsable de la CIA avait été jusqu’à évoqué franchement la démission du chef d’Etat dés ce soir. Seule concession du président : céder une partie de ses pouvoirs à son vice-président, Omar Souleimane. Il n’aura fait que renouveler sa volonté de terminer son mandat sans se représenter aux prochaines élections. « Je mourrai en Egypte », a-t-il promis pour montrer qu’il ne suivrait pas l’exemple de Ben Ali en Tunisie.

Omar Souleimane s’est exprimé dans la foulée. Chargé de prendre en main les institutions, c’est lui qui doit « calmer les Égyptiens et protéger leurs vies ». Quand à la « révolte des jeunes », elle doit se régler dans le calme et dans la civilité. Le vice-président a pointé du doigt les médias étrangers : « J’appelle les héros d’Egypte : retournez au travail. N’écoutez pas les télévisions étrangères. » Depuis dimanche, il négocie avec les différents partis d’opposition, réclamant le calme pour éviter de favoriser un coup d’Etat, les Frères musulmans étant systématiquement évoqués comme une menace potentielle. (Lire la suite…)