Justice, Sociétés militaires privées, Terrorisme »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 23 août 2009 à 16:07 | Un commentaire]

Le Congrès américain était arrivé à cette conclusion en juin dernier. Suite à la révélation d’une campagne secrète confiée par la CIA à des sociétés privées concernant l’exécution de chefs terroristes, Washington avait clairement décidé que ce type de missions ne pouvait pas être mise entre les mains d’entreprises. Ce programme, considéré par le Parlement comme illégal, était resté secret depuis 2004.

La polémique refait surface depuis quelques jours dans la presse anglo-saxonne. Alors que les détails de ce programme de chasse à l’homme privée sont mis à jour petit à petit, un nom semble se démarquer. Les contrats avaient été négociés directement entre les responsables de la CIA et les dirigeants de la société militaire privée BlackWater, attribuant à cette dernière la responsabilité opérationnelle de ces opérations.

Les Parlementaires américains ainsi que le département d’Etat sont une fois de plus gênés par les liens ambigus avec cette société. Les méthodes de BlackWater sont actuellement le motif principal de plusieurs procédures judiciaires. Les employés de cette sociétés ont activement participé aux opération de sécurisation en Irak et sont soupçonnés d’être responsables de nombreux incidents avec la population. Le scandale a éclaté en 2007 lorsqu’une équipe de cette société exécute 17 civils au cours d’une terrible bavure. Le gouvernement irakien réclame le jugement des responsables qui seront encore une fois couverts.
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Europe »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 21 août 2009 à 14:26 | Aucun commentaire]

Dimanche dernier, Ueli Maurer, conseiller fédéral en charge des affaires militaires en Suisse a annoncé une réduction importante des moyens humains et matériels. C’est en fait toute une transformation du fonctionnement de l’armée suisse qui est à l’étude. Cette réforme pourrait intégrer le rapport de sécurité prévu pour décembre et qui doit préciser la gestion et le fonctionnement de la défense du pays jusqu’à l’horizon 2025.

La Suisse pourrait ainsi voir ses effectifs passer de 120 000 à 80 000 soldats. Le nombre de réserviste, actuellement de 80 000, sera également divisé par deux. Le fonctionnement de l’armée de milice pratiqué par la Suisse s’adapte donc à une conjoncture culturelle où le passage par les armes est de moins en moins plébiscite voir accepté par la société civile. La Suisse pratique encore la conscription : tous les citoyens de 18 à 35 ans incorporables doivent effectuer jusqu’à 300 jours de service, soit sous la forme d’une période longue d’un an soit sous la forme de périodes régulières de trois semaines, généralement espacées d’un an. Les femmes le font sur volontariat.

La structure générale de l’armée suisse pourrait également se transformer selon Ueli Maurer qui a déclaré réduire de manière drastique les efforts matériels en termes de chars et d’artillerie lourde. Toujours selon lui, les risques de guerre industrielle en Europe sont presque nuls et la Suisse n’a plus de rôle à tenir à ce niveau là. Il propose cependant de participer aux opérations beaucoup plus modernes et pertinentes de maintien de la paix à l’international sous la forme de missions humanitaires.
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Afghanistan »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 20 août 2009 à 16:17 | Aucun commentaire]

La présence de troupes d’origine étrangère sur le sol afghan est l’un des soucis majeurs pour la population de ce pays. Si une bonne partie des Afghans comprennent que les forces de l’ISAF (Force Internationale d’Assistance et de Sécurité) sont sur place depuis 2001 pour leur permettre d’accéder à le liberté, à la démocratie et au développement, l’opinion publique fluctue selon les succès et l’efficacité des militaires étrangers.

Des soldats de l'ANA et des soldats américains rencontrent des civils au cours d'une patrouille.

Pour beaucoup de civils, l’omniprésence de ces soldats donne tout de même l’impression d’être un pays occupé. Les barrages routiers, la prudence extrême des soldats qui imposent aux véhicules de se tenir à distance, les fouilles sur les personnes et dans les villages, les patrouilles armées, les vols permanents d’aéronefs étrangers sont autant de symboles qui montrent que l’Afghanistan ne peut pas pour l’instant se débrouiller seul.

Car c’est bien une aide que doit apporter cette coalition militaire. Comme le disait le Chef d’Etat Major des Armées (CEMA), le Général d’Armée Jean-Louis Georgelin au cours d’une audition devant l’Assemblée Nationale en septembre 2008 : « ni la police ni l’armée locales n’étant en mesure d’assurer la sécurité du pays, il a également été décidé, [...] de confier, à titre provisoire, ce rôle à une force internationale d’assistance et de sécurité, jusqu’à ce que les forces afghanes puissent prendre le relais. »
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Afghanistan »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 19 août 2009 à 1:12 | Aucun commentaire]

Abdullah est celui que la presse du monde entier a d’ores et déjà qualifié de challenger. Ce candidat se retrouve en effet sur une véritable lancée qui fait de lui un personnage crucial de cette élection. Alors que Hamid Karzai était donné gagnant d’avance, Abdullah Abdullah a réussi à progresser régulièrement jusqu’à atteindre 25% d’intentions de votes. Un chiffre insuffisant pour l’emporter mais suffisamment élever pour qu’un deuxième tour soit envisageable. Si ce deuxième tour avait lieu, ce serait une situation à la fois terriblement dangereuse et un appel aux consciences et à l’esprit démocratique de tous les Afghans qui découvriraient que le destin de leur pays se joue vraiment entre leurs mains. Anciens conseiller du Commandant Massoud, il participe à la fondation du nom de cet ancien chef afghan respecté par ses amis et ses ennemis qui a été assassiné en septembre 2001.

Abdullah Abdullah.

Abdullah Abdullah.

C’est un personnage emblématique qui peut légitimement se présenter comme un représentant de la Nation afghane dans tout ce qu’elle a de variété. Médecin de formation, il est comme ses deux principaux concurrents d’origine pachtoune, mais également tadjik par sa mère. Cette double origine lui apporte un soutien plus important dans toute la moitié nord du pays, très intéressante du fait de la sécurité relative qui y règne et qui devrait permettre aux électeurs d’aller aux urnes dans de meilleures conditions que dans le sud du pays.
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Afghanistan »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 19 août 2009 à 0:25 | Aucun commentaire]

Ghani est le plus occidental des candidats. S’il est né en Afghanistan, il est très vite parti à l’étranger pour étudier puis pour travailler. Après des études au Liban et aux Etats-Unis où il suit un cursus en anthropologie à la prestigieuse Columbia University, il suit une solide carrière internationale en tant qu’enseignant puis à la Banque Mondiale. L’homme est assez connu et apprécié dans les autres pays.

Ashraf Ghani

Ashraf Ghani

Son discours de campagne est d’ailleurs assez proche du bilan fait par les politiques et les experts dans les pays occidentaux. Il reproche à l’équipe Karzai de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour développer le pays et constate que la drogue, les Talibans et les interdits imposés aux femmes sont toujours présents. Il dresse un tableau particulièrement sombre des résultats de la police et des administrations dont il admet la corruption importante.

Il a auparavant fait partie de l’équipe gouvernementale. Entre 2002 et 2004 il est Ministre des Finances du gouvernement temporaire. Il ne s’entend pas avec le président et lui reproche sa manière de gérer trop permissive envers les anciens chefs de guerre. Ashraf Ghani n’est pas un habitué de la culture politique afghane. Il ne sait pas s’entendre avec les notables locaux pour asseoir son pouvoir sur le territoire. Ce manque de réseau est un véritable danger pour sa candidature.
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Afghanistan »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 18 août 2009 à 11:46 | Aucun commentaire]

Hamid Karzai fait campagne pour obtenir un second mandat. Cet homme de 52 ans d’origine pachtoune a fait ses études en France et en Inde. Il a un long passé dans la vie politique de son pays. Dés les années 80 il fréquente les mouvements moudjahidins. Avec eux il sera Ministre des Affaires Etrangères. Lorsque les Talibans arrivent au pouvoir, il commence par les soutenir avant de se retourner contre eux et d’organiser la lutte contre ce régime.

Hamid Karzaï

Le Président Karzai a représenté un personnage idéal à soutenir en 2004. A la fois membre de l’ethnie la plus proche des Talibans et lui même opposé à ce groupe religieux il offrait un bon compromis pour mettre en place les fondements d’une Nation afghane. Pour cette campagne, les Etats-Unis ont cependant commencé par s’opposer à lui. Son bilan est mitigé dans l’esprit de la population.

Hamid Karzai illustre tout le fonctionnement de la société afghane. Fort de nombreux contacts, il utilise son réseau pour maintenir le pays comme il le peut. Plus que des réformes, il propose des compromis et cherche à intégrer les groupes hostiles au coeur même de la vie civile. Cette diplomatie très marchande s’apparente malheureusement à de la corruption et l’ensemble de son équipe cultive une proximité dangereuse avec les réseaux criminels et les trafiquants de drogues.
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Afghanistan, Médias »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 17 août 2009 à 23:27 | Aucun commentaire]

Ils s’appelaient Gary Thompson, Jonathan Holland ou Mark Hale. Ils étaient âgés de 18 à 51 ans et étaient simples soldats à capitaine. The Daily Telegraph offre en une de son numéro du 17 août un hommage aux 204 soldats morts en opérations en Afghanistan pour le compte de l’Armée britannique sous la forme d’un mur de photos représentant chacun de ces hommes.

Les 204 soldats britanniques tués à la une de The Daily Telegraph.

Au delà de cette nouvelle étape du sacrifice qu’à consenti ce pays à la lutte contre les Talibans, c’est tout le débat national sur l’intérêt de ce combat qui refait surface et secoue le pays. Sur fond de crise de confiance généralisée envers le gouvernement anglais, les britanniques doutent de la compétence de ceux qui dirigent les manœuvres. Après le scandale des notes de frais qui a mis en péril l’équipe de Gordon Brown en mai et qui s’est notamment soldé par la démission de l’ancien Ministre de la Défense, John Hutton début juin, l’opinion publique ne laisse plus rien passer.

Les chiffres qui composent le bilan des opérations britanniques en Afghanistan sont particulièrement impressionnants. La Grande-Bretagne est le second contributeur à cette guerre après les Etats-Unis, tant en termes d’effectifs sur place que d’hommes perdus. Les pertes sont de plus en plus nombreuses chaque année, 2009 étant déjà catastrophique avec 67 soldats perdus contre 51 en 2008. Rien qu’en juillet, 22 soldats ont été tués, l’opération Panther’s Claw (Griffe de Panthère), qui visait à sécuriser la région du Helmand pour les élections nécessitant un lourd effort militaire.

La Grande-Bretagne est impliquée depuis le début de la guerre en Afghanistan dans la sécurisation d’un secteur particulièrement dangereux. Contrairement aux Français, aux Italiens, aux Turcs et aux Allemands, en charge de toute la moitié nord du pays, les britanniques occupent la zone de l’Helmand, fortement occupée par les insurgés. Les soldats anglais ont du travailler depuis 2001 dans un climat qui s’est dégradé sur un sol où les IEDs et les attaques se sont multipliées au fil du temps.
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Amériques, Relations Internationales »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 17 août 2009 à 15:56 | Aucun commentaire]

Les tensions entre Caracas et Bogota continuent d’empirer. Le Président vénézuélien Hugo Chavez est plus décidé que jamais à empêché les Etats-Unis de s’installer un peu plus militairement en Colombie. Il entend faire payer au prix fort l’accord trouver entre les Présidents Uribe et Obama sur l’accès de soldats américains à des bases colombiennes dans le cadre de leur partenariat militaire.

Un T-72 russe.

Washington, qui disposait d’une base à Quito en EquateurHugo Chavez voit l’influence des Etats-Unis comme un danger majeur pour l’Amérique du Sud et s’est aussitôt dressé contre cet accord, tentant d’entraîner le reste des membres de l’UNASUR.

Pour l’instant, le Président Alvaro Uribe refuse de céder à la pression. Le Venezuela a déjà coupé toutes relations diplomatiques avec son voisin, rappelant son ambassadeur. Les différents échanges commerciaux ont été successivement coupés, les ventes de pétroles et d’automobiles sont bloquées. Hugo Chavez a déclaré que si la Colombie laissait les Américains s’installer dans la région, ce serait le début d’une guerre pour le sous-continent. Les Présidents bolivien et équatorien le soutiennent tandis que les autres tentent de maintenir leur neutralité.
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Afghanistan »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 16 août 2009 à 22:21 | Aucun commentaire]

L’objectif des forces de la coalition lorsqu’elles ont envoyé leurs troupes en Afghanistan en 2001 était clair : anéantir le régime taliban et s’assurer que les terroristes ne puissent plus se servir de ce pays comme d’un sanctuaire. Dans les premiers mois de ce conflit, les résultats étaient plutôt positifs mais très vite, la guérilla des insurgés est devenue incontrôlable.

Le renseignement humain est souvent le seul moyen d'éviter des IEDs ou d'anticiper une embuscade. Le soutien de la population est crucial pour les forces de l'ISAF.

Quel que soit le résultat des élections présidentielles, le nouveau chef d’Etat devra composer avec des Talibans plus forts que jamais. Ces fondamentalistes de l’Islam ont réussi depuis 2008 à imposer une pression inégalée aux troupes de l’OTAN. Au delà des attentats, des attaques, des sévices sur les civils, les Talibans afghans font peser la menace de l’échec militaire en plus de l’impasse politique sur les étrangers présents dans le pays.

Depuis 2008, l’administration Karzaï cherche à faire avancer l’idée de négocier avec les Talibans modérés et de chercher des solutions pour permettre à un maximum d’interlocuteurs de venir s’asseoir à la table des négociations. Si les Européens envisagent également cette solution, les politiques américains restent très partagés à ce sujet. Le Ministre des Affaires Etrangères français, Bernard Kouchner, a de nouveau affirmé début août qu’il fallait parler avec les insurgés qui accepteraient de discuter.
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Forces maritimes, Industrie de l'Armement »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 15 août 2009 à 14:22 | Aucun commentaire]

Fin juillet, le Ministère de la Défense a confié le développement d’un nouveau système de lutte contre les mines en mer à trois industriels : DCNS, Thalès et ECA. Le projet est baptisé ESPADON pour Evaluation de Solutions Potentielles d’Automatisation de Déminage pour les Opérations Navales. Il regroupe trois composantes : un navire chasseur de mines, un drone de surface et un ou plusieurs drones sous-marins.

Le nouveau système dont un prototype est prévu pour 2011 sera composé d’un navire qui restera en dehors des zones dangereuses et évitera d’exposer les marins. Une équipe de drones sera envoyée sur place. Pour la première fois dans le monde, un drone en surface va guider d’autres engins immergés. L’appareil de surface devra repérer les mines et permettre de décider des mesures à prendre. Sous l’eau, de petits drones pourront alors aller exécuter les manipulations. Tout est pensé pour diminuer le risque d’explosion à son strict minimum tout en protégeant les équipages de tout danger.

Actuellement, la recherche de mines dans l’eau est effectuée par des navires chasseurs de mines. Ce sont des bateaux manœuvrables. Ils approchent des zones piégées et repères les armes grâce à des systèmes de sonars. En France, la Marine Nationale utilise des Chasseurs de Mines tripartites de classe Eridan. Ce navire a été conçu conjointement par la France, la Belgique et les Pays-Bas. 13 appareils de ce type opèrent sous pavillon tricolore. Une fois à proximité de l’engin explosif, des plongeurs vont le désamorcer.
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Afghanistan »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 15 août 2009 à 0:58 | Aucun commentaire]

La production de drogue en Afghanistan est un problème bien plus ancien que celui de la guerre contre l’Axe du Mal du Président Bush, que la charia des Talibans ou que la lutte des Moudjahidines contre les Soviétiques. La culture du pavot et son commerce dans la région remontent au moins au 13ème Siècle où Marco Polo raconte sa découverte de l’opium afghan.

Des vignes plutôt que du pavot. Le raisin est beaucoup plus fragile et difficile à produire. Il recquiert la mise en place de nouveaux systèmes de distribution, de vente, autant de changements à intégrer dans la culture séculaire des paysans afghans.

Le problème de ce pavot, c’est qu’il permet de financer de manière exponentielle les insurgés et les Talibans dans le sud du pays. Les troupes de l’OTAN ont vite compris qu’il fallait éliminer cette culture pour couper les vivres de leurs ennemis. Pourtant depuis 2003 c’est la grande hésitation : environ 3,3 millions d’Afghans vivent de cette activité selon les Nations Unies. Interdire et détruire les champs de pavot reviendrait à traumatiser encore un peu plus l’économie rurale et à retourner une part importante de la population contre les forces de la Coalition.

Les officiers généraux des armées étrangères ont très vite compris que demander à leurs troupes de détruire la drogue était le moyen de plus sûr de créer un rejet massif de leur aide par la population rurale. De telles actions auraient saboté le travail des équipes de reconstruction et de sécurisation qui cherchent au contraire à nouer des liens pacifiques. La gestion de ce problème devait revenir aux mains du gouvernement et de la police Afghane.

Mais encore une fois, l’arrêt de la production de drogue n’arrange personne. Car si les insurgés et les paysans profitent du pavot, le gouvernement en dépend aussi. L’administration Karzaï est très sérieusement soupçonnée d’être directement liée aux trafics. La police nationale afghane dont le sérieux est largement remis en doute par les parlementaires européens de l’Union Européenne Occidentale ne peuvent que difficilement gérer un problème d’une telle envergure. Le gouvernement actuellement en place a conclut des accords avec de nombreux chefs de guerre et seigneurs talibans qui vivent de cette culture et qui n’admettent pas son éradication.
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France, Industrie de l'Armement »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 13 août 2009 à 23:05 | Aucun commentaire]

Alors que toute l’économie et qu’une grande partie des industries sont en crise, le secteur de l’armement se porte bien. Si les budgets européens en la matière augmentent peu, ceux des autres pays explosent. Les pays en développement, notamment les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), investissent lourdement pour mettre leurs armées au niveau de celles des pays occidentaux.

L'entreprise Alpes Instruments fournit des systèmes mécaniques utilisés pour la réalisation du Tigre d'Eurocopter.

L’industrie militaire est un secteur stratégique pour la France qui développe des technologies de pointe. Pour garder sa capacité de production, elle doit cependant réussir à exporter en quantité pour assurer la viabilité financière de ses projets. La région de Lyon s’est rendue compte que de nombreuses PME travaillaient dans ce domaine et obtenaient des résultats ambitieux. Le journal Lyon Capitale nous apprend ainsi que plus de 200 entreprises vivent de cette activité.

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon a donc lancé en décembre dernier un cluster baptisé EDEN (European Defense Economic Network) qui vise à regrouper ces entreprises et à développer des stratégies communes en matière d’exportation et d’approche de nouveaux marchés. Les sociétés de la région pourraient ainsi s’entraider pour devenir pleinement compétitives sur les marchés étrangers à forts potentiels.
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Amériques, Etats-Unis, Relations Internationales »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 13 août 2009 à 11:46 | Aucun commentaire]

Le Président du Vénézuela, Hugo Chavez, a décidé de ne pas laisser son voisin colombien ouvrir la porte de l’Amérique du Sud aux Etats-Unis. Alvaro Uribe a en effet proposé à son parlement de laisser accès à au moins trois aérodromes militaires et deux bases navales aux militaires américains participant au Plan Colombie. Selon le chef d’Etat vénézuelien, ce partenariat représente un danger certain pour la sécurité de l’ensemble de l’Amérique latine.

Le Général Montoya, commandant de l'Armée Colombienne, fait un rapport aux personnels américains de l'avancement de la lutte contre les FARC.

Hugo Chavez a donc entrepris une véritable croisade militaire et diplomatique visant à isoler Albaro Uribe et à le faire renoncer à ce plan. Les troupes vénézueliennes ont été mises en état d’alerte et le Président a déjà déclaré que si les effectifs Nord-Américains étaient renforcés en Colombie, ce serait le début d’une guerre qui pourrait agiter tout le sous continent. En parallèle, il a fait arrêter les approvisionnements à prix avantageux en pétrole qui étaient accordés à Bogota.

Ses fidèles alliés, Rafael Correa, Président de l’Equateur et Evo Morales de la Bolivie, se sont déjà alignés. Les autres chefs d’Etats de l’UNASUR (Union des Nations sud-américaines) se sont déclarés préoccupés. S’ils préféreraient éviter d’entrer dans le conflit, ils admettent que l’emprise militaire de Washington sur la région les préoccupe sans pour autant admettre le ton et les méthodes vindicatives employées par Hugo Chavez.
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Fédération de Russie, Relations Internationales »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 12 août 2009 à 12:00 | Aucun commentaire]

Un an après le conflit qui a confronté la Russie et la Géorgie, aboutissant à la déclaration non reconnue par la communauté internationale de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, ces deux pays restent violemment opposés. Depuis plusieurs jours, les deux voisins multiplient les menaces et les provocations sur le plan militaire.

Un parlementaire géorgien et des militaires américains constatent les dégats en septembre 2008.

Du côté géorgien le président Saakachvili fait de gros efforts pour reconstruire l’armée de son pays, sérieusement affaiblie par l’offensive russe de l’année dernière. L’armée joue ces temps-ci un rôle important dans la vie politique du pays et le chef d’Etat chercher à écarter les menaces de l’influence moscovite. Tous les généraux formés en Russie ont été remerciés au profit de nouveaux officiers ayant suivis des formations dans le cadre de l’OTAN.

M. Saakachvili est soumis à une forte pression de la rue. Une partie de la population s’oppose à lui souvent grâce à un appui d’origine russe. Au mois de mai, des militaires géorgiens s’étaient retournés contre leur gouvernement. Un régiment de cavalerie blindée s’était révolté, son commandant dénonçant les choix du président. Tout au long de l’année, de nombreuses manifestations et des blocages ont éclaté partout dans le pays.
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Afrique, Relations Internationales, Terrorisme »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 10 août 2009 à 23:09 | Aucun commentaire]

C’est la solution qu’envisage le journal Newsweek dans son numéro de cette semaine. Pour sortir les pays qui cherchent à aider le régime actuellement en place et pour donner sa chance à la Somalie, l’auteur Andrew Bast propose une hypothèse drastique pour résoudre le problème somalien.

Le bilan de l’action internationale dans ce pays est en effet catastrophique. La Somalie a été frappée par de nombreux conflits claniques et par la famine depuis la moitié des années 70. Depuis 1990, elle est plongée dans une guerre civile permanente. Pour tenter d’aider la population, les Nations Unies, Etats-Unis en tête, ont voulu entreprendre plusieurs opérations. Depuis le fiasco de l’opération Restore Hope en 1993 jusqu’à la montée en puissance des groupes islamistes, Al-Shebaab en particulier, les succès sont maigres.

Actuellement, deux dangers originaires de la Somalie menacent les autres pays. Le premier, c’est celui de la piraterie. Les bandes de pillards qui parcourent le golfe d’Aden et les côtes somaliennes sont de plus en plus nombreux et de mieux en mieux organisés même si leurs moyens restent pour l’instant rustiques. Le deuxième, c’est celui de la radicalisation religieuse du pays. Parmi les différents groupes islamistes, les Shebaabs, des jeunes particulièrement violents, à l’origine de plusieurs attentats, enlèvements et pillages de bâtiments onusiens, adoptent un discours avec lequel il est difficile de composer.
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