Le Colonel Michel Goya, tenancier du blog La voie de l’épée (et auteur de plusieurs ouvrages dont Res Militaris) est l’invité du prochain Café Stratégique (8 décembre 2011) . Thème : « La parole est à la Défense. La vie complexe des idées stratégiques non institutionnelles ».
Les lecteurs avertis se rappellent notamment de l’affaire du retrait de l’article Michel Goya, le colonel qui parle trop ? du site lemonde.fr en juin dernier.
La pensée stratégique peut-elle exister, se déployer et vivre, en dehors du cadre des organismes officiels militaro-civils, qu’il s’agisse de l’IRSEM, de l’IHEDN ou autres ? C’est-à-dire, mais pas seulement, sans nécessairement se faire l’écho du discours officiel, notamment cadré par le Livre blanc, contraint par la strate politico-politicienne et les opérations en cours ? Les individus appartenant par ailleurs à la sphère publique de la défense, peuvent-ils s’exprimer librement en tant que « citoyens avertis » ou ont-ils un devoir de réserve ? Est-on légitime et pris au sérieux quand on ne fait pas partie de l’intelligentsia officielle ? Quel accueil est fait à ces idées par les institutions, sont-elles ouvertes à la critique, à l’échange avec l’extérieur ?Peuvent-elles avoir une quelconque influence sur le cours des choses ? Quel est leur intérêt ? Leurs auteurs s’exposent-ils, le cas échéant, à des conséquences fâcheuses pour leur carrière (on se rappelle de Mac Mahon qui menaçait d’effacer du tableau d’avancement tout officier dont le nom se serait trouvé sur la couverture d’un ouvrage) ? Une idée qui se développe hors du cadre institutionnel est-elle nécessairement « politiquement incorrecte » ? Quels sont les espaces de réflexion non-institutionnels ouverts à ceux qui n’ont pas le badge ?
Sujet extrêmement intéressant, notamment pour l’Alliance Géostratégique, qui, à son très modeste niveau se veut un lieu d’échanges d’idées hors de tout cadre officiel…
Venez nombreux le jeudi 8 décembre 2011 à 19h-21h au café Le Concorde (239 bd Saint-Germain, Paris – Métro : Assemblée Nationale) !
Voir aussi : Officiers, exprimez-vous… mais bien et pas trop ?
L’auteur de ces lignes est dans DSI ce mois-ci. Un article sur le devoir de réserve. La réalité de cette loi abolie continue pourtant de dicter craintes et hésitations dans l’esprit des officiers. Un numéro riche en articles originaux et des plus intéressants qui pourra vous occuper jusqu’au petit Noël.
Résumé de l’article : Le devoir de réserve continue d’être brandi lorsque des officiers sortent des clous. Exprimer des opinions trop différentes de celles en cours reste risqué. Alors que le débat, tant en interne qu’en public, est admis comme nécessaire pour la bonne santé du niveau stratégique de nos armées, les politiques entretiennent un climat menaçant. Plutôt que de mettre en péril leurs carrières, les militaires préfèrent en général rester réservés, d’autant plus que le contexte stratégique actuel, entre tournant doctrinal et réformes, frôle systématiquement les frontières du politique.
D’autres articles passionnants par ailleurs : une réflexion approfondie sur le pacte entre l’Inde et l’Afghanistan; l’espace, nouvelle zone de guerre; un compte-rendu complet de l’exercice des forces spéciales « Gorgones 2011″ et adaptiv, nouveau concept de blindage.
Défense et Sécurité Nationale n°76, dans tous les bons kiosques pour 6,70€.
Départs à Kandahar. Les Rafales Air de l’armée française ont définitivement quitté le théâtre afghan pendant que les Canadiens terminent de se désengager. Le retrait de ce théâtre progresse : 260 hommes et 4 aéronefs sont déjà partis et devraient rapidement être suivis par 200 autres soldats tricolores.
Le retrait en Afghanistan continue. Un premier détachement aérien a quitté Kandahar. Les trois Rafales et les personnels liés, soit quelques 60 militaires, sont revenus mercredi en France. Ne restent pour l’Armée de l’air que trois Mirage 2000D et 120 soldats. La source à l’origine de cette information, citée par l’Agence France presse, évoque également le départ d’un Cougar de Kaboul.
Ce mouvement descendant définitif suit un premier départ survenu au mois d’octobre dernier. Un premier détachement de 200 hommes de l’Armée de terre, des légionnaires du 2ème Régiment étranger parachutiste de Calvi, avait quitté l’Afghanistan. 200 autres soldats français doivent encore quitté ce théâtre d’ici la fin de l’année. Il s’agira principalement de soldats déployés en Surobi et de membres des OMLT.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a décidé d’accélérer le retrait français d’Afghanistan suite à un mois de juillet particulièrement meurtrier. Depuis, les soldats français laissent l’initiative à leurs homologues afghans qui vont devoir progressivement prendre en charge les différentes régions du pays. (Lire la suite…)
Un tiers des emplois du secteur de l’armement pourrait être menacé, prévient l’industriel FN Herstal. Le gouvernement belge semble pourtant bien décidé à durcir les conditions d’exportation. Bruxelles s’inquiète de son éthique : il ne faudrait pas refaire l’erreur Kadhafi et retrouver des fusils liégeois perdus dans la nature.
Ils ne rigolent pas les syndicalistes belges. Les employés en grève de plusieurs entreprises d’armement menacent de mettre tout le bassin liégeois »à feu et à sang ». Les manifestants, principalement salariés de FN Herstal et des Forges de Zeebruge, s’inquiètent d’un durcissement des conditions d’exportations d’armes. En Belgique, ce secteur est crucial : il concerne 15 000 emplois directement, sans compter familles et bassins d’emploi.
Le gouvernement veut en effet réformer les conditions d’accord pour un contrat d’exportation vers l’étranger. Il espère remettre l’éthique et la gouvernance au coeur de ces négociations. Une simple mise à niveau avec l’Europe assure t-on à Bruxelles. Dans les faits, les législations belges pourraient effectivement devenir plus sévères que certains de ses voisins, notamment la France. Dans l’hexagone, malgré une politique offensive de l’Etat en matière d’exportation, les industriels se plaignent aussi de ne pas avoir autant d’avantages que certains de leurs concurrents et d’être limités par ces règles d’éthique.
Sur le dossier belge, la décision gouvernementale reste pourtant pertinente. Au coeur des débats, un contrat passé en 2009 avec la Libye fait tâche. 11,5 millions d’euros d’armes légères et de munitions mises à disposition du dictateur Mouammar Kadhafi. Des armes qui auront servi à tenter de mater la révolte. Des armes qui circulent à présent sans aucune forme de contrôle depuis l’Afrique du nord jusqu’au Moyen-Orient. (Lire la suite…)
Une dizaine de kits d’intégration de lance missiles Javelin ont été livrés en Afghanistan. Ils équiperont des VAB Eryx et participeront à l’appui tactique des troupes déployées. Ces armes avaient été commandées en juin dans le cadre d’un contrat urgence opérations.
Renault Truck Defense vient d’annoncer dans un communiqué avoir livrer une dizaine de kits d’intégration Javelin pour Véhicules blindés de l’Avant (VAB) en Afghanistan. Commandés en urgence par la DGA en juin derniers, ils sont arrivés sur le théâtre en octobre. Le blindé sera le premier à pouvoir déployer cette arme collective et en disposera sur sa version Eryx.
Les kits en question, développés en six mois par l’industriel, comportent les éléments suivants : deux postes de tir, deux trépieds et six missiles. Les personnels de l’Armée de terre terminent actuellement sa mise en condition opérationnelle.
L’armée de terre française avait commandé quelques 76 postes de tir et 260 missiles en 2010 afin d’équiper ses régiments en Afghanistan. Le 152ème Régiment d’infanterie de Colmar et le 1er Régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers avaient été les premier à les utiliser. (Lire la suite…)
Le lieutenant-colonel Stéphane Caffaro avait ému tout un public militaire lors du colloque sur les opérations extérieures mardi dernier. L’officier, blessé en Afghanistan, a perdu une jambe. Il a malgré tout témoigné de beaucoup de courage et de dignité, prouvant avec force l’importance de porter l’uniforme. Une interview à retrouver sur Atlantico.fr
Ils sont plusieurs dizaines comme lui chaque année. Des blessés plus ou moins grave en Afghanistan. Une partie d’entre eux ne retrouvera jamais ses capacités physiques ou mentales. Si les tués en opérations ne sont guère médiatisés, les blessés le sont encore moins. Invisibles, leur nombre reste flou, leur devenir incertain.
Le lieutenant-colonel Stéphane Caffaro, officier-adjoint du 21ème Régiment d’Infanterie de Marine de Fréjus, a perdu une jambe en Afghanistan. Après de longs mois de souffrance, il a retrouvé l’uniforme. Il raconte la blessure, la douleur, le doute. Il raconte aussi le sentiment d’abandon au sein d’une société qui ne reconnait guère le statut de ses anciens combattants dont toute une génération passée par l’Afghanistan reste âgée d’à peine 25 ans.
A lire sur Atlantico : « Blessé de guerre en Afghanistan, j’attend que la société française me reconnaisse comme tel… »
Faut-il juger George Bush ? En voila une bonne question. L’ancien Président américain, commandant en chef de la guerre globale contre le terrorisme, a encouragé ses troupes à des dérives qualifiables de crimes de guerre. La torture notamment, remet en question les grandes valeurs américaines, sacrifiées sur l’autel de la sécurité bâclée. Human Rights Watch fait le point.
George W. Bush, un criminel comme les autres ? C’est en gros l’idée que défend ce court ouvrage, version étoffée et argumentée d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch. Les choix politiques effectués par l’ancien Président dans la guerre globale contre la terreur le rendent responsable de nombreuses dérives. Arrestations arbitraires et tortures sont ainsi directement qualifiées de crimes de guerre par les auteurs.
Sans remettre en cause la légitimité des Etats-Unis à poursuivre coûte que coûte les responsables des attentats et leurs soutiens, ce document interroge sur le rôle d’exemple que devrait avoir les grands pays démocratiques. Washington, en consentant à remettre en cause ses idéaux pour poursuivre ses ennemis, risque d’envoyer un signal bien négatif au monde. Déjà, un peu partout dans le monde musulman, la démocratie américaine est plus synonyme de Guantanamo ou d’Abou Graïb que de droits de l’homme.
George Bush n’a jamais caché sa position. Lorsque son chef de la CIA, George Tenet, lui demandait la permission de torturer un détenu accusé de terrorisme, il répondait simplement « Bien sûr que oui« . Une position qu’il a revendiqué dans ses mémoires. De fait, il admet avoir encouragé des pratiques systématiquement condamnées par les réglementations internationales. (Lire la suite…)
Les cendres du général Bigeard, faute de pouvoir rejoindre Dien Biên Phù selon ses voeux, devraient terminer aux Invalides. La décision du ministère de la Défense fait polémique. Plusieurs dizaines de personnalités ont entrepris d’obtenir son annulation, estimant que le geste fait débat, tant sur le plan de la mémoire que de la politique.
Le transfert des cendres du général Marcel Bigeard aux Invalides ne fait pas l’unanimité. Une pétition circule pour réclamer l’annulation de cette décision de l’Etat. Des intellectuels, des journalistes, des anciens appelés d’Algérie, des chercheurs, civils ou militaires. Tous semblent d’accord pour dire que le général Bigeard, s’il a mobilisé une partie de l’opinion, est trop contestable pour reposer aux côtés de héros de la défense française.
« On nous présente cet officier comme un héros des temps modernes, un modèle d’abnégation et de courage », expliquent les auteurs de la pétition, « il a été un acteur de premier plan des guerres coloniales, un « baroudeur » sans principes, utilisant de des méthodes souvent ignobles ». « Nous n’acceptons pas que la notion d’héroïsme soit liée à l’histoire de cet homme », déclarent les signataires.
Pour eux, l’inhumation du célèbre général aux Invalides est un geste détestable pour les familles des morts vietnamiens ou algériens. Marcel Bigeard, s’il symbolise pour beaucoup le courage de l’armée française dans les conflits sanglants qu’on été l’Indochine et l’Algérie, reste lié à des guerres encore très contestées : celles de l’héritage colonialiste. Les massacres parfois aveugles, la torture et le mépris des combattants indigènes restent des boulets que l’armée française traîne avec le souvenir de ces engagements. (Lire la suite…)
Lors d’une explosion, le souffle apporte son lot d’effets négatifs sur les corps des soldats exposés. L’armée américaine se penche actuellement sur les dommages causés sur les cerveaux des hommes dont un nombre important se plaint de douleurs internes. Dans les mois qui viennent, les premières unités devraient bénéficier d’une panoplie complète de senseurs destinés à soutenir la recherche. Dans l’espoir de pouvoir fabriquer des casques plus efficaces.

200 000 soldats américains se plaignent de douleurs cérébrales suite à leurs campagnes en Afghanistan et en Irak.
Des soldats ayant été soufflé par les déflagrations de bombes en Afghanistan se plaignent de douleurs à l’intérieur de la boîte crânienne. Ils seraient près de 200 000 dans ce cas, nous apprend le journal américain Stars and Stripes, à être revenus ces dernières années d’Afghanistan ou d’Irak avec ce type de blessures. Des conséquences directes de la violence des chocs causés par les explosions, fussent-elles parfois à plusieurs centaines de mètres de la victime.
Le souffle des explosions peut se déplacer jusqu’à 2500 kilomètres par heure. Un mouvement d’une telle violence qu’il peut propulser un homme au sol ou stopper net un véhicule blindé, secouant tous ses occupants. La vague de pression qui accompagne le souffle pénètre le crâne et inflige des dommages parfaitement invisibles aux cerveaux des soldats.
L’armée américaine a commencé à déployer une palette de systèmes de surveillance : des capteurs, des enregistreurs de données et des boîtes noires dans les véhicules pour enregistrer toutes les informations concernant une explosion. D’ici mars prochain, les premières unités en Afghanistan devraient disposer sur leurs casques et leurs gilets pare-balles de petits senseurs. Les équipes de secours pourront ainsi directement prendre conscience de la force du souffle subit, sans attendre un retour dans les hôpitaux en Allemagne. (Lire la suite…)
Fin de course pour le projet franco-israélien d’une version tricolore du Heron. Le Sénat coupe la bourse au ministère de la Défense qui ne pourra ainsi pas imposer son choix. Le budget finalement concédé ne laisse place qu’à une seule solution : l’achat sur étagère de Reapers américains. Des bricolages économiques pour une solution de courte durée … en attendant la nouvelle génération d’engins en développement.
Le Sénat a tranché : il n’y aura pas de version tricolore du drone israélien Heron. C’était pourtant la proposition qu’avait retenu le ministre de la Défense, plébiscitée par la Direction générale de l’armement (DGA) et le ministère. Gérard Longuet avait opté l’été dernier pour un partenariat industriel entre l’israélien IAI et le français Dassault Aviation.
Au Sénat, on a préféré favoriser l’américain General Atomics et son drone Reaper, descendant du Predator. Un achat sur étagère qui générerait moins de coût mais qui serait surtout plus adapté aux besoins de l’armée française. Le Chef d’Etat-Major des Armées, l’amiral Guillaud, s’était d’ailleurs lui même prononcé en faveur de cette solution. Les sénateurs fustigent en passant la politique de la DGA qui n’a pas ouvert d’appel d’offre à l’Américain.
Pour parvenir à leurs fins, les parlementaires ont revu le crédit accordé pour cet achat. Il sera finalement de 209 millions d’euros. C’est 109 millions de moins que ce qui était prévu par la loi de finance 2012. Cette différence, c’est en réalité celle qui sépare le coût des Reapers américains et celle des Herons franco-israélien. (Lire la suite…)
La reconversion des anciens militaires est un enjeu clef pour l’armée. Parmi les partenaires clefs de l’institution, l’association des entreprises partenaires du ministère de la Défense soutien cette démarche. Son président, Patrice Lefort-Lavauzelle, témoigne de l’intérêt de cette population pour les recruteur.
Romain Mielcarek – Pour une entreprise du secteur de la défense, quel intérêt y a-t-il à recruter d’anciens militaires ?
Patrice Lefort-Lavauzelle – Le recrutement d’anciens militaires ne concerne pas seulement les entreprises du monde de l’armement mais toutes celles, de la TPE au grand groupe international, qui ont besoin d’une expertise technique mais aussi d’un « savoir être ». Don de soi, respect d’une certaine hiérarchie, souci du compte-rendu, habitude de travailler sous stress, esprit d’équipe… Ce sont des valeurs de plus en plus rares au sein de l’entreprise et pourtant fondamentales.
Quels sont les profils les plus attractifs ?
Le profil idéal serait sans doute une expertise technique alliée à ce fameux « savoir être ». Certains sous-officiers et officiers-mariniers, voire officiers, mais chaque cas est par définition unique ! (Lire la suite…)
Petit bilan aujourd’hui pour l’armée française, réunie autour de quatre tables rondes, sur une année d’opérations extérieures. Un bilan positif sur des missions menées dans l’urgence et reposant sur la réactivité des forces. Des opérations dont l’une des principales prérogatives est l’aval des institutions internationales. Menées au nom de la paix, elles laissent presque penser que l’armée française tend à remplir un rôle que l’on pourrait penser dévolu aux casques bleus.
« Nous ne sommes plus dans une politique de la canonnière », s’amuse Gérard Longuet en ouverture du colloque organisé aujourd’hui sur les engagements opérationnels de 2011. « L’objectif, c’est de mettre en œuvre le droit international », complète le ministre de la Défense. Cette fois c’est officiel, l’armée française a une vocation humanitaire.
Autre invité aux tables rondes, Jean-David Levitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, se souvient de la volonté humaniste du chef de l’Etat lorsqu’il a fallut prendre une décision concernant la Côte d’Ivoire et la Libye. « Impossible pour le président d’être le témoin de l’impuissance internationale », témoigne t-il.
Les soldats français, devenus des casques bleus au service des Nations unies ? Adjoint de Ban ki Moon en charge des opérations de maintien de la paix présent en Côte d’Ivoire au cœur de la crise, Alain Le Roy confirme. Il savait que les forces de l’Onuci ne faisaient pas le poids. Alors quand le Conseil de Sécurité a validé une intervention contre les armes lourdes de Laurent Gbagbo, il a fallut soigner la forme : les hélicoptères blancs ont ouvert les hostilités à 17h… relayés dans l’heure par ceux de la Licorne, seuls capables d’opérer de nuit. Tellement efficace qu’Alain Le Roy regrette de ne pas pouvoir profiter d’une telle solution plus souvent : « au Congo, j’aurais aimé avoir un battlegroup européen vu qu’il n’y a pas la France ». (Lire la suite…)
Dans la région du Sahel, le terrorisme implique une menace beaucoup plus large que son nom ne l’implique. Sous la bannière d’Al Qaida pour le Maghreb Islamique (AQMI), c’est une activité variée qui s’organise : trafics, contrebande, crime. A Dakar, les autorités sénégalaises ont invité celles d’une dizaine de leurs voisins pour réfléchir aux mesures à adopter pour réagir de manière efficace contre ces nouvelles menaces, notamment sous leur forme numérique

Des marins sénégalais apprennent à contrôler des navires à la recherche de tout produit illégal pouvant financer le terrorisme et les réseaux criminels.
Les Sénégalais ont choisit leur camp dans la lutte contre le terrorisme : ils veulent jouer un rôle actif dans la lutte contre les cellules présentes dans la région. « Nous nous engageons à soutenir toutes les stratégies de riposte qui seront mises en place pour vaincre le phénomène du terrorisme et de l’extrémisme religieux sur toute sa dimension« , a promis le ministre des Affaires étrangères, Mamadou Ndiaye. Les autorités sénégalaises semblent bien décider à mettre en place une gamme complète de moyens de riposte.
Des responsables des différents milieux de la société civile se sont réunis aujourd’hui dans le cadre d’un séminaire lié à la cybercriminalité au service du terrorisme. A Dakar, politiques et forces de sécurité semblent avoir compris l’ampleur des actions des fidèles d’Al Qaida dispersés dans le Sahel voisin. Depuis plusieurs mois, la presse alerte régulièrement la population sur la présence de combattants djihadistes aux frontières du Sénégal. L’objectif à présent est de former des experts compétents dans une dizaine de pays africains afin de neutraliser les efforts des soutiens d’AQMI.
Les terroristes qui pullulent un peu plus au nord continuent de se déplacer librement dans la région. A plusieurs reprises, les autorités de plusieurs pays dont le Sénégal, la Guinée, le Mali ou encore la Mauritanie ont eu besoin du soutien de policiers et de forces françaises pour localiser et appréhender des groupes criminels plus ou moins impliqués dans le terrorisme islamiste. (Lire la suite…)
Les extra-terrestres fascinent depuis maintenant plus de 60 ans. Au delà du phénomène médiatique et de la flopée de farfelus qui déambulent dans ce milieu, l’observation d’évènements concrets et indéniables interroge. Le rapport cometa regroupe les études et les suggestions d’une poignée de spécialistes de haut niveau pour permettre à la défense française d’appréhender ce qui pourrait être un jour une question de sécurité nationale.
Des soucoupes, des lumières vives et changeantes, des objets non identifiés. Ce type de phénomène est aujourd’hui reconnu comme fréquent dans le ciel. Les pilotes sont de plus en plus sensibilisés à ces questions. Et pour cause, nombre d’entre eux ont déjà été confronté aux fameux OVNIs. Ils apprennent à appréhender la chose dans un cadre le plus sécurisé possible, loin d’être catégorisés comme illuminés.
Un groupe d’anciens auditeurs de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale s’est penché il y a une quinzaine d’années sur la question OVNI. Leur rapport avait fait l’effet d’une bombe dans les médias : des individus tout ce qu’il y a de plus sérieux et de plus avertis sur les questions aéronautiques faisaient part de leur conviction qu’une forme d’intelligence extra-terrestre visite régulièrement notre espace aérien.
Le rapport, après citations d’une série de cas un peu partout dans le monde, décrit la manière dont ces phénomènes sont suivis et analysés en France. Une étude sérieuse dont ils se félicitent. Ils pointent cependant du doigt l’absence de prospective stratégique de la part du ministère de la Défense qui ignore cette menace potentielle pour la sécurité nationale. Si les « visiteurs » ne se sont jamais montré hostiles, ils auraient à plusieurs reprises approcher et suivi des aéronefs ou des installations militaires. (Lire la suite…)
Les amateurs d’enquêtes et de secrets d’Etat ont suivi Clearstream avec attention. Manipulations est un nouveau webdocumentaire publié par France Télévision qui permet aux internautes de reprendre les archives et de refaire le travail d’investigation. Un objet d’une rare qualité qui utilise au mieux les dernières innovation de ce type de média.
Clearstream. Le nom, bien que connu de tous les Français, cache de vastes manipulations financières et politiques. Manipulations, c’est le mot qu’ont retenu une poignée de journalistes qui décide en 2008 de reprendre le travail de Dennis Robert afin de mettre les éléments de l’enquête à plat. Une série de films tournés sur France 5 et surtout, ce qui nous intéresse ici, un webdocumentaire particulièrement complet.
Cette expérience numérique permet à l’internaute de passer du stade de spectateur à celui d’acteur. Les archives de la presse et de l’INA sont ici à la disposition de ceux qui aimeraient comprendre les arcanes de l’Affaire Clearstream. Grâce à un montage ingénieux, puisant dans les nouveaux outils du webdocumentaire, Upian, Yami 2 et France Télévision fournissent ici un objet d’une grande qualité. C’est à vous d’aller creuser et d’interroger les différents personnages de l’emblématique enquête : Dennis Robert ou encore Ihad Lahoud.
Menez l’enquête sur Clearstream avec Manipulations, le webdocumentaire sur France Télévision.