Doctrine, stratégie, réfléxions, France, Médias »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 20 nov 2011 à 22:17 | 5 commentaires]

 En France, des musulmans choisissent d’opter pour un islam radical. Un islam dans le respect des textes estiment ceux qui en font un combat pour le respect d’une pratique religieuse exacerbée. Rencontre avec ces pratiquants pour qui la religion est une lutte au quotidien face à une République qu’ils trouvent étouffante.

Symboles, image, les outils d'une société retournés contre elle.

« L’islam est le futur pour l’occident, c’est le futur pour Paris, c’est le futur pour la France et c’est le futur pour l’Europe. » Orateur d’excellence au discours sans défauts, Abu Izzadeen était venu prêter main forte aux islamistes français pour défendre la burqa le 9 avril dernier. Ce Britannique naturalisé, passé par les prisons de son île d’accueil pour apologie au terrorisme, sait comment subjuguer son auditoire. « L’islam prendra toutes les capitales une par une. » Pas question de violence ou de djihad pourtant, le charismatique chef d’un mouvement plusieurs fois interdit par les autorités de Sa Majesté sait qu’il n’a rien à y gagner : « l’islam est dans les rues, dans les journaux, dans les magazines, c’est un sujet de discussion car c’est une alternative ».

« Nous sommes définitivement un danger pour les démocratie de l’ouest », expliquait-il devant une grosse centaine de personnes à la Courneuve, « pas parce que nous portons des armes mais parce que nous portons des idéaux ». Les islamistes rigoristes français, principalement représentés par un collectif baptisé Forsane Alizza, « les cavaliers de la fierté », admirent le personnage et son efficacité. Ils veulent reproduire le modèle ici en organisant manifestations et médiatisation. Plus que de la communication, ils cherchent à mobiliser une partie de la communauté musulmane harassée par les frustrations. Ils s’appliquent à être présents sur tous les fronts : charia, burqa, prières de rue, discriminations.

L’entreprise a tout d’un artisanat associatif à ses débuts. Les journalistes ne répondent pas à l’appel. Ils passent pour des fous furieux. « Vous aimez les barbus ? Vous allez en avoir », promettait alors leur porte-parole, Abou Hamsa. Entre procès et médias, ils commencent pourtant à maîtriser les rouages d’une société qu’ils combattent avec ses propres armes. Entre peur d’un islam incompris et droit à la liberté de culte, ils gagnent une légitimité d’apparence qui parvient à faire passer des messages parfois dangereux pour la République. Ça fonctionne tellement bien que l’émission Enquête exclusive les a choisit pour illustrer « De Paris au Yémen, ces Français qui choisissent l’islam radical ». (Lire la suite…)

Médias »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 19 nov 2011 à 17:00 | 4 commentaires]

Modern Warfare est devenu une référence dans les jeux de tir modernes. Son dernier né a déjà explosé tous les records en une semaine. La licence reste très populaire grâce à un scénario catastrophe prenant et un mode multijoueur attractif. Pourtant, si le soft devrait facilement être l’un des jackpot de l’année, il n’est pas forcément exceptionnel. L’histoire pêche malgré des moyens qui semblent illimité et franchement, on y croît pas vraiment.

Presque un milliard de dollars de chiffre d’affaire en une semaine. La sortie du nouvel opus de la série Call of Duty, Modern Warfare III, est en train de battre tous les records de vente. Activision-Blizzard, l’éditeur, espère approcher la vingtaine de millions d’exemplaires vendus d’ici la fin de l’année. Le jeu n’a pourtant rien d’innovant et reprend tous les éléments qui lui ont permis de faire recette par le passé : beaucoup d’action, un scénario catastrophe plongeant le joueur au milieu d’une guerre comme on n’en a jamais vu et des héros des forces spéciales tous plus surhumains les uns que les autres.

Le nombre de jeux de tir à la première personne s’est multiplié en fin d’année. Approche des fêtes oblige, chacun veut pouvoir profiter de la poule aux oeufs d’or. C’est un autre titre, Battlefield 3, qui est le plus susceptible de tenir tête au géant Call of Duty. Quelques autres devraient surfer sur la même vague : Gear of War 3 ou encore Resistance 3. Tous promettent graphismes et scénarios hors du commun, accompagnés d’un mode multijoueur novateur. En la matière, Call of Duty et Battlefield devraient garder la main grâce à une importante communauté de joueurs en ligne. (Lire la suite…)

France, Moyen-Orient, Relations Internationales »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 18 nov 2011 à 23:59 | 2 commentaires]

La France a décidé de prendre la tête des manoeuvres diplomatiques contre la Syrie. Alain Juppé, en visite en Turquie, a réafirmer la volonté de Paris de mener les Nations unies à voter des résolutions fermes contre le régime de Bachar al-Assad. Ni la France ni ses alliés ne semblent pourtant prêts à prendre les armes. Tous comptent sur l’isolement croissant du dictateur et la montée en puissance de l’armée rebelle pour mettre fin à la crise. En espérant échapper à une guerre civile.

L'objectif pour Paris : convaincre le Conseil de sécurité de voter une résolution contre le régime syrien.

Convaincre le Conseil de sécurité. C’est l’objectif que s’est fixé Alain Juppé alors qu’il déclarait aux côtés du ministre des Affaires étrangères turc sa volonté de faire avancer la position internationale face au régime de Bachar al-Assad. « Le moment est venu d’unir nos efforts pour accentuer les sanctions », a expliqué le ministre au cours d’une conférence de presse commune avec son homologue. « Il n’est pas normal que sur une crise de cette ampleur et j’espère que ceux qui bloquent aujourd’hui toute résolution [...] vont enfin prendre conscience de la réalité », a-t-il ajouté.

Pour l’instant, seules l’Europe et la Turquie ont commencé à appliquer des mesures d’ordre économique. La Ligue arabe a réclamé l’arrêt de la répression et l’ouverture du pays à des observateurs internationaux. Sur le terrain, ces décisions ont eu pour conséquence l’attaque des ambassades des Emirats arabes unis et du Maroc. La France, qui a décidé de rappeler son ambassadeur, a également vu son consul honoraire de Lattaquié et sa représentation à Alep pris à parti.

Bachar al-Assad a condamné ces violences, organisées en coulisses par ses fidèles. Si Paris aimerait bien parvenir à convaincre le Conseil de sécurité, Moscou a d’ores et déjà appelé à de « la retenue ». La Chine, frileuse pour soutenir les résolutions contre la Libye, ne devrait pas non plus être des plus enthousiastes. La diplomatie tricolore cherche en même temps à influer sur l’Assemblée des nations afin de continuer d’isoler le régime syrien. (Lire la suite…)

Armée de Terre, France, Histoire, traditions et patrimoine »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 17 nov 2011 à 16:00 | 5 commentaires]

Les appels à la mobilisation pour rendre hommage aux soldats tués en Afghanistan commencent à porter leurs fruits. Une foule plus nombreuse que les fois précédentes s’est réunie aujourd’hui pour adresser ses adieux au légionnaire tué lundi. Le rassemblement reste malheureusement loin de représenter le peuple français, la plupart des présents appartenant ou ayant appartenu à des institutions d’Etat.

Un ancien légionnaire salue la dépouille mortelle de Goran Franjkovic.

Le nombre de personnes mobilisées pour rendre hommage à Goran Franjkovic aujourd’hui était beaucoup plus impressionnant que les fois précédentes. Le mot semble être passé et cette fois-ci, ils étaient près de 150 sur le pont Alexandre III pour saluer une dernière fois la dépouille du légionnaire tué en Afghanistan. « Au début, il n’y avait qu’une poignée d’anciens », remarque l’un des seniors en béret vert, « c’est bon signe, nous pourrons peut-être bientôt remplir l’avenue ».

Si la manifestation n’a pas l’ampleur de ce que l’on peut voir aux Etats-Unis et au Canada, elle gagne tout de même en ampleur. La presse aussi a reçu le message et est venue en nombre. Libération, AFP, France Télévision … chacun a joué le jeu : quelques images et l’interview de quelques passants.

Il reste cependant un détail qui interpelle : une très grande majorité des mobilisés sont des anciens combattants. Une fois enlevés les corps de l’Etat : militaires, policiers, pompiers; et les associations : IHEDN, chercheurs et étudiants spécialisés, anciens combattants … il ne reste plus grand monde sur le pont. Les Français ne semblent pas encore prêts à se rassembler, même si l’information avait cette fois-ci beaucoup mieux circulé. (Lire la suite…)

Economie, France, Politique »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 16 nov 2011 à 18:37 | Un commentaire]

Ouest France nous apprend que la CFDT Défense de Haute Bretagne refusera demain de rencontrer Gérard Longuet. Le ministre de la défense, en visite pour suivre l’avancée de la réforme de la défense, devrait défendre son bilan. Les syndicalistes et le ministre ne sont pas d’accord sur le succès des mesures proposées.

Le ministre rencontre militaires et civils à Saint-Germain en Laye.

Gérard Longuet se rend demain à Rennes « dans le cadre des rencontres territoriales de la réforme de la défense ». Derrière ce terme barbare, il s’agit surtout pour le ministre de la Défense de discuter avec les acteurs locaux sur les meilleures manières de franchir le révision générale des politiques publiques (RGPP). « Nous expliquer comment faire passer la pilule des futures restructurations », traduit la CFDT Défense de Haute Bretagne. Pour le syndicat, pas question de participer aux tables rondes. Il préfère inviter les travailleurs de ce secteur à manifester leur colère devant la gsbdd (groupement de soutien de la bse de défense) de Rennes.

Malgré les bons résultats annoncés par le ministre en matière de reclassement, les syndicalistes dénoncent de nombreux cas pour lesquels il reste difficile de trouver une solution. Pour eux, boycotter le ministre est une manière de montrer qu’ils ne soutiennent pas sa politique. Radicaux, ils réclament « une pause de toutes les réformes initiées sous le dogme uniquement comptable de la rgpp ».

Gérard Longuet fait une tournée des régions militaires. Il est déjà passé par Lille, Toulon ou encore Saint-Germain en Laye (Paris) pour rencontrer les acteurs de la réforme. Personnels militaires ou civils peuvent ainsi exprimer leurs craintes ministre qui cherche à convaincre. L’objectif est de faire en sorte que les mesures prises pour diminuer les coûts ne pénalisent pas l’opérationnel et se fassent dans une atmosphère la plus positive possible. Il se rendra par la suite à Bordeaux, Lyon et Metz au cours des trois prochaines semaines. (Lire la suite…)

Moyen-Orient »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 16 nov 2011 à 11:03 | 2 commentaires]

Des groupes de soldats de l’armée libre syrienne ont attaqué cette nuit un centre de renseignement près de Damas. Une attaque d’envergure, menée par plusieurs groupes dispersés qui ont pris pour cible plusieurs postes militaires du secteur. Si la mission de sauvetage pour libérer des détenus des services secrets a échoué, les rebelles ont montré leur capacité à toucher le coeur du régime syrien.

Un groupe de soldats rebelles a attaqué aujourd’hui le quartier général des services de renseignement aérien à Herasta, dans la banlieue de Damas. La principale attaque, menée par trois groupes, a visé le bâtiment central avec grenades, roquettes et armes automatiques. D’autres groupes ont pris à partie des postes de contrôle militaire dans d’autres quartier de la banlieue. Aucune information n’a été communiqué sur d’éventuels morts et blessés. Ils avaient pour objectif la libération de prisonniers détenus par les services secrets. S’ils n’ont pas atteint leur but, ils ont assuré après cette opération que ces derniers allaient bien.

L’observatoire syrien des droits de l’homme, basé à Londres, assure que les désertions se sont multipliées ces dernières semaines. Des combats ont eu lieu entre les forces loyalistes et l’armée libre syrienne. Hier un affrontement a coûté la vie à 34 soldats et 12 rebelles dans le sud de la Syrie, à Deraa.

L’armée libre syrienne est un rassemblement de déserteurs qui s’est placé sous le commandement du colonel Riad al-Assad, qui serait réfugié en Turquie. Depuis juillet, les effectifs de cette force rebelle ont augmenté sans qu’il soit possible d’évaluer leur nombre. Dans différents reportages, des journalistes ont pu rencontrer des combattants cachés un peu partout, en Syrie et dans les pays voisins, attendant de pouvoir se regrouper et de reprendre les armes sous l’étendard rebelle. (Lire la suite…)

Israël, Moyen-Orient, Relations Internationales »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 15 nov 2011 à 16:08 | 2 commentaires]

Le ministre des Affaires étrangères israélien, habitué aux provocations, a proposé à des députés de confier la bande de Gaza à la Légion étrangère française. Avigdor Lieberman aurait évoqué cette idée avec un Alain Juppé probablement sceptique. La France continue de réclamer la levée du blocus.

Des légionnaires plutôt que des filles et des rameaux, la solution de Lieberman pour Gaza.

« Je n’ai pas d’objection à lever le blocus demain du moment qu’il y a une force pour inspecter tout ce qui entre dans la bande de Gaza et empêcher l’activité terroriste. » La proposition d’Avigdor Lieberman lors d’une réunion avec les députés des commissions affaires étrangères et défense a tout de la boutade. Il aurait proposé à Alain Juppé lors de sa dernière visite de déployer la Légion étrangère dans cette région à risques, assiégée par Israël.

Isolé sur sa position, Israël ne bénéficie que du soutien des Etats-Unis. L’entrée de la Palestine au sein de l’Unesco il y a quelques semaines a été une catastrophe diplomatique entraînant la perte d’importants financements pour l’agence de l’ONU. Une volonté de fermeté de la part de cette dernière qui, comme la France, continue de réclamer la levée du blocus sur la bande de gaza et l’arrêt de la colonisation.

Israël persiste à voir la bande de Gaza comme un repère de terroristes membres du Hamas. La multiplication des flotilles humanitaires n’a rien changé. Au contraire, le ministre des Affaires étrangères a fait allusion ironiquement à l’une de celles-ci, armée par des Français. La Légion plutôt que « des filles avec des rameaux d’olivier ». (Lire la suite…)

Afghanistan, Armée de Terre »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 14 nov 2011 à 16:13 | 2 commentaires]

L’Elysée nous apprend dans un communiqué qu’un 76ème soldat a été tué ce matin en Afghanistan. Ce légionnaire du 2ème REG a été touché par un tir insurgé alors qu’il escortait un convoi logistique de l’ANA.

Légionnaire 1ère classe Goran Franjkovic, tué le 14 novembre 2011 en Afghanistan.

Le légionnaire de 1ère classe Goran Franjkovic du 2ème Régiment étranger de génie (REG) de Saint-Christol a été grièvement touché par un tir à l’arme légère d’un insurgé ce matin en Afghanistan. Il a été évacué vers la FOB de Tagab puis par hélicoptère vers l’hôpital militaire de Kaboul. Il est malheureusement décédé en chemin, du fait de ses blessures. Il faisait partie de l’élément génie chargé d’éclairer et de déceler des explosifs en tête d’un convoi logistique de l’Armée nationale afghane dans la province de Kapisa. Il était âgé de 25 ans et servait depuis mars 2010 au sein de la Légion étrangère.

Un second soldat protégeant a également été légèrement blessé un peu plus tôt par un éclat de roquette. Lui aussi membre du 2ème REG, il a également été évacué vers Kaboul.

C’est le 18ème soldat tué cette année et le 76ème depuis le début de l’engagement français en Afghanistan en 2001. (Lire la suite…)

Livres, Recherche et technologies »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 14 nov 2011 à 16:04 | Aucun commentaire]

Les études sur le son n’ont rien de nouveau : elles étaient déjà largement entamées au cours de la Seconde guerre mondiale. L’intérêt pour les militaires est alors dans l’incapacité d’échapper à ses effets. Si l’on peut fermer les yeux pour se protéger d’une forte lumière, on peut difficilement fermer les oreilles. Depuis, de nombreux fantasmes se sont succédés dans les esprits des chercheurs qui espéraient mettre la main sur une nouvelle génération d’armements nouveaux.

Le son comme arme : les usages policiers et militaires du son.

Si les canons à vortex sonores n’ont pas vu le jour, certaines applications du son sont devenues incontournables aujourd’hui. Grenades assourdissantes ou aménagements sensoriels des lieux d’interrogatoires et d’incarcération sont connus par la plupart des armées. Le son, ou plutôt le bruit, est couramment utilisé pour désorienter l’ennemi. Les samuraïs japonais y avaient déjà pensé : ils chargeaient en hurlant dans des masques déformant leurs cris afin de faire peur à leurs adversaires. Rien de bien nouveau donc lorsque les marines américains balancent du hardrock à grand coups de hauts-parleurs dans les rues de Falloujah en Irak.

L’avenir semble reposer dans un usage mixte de ce type d’équipements. Des armes non létales destinées aussi bien à l’usage policier que militaire. Si les premiers font face à des difficultés croissantes, les seconds sont de plus en plus souvent déployés sur des missions de maintien de la paix et de contrôle des foules. Des opérations au cours desquelles il n’est pas possible d’user d’armes à feu. Des fusils sonores permettant de disperser les foules par une simple gène seraient donc un atout de choix.

Petit bémol, ces armes non létales sont loin d’être inoffensives. Surtout, elles ne permettraient pas pour l’instant de faire dans la nuance : comment éviter de toucher les enfants ou les honnêtes manifestants qui se retrouveraient pris dans l’action ? Plus grave, des destructions auditives définitives pourraient subvenir et représenter un véritable danger pour les personnes prises pour cible. (Lire la suite…)

Aéronautique, Industrie de l'Armement, Moyen-Orient »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 14 nov 2011 à 9:04 | Un commentaire]

Le salon de l’aéronautique de Dubaï a ouvert en fanfare ce matin. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas dans le domaine du civil que le premier gros coup est frappé mais dans celui du militaire : Abou Dhabi aurait fait une demande d’offre au consortium Eurofighter. Le Rafale est ainsi encore une fois mis sur la sellette alors que la fin des négociations était attendue pour la fin de l’année 2011.

Début de salon parfait pour l'Eurofighter qui marque les esprits dans le Golfe.

Douche froide pour l’arrivée de Gérard Longuet au salon de l’aéronautique à Dubaï. Le ministre de la Défense français a découvert ce matin en même temps que le reste des exposants que les négociations avec Abou Dhabi concernant l’achat de 60 Rafales n’est peut-être pas en phase « finale » comme il l’annonçait le mois dernier. Les Emirats Arabes Unis ont en effet demandé en parallèle une offre pour l’Eurofighter du trio européen EADS, BAE Systems, Finmecannica. D’autant plus frustrant pour les Français que le consortium aurait reçu la demande le jour où le ministre se montrait enthousiaste sur LCI.

Une manoeuvre dans le cadre des négociations, espèrent les industriels tricolores. Tous essaient de se rassurer en se rappelant une pratique similaire en 2010 avec un appel lancé à Boeing pour des F/A-18 super hornet. « Une mesure d’animation », estime Gérard Longuet qui continue d’assurer qu’un aboutissement est proche. Encore une fois, ce seraient des problèmes d’organisation qui mettraient les Emiratis sur les nerfs.

En septembre, lors de la visite du prince héritier à Paris, il n’aura rencontré qu’un mur des plus frustrants. Les industriels et les étatiques français réunis par Nicolas Sarkozy au sein de la « war room » pour coordonner les efforts se disperseraient depuis le départ de Claude Guéant pour l’Intérieur, décrypte La Tribune. Exaspéré par le nombre d’interlocuteur, Abou Dhabi aurait dans la foulée décider de changer les règles du jeu. (Lire la suite…)

Afghanistan, Médias »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 13 nov 2011 à 20:38 | Aucun commentaire]

Article publié sur AGS - Les chaînes françaises nous offrent parfois de longs et complets programmes sur les armées. 14 juillet 11 novembre sont l’occasion de voir nos soldats sur le petit écran. Des paris peu risqués pour les médias qui réalisent d’importantes audiences à moindre coût. Difficile après de défendre les budgets destinés à des reportages de fond qui resteront boudés par l’audimat.

Nicolas Sarkozy, star du 11 novembre.

TF1 l’annonçait déjà depuis une bonne semaine : grande matinée spéciale 11 novembre sur la première chaîne du petit écran français. Effectivement, pour célébrer l’armistice de la Première guerre, les médias télévisuels ont mis le paquet. TF1 et France 2 ont sorti le grand jeu et toutes les chaînes spécialisée du cable et de la TNT ont suivi l’événement. Le modèle est en général le même : une poignée d’experts plus ou moins connus et des caméras plus ou moins bien placées. Et là, comme pour une opération, l’essentiel est de durer et d’espérer que les invités auront suffisamment d’anecdotes et d’informations à raconter.

Le téléspectateur amateur de treillis, curieux de ce que font nos petits soldats en Afgha ou en Libye, pourrait se réjouir devant ce déploiement de moyens. En plus d’apprendre que l’armée française avait un plan secret pendant la guerre pour reconstituer un faux Paris afin de leurrer les bombardiers allemands, il se rend compte que finalement, la foule est venue nombreuse place Charles de Gaulle pour applaudir son armée et avoir l’aubaine de toucher la main du président. Le pari est pourtant probablement plus pragmatique : en terme d’audience, France 2 peut se féliciter vendredi d’avoir mobilisé 1,7 millions de téléspectateurs (20,6% de part de marché) devant TF1 et son petit million de fidèles (11,1%). Pas mal pour un vendredi matin férié.

Ce type de programmes mobilise de nombreux spectateurs. France 2 en profite souvent pour faire la nique à son concurrent privé. Sur cinq émissions ayant permis d’atteindre la première place du podium, trois sont le fait d’événements militaires : le 14 juillet, le 11 novembre et une cérémonie aux morts. Simples, populaires, ils interrogent peu. L’espace d’un moment, on oublie le débat, les enjeux géopolitiques, politiques ou philosophiques et l’on rend hommage. Pendant ce temps, les reportages de terrain et de fond se font rares. (Lire la suite…)

Afrique, Terrorisme »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 13 nov 2011 à 16:20 | Aucun commentaire]

Abdelkader Mokhtar Belmokhtar, membre influent au sein d’Al Qaida pour le Maghreb islamique (AQMI) s’est vanté cette semaine d’avoir obtenu des armes libyennes. Spécialiste de la contrebande, le chef terroriste, auteur de nombreux enlèvements, félicite les rebelles et les incite à continuer le combat pour un Etat islamique.

Les armes, "gage" de puissance en Afrique du nord.

Abdelkader Mokhtar Belmokhtar, c’est un peu l’ogre des Occidentaux au Sahel. Le chef de la katiba El moulathamoun opère depuis 15 ans dans la région, principalement en Mauritanie et dans le nord du Mali. Lui et ses hommes ont enlevé les deux Français de Niamey en janvier dernier mais aussi des Suisses, des Canadiens, une Allemande et un Britannique au cours des cinq dernières années. Ils seraient les responsables de la mort des 4 Français tués en Mauritanie en décembre 2007. Cet Algérien d’une quarantaine d’années, baptisé le « borgne », s’est formé en Afghanistan et en Algérie, au sein du GSPC.

Mercredi, il évoquait le conflit libyen avec l’agence de presse mauritanienne Nouakchott Informations. « Les combattants d’AQMI ont été les plus grands bénéficiaires des révolutions dans le monde arabe », explique t-il, se félicitant de « relations idéologiques » partagées avec les jeunes rebelles. Si les Libyens n’ont jamais été enthousiastes pour rejoindre un djihad mondial, certains ne sont pas franchement opposés à la cause d’Al Qaida. Au delà des opinions, c’est surtout le commerce qui fait son bout de chemin : les chefs de guerre libyens ont besoin de moyens pour maintenir leur puissance dans la Libye nouvelle et ont de la marchandise en quantité à vendre.

Le commerce, c’est la spécialité d’Abdelkader Mokhtar Belmokhtar. Le spécialiste de la sécurité algérien Anis Rahmani voit d’ailleurs en lui « plus un contrebandier qu’un terroriste » qui fait du « trafic au nom de l’islam ». Le borgne est en effet aussi surnommé « Marlboro » dans la région où il est connu pour ses commerces de cigarettes, de migrants, de véhicules, d’armes ou encore de drogue. (Lire la suite…)

Aéronautique, Afrique, Armée de Terre »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 13 nov 2011 à 14:31 | Aucun commentaire]

Les renforts déployés dans le cadre de la crise ivoirienne sont progressivement retirés de Côte d’Ivoire. La semaine dernière, le détachement de l’aviation légère de l’armée de terre (DET ALAT) a quitté le pays. La situation sécuritaire s’étant améliorée, l’opération Licorne va être réduite à un strict minimum qui pourra cependant compter sur des renforts déployés depuis le reste de l’Afrique.

Rideau pour les hélicoptères de l'ALAT en Côte d'Ivoire.

L’objectif est clair : revenir à un format Licorne basé sur un effectif de 450 personnels pour les élections législatives prévues le 11 décembre prochain. Les forces françaises en Côte d’Ivoire avaient augmenté en nombre au cours de la crise qui a secoué le pays depuis décembre 2010 jusqu’à la bataille d’Abidjan en avril dernier. Première étape dans ce retrait : le détachement de l’ALAT a été retiré du théâtre le 4 novembre.

Au cours de la crise, les gazelles et les pumas du 1er Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) de Phalsbourg avaient été fortement engagés. Formés au combat en zone urbaine de nuit, ils ont soutenu l’Onuci avec d’importants moyens armés et neutralisés une partie des armements des fidèles de Laurent Gbagbo. Des blindés, des véhicules et des postes de tirs d’armes lourdes ont ainsi été détruit tandis que des missions d’évacuation permettaient de mettre les ressortissants français et européens en sécurité.

Le 10 avril, les hélicoptères français ont participé à la sécurisation du palais de Laurent Gbagbo, permettant aux troupes du nord de rentrer et de capturer l’ancien chef d’Etat. La France a alors hésité sur la posture politique à adopter, partagée entre la fierté du rôle joué dans la destitution du président sortant et la revendication d’un soutien limité aux combattants ivoiriens fidèles à Alassane Ouattara. (Lire la suite…)

Vie du blog et publications »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 10 nov 2011 à 23:57 | Aucun commentaire]

Après un tirage au sort empli de suspense, trois gagnants recevront le coffret de DVD sur les forces spéciales. Les cadeaux sont dés à présent en route et doivent arriver très prochainement chez les heureux élus. Pour les autres, merci de votre participation !

Surprenante participation pour ce premier concours organisé sur ActuDéfense avec Studio Canal. 938 lecteurs ont tenté leur chance. Parmi eux, 130 ont trouvé les bonnes réponses aux quatre questions qui étaient posées. Il s’agit de :

François BITOUNOU d’Anthony (92)

David BOSCHER de Chavagne (35)

Anne-Lise LOUBIERE de Le Buisson (24)

J’invite les gagnants à se manifester dés qu’ils auront reçu leurs cadeaux et de très vite nous donner leurs avis sur ces documentaires. (Lire la suite…)

Forces terrestres, Industrie de l'Armement »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 10 nov 2011 à 14:13 | 2 commentaires]

Les deux industriels français Nexter et Renault Trucks Defense ont annoncé qu’ils proposeront une offre commune pour le marché du VBMR. Le Véhicule Blindé MultiRôle qui doit succéder au VAB national représente un important contrat de 1000 engins dans un premier temps. Un bon moyen de prendre la suite du VBCI dans les chaînes de montage.

Sur le VBCI, Nexter a assemblé, produit la caisse, les équipements tandis que RTD a construit chassis et train roulant.

Nexter et Renault Trucks Defense ont officialisé hier un accord entre les deux sociétés pour développer une proposition de VBMR. Les deux industriels vont travailler ensemble afin de répondre à l’appel d’offre attendu pour la fin de l’année 2011 ou le début de l’année 2012. Le contrat, évalué à près de 2 milliards d’euros pour 2000 engins, assure l’avenir de la production pour quelques années. Panhard se trouve de fait isolé face à ses deux concurrents

Ces deux entreprises sont habituées à travailler ensemble puisqu’elles ont déjà construit le Caesar et le Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) ensemble. La production des 630 unités prévues pour l’armée française touche pourtant à sa fin et les chaînes de montage pourraient s’arrêter avec la sortie des derniers modèles. Malgré l’intérêt manifesté par la Grande-Bretagne et l’Espagne, ce blindé n’a pour l’instant rencontré aucun succès à l’export.

Nexter a déjà rejoint le développement de la future armée de terre française en participant à la conception de l’architecture du programme Scorpion. Pour un premier contrat d’un montant de 25 millions d’euros, le constructeur a rejoint Thales et Sagem pour penser ce nouveau système dont le VBMR fera partie intégrante. (Lire la suite…)