Vie du blog et publications »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 9 nov 2011 à 15:12 | Aucun commentaire]

Le devoir de réserve est une chape de plomb sur la pensée militaire. Brandie comme un étendard contre l’expression, cette loi dépassée continue d’avoir des effets. Les soldats de tous grades hésitent à confronter leurs pensées et préfèrent rester dans le courant plutôt que de risquer de mettre leur carrière en péril. Un article publié sur Slate.fr

L’armée française est réputée pour ne pas vouloir s’exprimer. Circulez, il n’y a rien à voir, pensait-on à l’aune de la « Grande Muette ». Les opinions ont pourtant changé et le devoir de réserve a été officiellement abandonné dans les textes de loi en 2005. On lui préfère à présent un devoir de neutralité pour tout ce qui concerne les positions politiques, religieuses ou philosophiques individuelles ainsi qu’un secret professionnel destiné à protéger les missions.

Pourtant, si dans les discours, les politiques et les chefs militaires incitent les hommes à confronter leurs opinions, la réalité est beaucoup moins simples. Les prises de paroles, encore symptomatiques, sont souvent perçues comme des rebuffades. Entre reproche et sanction, les bavards sont ainsi gentillement invités à rester discrets et à ne pas multiplier les incartades.

Un article à lire sur Slate.fr : Liberté d’expression, l’armée reste sur sa réserve.

Etats-Unis, Justice »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 9 nov 2011 à 15:04 | Un commentaire]

L’US Air Force a admis hier, après une enquête du Pentagone, que des erreurs graves ont été commises dans les morgues américaines. Des restes de soldats tués en opération auraient été mélangés ou égarés. Les responsables du service ont été sanctionnés mais pas licenciés.

Des Navy SEALs portent le cercueil d'un de leurs camarades tué en Afghanistan.

6300 soldats américains tués en Afghanistan ou en Irak sont passés par la morgue de la base de l’US Air Force de Dover. C’est là que les corps sont mis en condition pour être présentés aux familles puis enterrés. En mai 2010, trois employés dénoncent des dérives de l’encadrement qui, faute de bien gérer la situation, à laisser passer des incidents particulièrement morbides.

Les cas rapportés par l’enquête laissent penser que les corps ont été traité avec peu de respect. En avril 2009, la cheville d’un soldat tué aurait ainsi été égarée. Même chose pour deux pilotes d’un F-15 accidenté dont les restes ont tout simplement été perdus. Plus terrible encore, les équipes de la morgue ont coupé le bras d’un marine tué par IED afin de pouvoir lui revêtir son uniforme … abandonnant le membre au fond du cercueil qui sera présenté en l’état à ses proches.

Malgré le scandale, les responsables de la morgue de la base aérienne de Dover ne seront pas licenciés. Le général Norton Shwarz, en charge de l’enquête, reconnaît que pour ce qui concerne les corps de soldats tués, le « niveau d’exigence est la perfection ». Pourtant, les coupables n’auraient pas agi « délibérément » et seront simplement sanctionnés. Deux d’entre eux continuent d’ailleurs de travailler à Dover. (Lire la suite…)

Irak »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 5 nov 2011 à 19:01 | Aucun commentaire]

 Article publié sur Alliance géostratégique. Alors que les Américains quittent l’Irak, politiques et militaires s’accordent pour dire que les forces de sécurité ne pourront pas remplir leur mission avant au moins dix ans. Le pays reste en proie à la violence et si les uns dénoncent un manque de moyens, beaucoup remarquent que le Premier ministre garde la main sur la totalité des troupes en service, les monopolisant à ses propres fins.

Les derniers américains tués en Irak : une dizaine de morts en trois mois.

Jeudi 27 octobre 2011. Alors que le jour se couche sur le marché de Urr, dans le nord de Bagdad, une déflagration retenti. Quelques minutes plus tard, alors que les secours se précipitent sur place, une seconde bombe explose. Bilan officiel : 32 morts et 71 blessés. D’autres sources évoquent des chiffres plus dramatiques encore. Jeudi 27 octobre est presque un jour comme les autres dans l’Irak nouveau. Le mois dernier a tout de même été particulièrement sanglant avec 258 personnes tuées dans tout le pays (161 civils, 55 policiers, 42 militaires), soit 39% de plus qu’en septembre.

Les attaques d’insurgés et les actes de terrorismes continuent de ravager l’Irak. Les forces de sécurité, malgré le soutien apporté depuis l’invasion en 2003 par les Etats-Unis, ne parviennent pas à lutter efficacement contre cet état de fait. 85 combattants ont été tués dans des combats de toutes sortes au cours du mois d’octobre. Une violence permanente dont personne ne parvient à évaluer l’évolution à la veille du départ des troupes américaines.

Dans un peu plus d’un mois et demi, les derniers « boys » devraient repasser la frontière dans le sens inverse, direction Koweït. Le ballet logistique qui agite les 22 dernières bases américaines (il y en a eu jusqu’à 505) est impressionnant : près de 15 000 camions évacuent chaque semaine des dizaines de milliers de pièces d’équipement. La presse américaine raconte jour après jour « la dernière sortie » de telle ou telle unité. Des soldats continuent d’être pris pour cible par des tirs ou des IED. Trois ont été tués en septembre, cinq en octobre. Le dernier a été tué hier dans des conditions encore inconnues. Une routine finalement moins violente que ce qui a été par le passé. (Lire la suite…)

Vie du blog et publications »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 5 nov 2011 à 11:52 | Aucun commentaire]

La sortie dans les salles de Forces spéciales a été l’occasion de découvrir l’impressionnant soutien que pouvait offrir la Défense française à une production. Des moyens qui ont alerté certains critiques. L’aide au cinéma en est pourtant à ses débuts et ce partenariat n’a rien de comparable avec la machine Hollywood-Pentagone.

Comment fait-on pour obtenir l’aide de la Défense sur un film ? Et surtout que peut-on obtenir ? Le ministère a toujours offert une forme d’aide aux réalisateurs la demandant. Depuis trois ans, ce soutien s’est même formalisé avec la création d’un bureau d’accueil des tournages. Affilié à la Dicod, il est encore tout petit avec seulement deux personnels chargés de trouver des solutions aux demandes.

Sur les 120 à 150 demandes annuelles, la plupart concernent surtout l’accès à un lieu. La nouvelle politique ministérielle a instauré une véritable communication entre les différents ministères en la matière. Elle a surtout mis en place une facturation systématique de ce type de services. Quand aux accusations de propagande, elles ne semblent pas avoir lieu. Le tout petit bureau n’a pas vocation à faire office de vecteur d’opinion au service de l’image des armées et assure répondre à toutes les demandes de la même manière.

L’article est à lire sur Slate.fr : Forces spéciales, l’armée fait ses premiers pas d’acteur

Guerre numérique, Industrie de l'Armement »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 4 nov 2011 à 10:51 | Aucun commentaire]

Symantec a annoncé en début de semaine qu’une cinquantaine d’entreprises ont été prises pour cible par un virus. L’auteur de l’attaque, un jeune Chinois basé dans le nord du pays, aurait cherché à obtenir des secrets industriels. Il s’est servit de simples emails pour pénétrer dans les ordinateurs d’employés de 19 groupes travaillant pour la Défense, notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Première faille des entreprises : le manque de connaissance et de prudence des personnels.

Une invitation à un meeting professionnel ou encore un avertissement sécuritaire. De simples courriers électroniques envoyés à des employés d’une cinquantaine d’entreprises ont permis le vol de données industrielles. Les victimes ont téléchargé les pièces jointes qui contenaient un virus, PoisonIvy, ouvrant ainsi les portes de leurs ordinateurs à l’auteur de l’attaque qui a directement ciblé de quelques dizaines à quelques centaines de proies à chaque fois.

Parmi ces sociétés se trouvent 19 entreprises liées au secteur de la défense. Des grands noms de la chimie dont certains font partie du classement américain Fortune 100. Ces composants utilisés notamment dans des alliages de blindages de véhicules militaires peuvent intéresser n’importe quel constructeur concurrent. La majorité des cibles étaient basées aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, mais aussi au Danemark et au Bengladesh.

Le responsable serait un jeune Chinois de 20 ans originaire de la province de Hebei, dans le nord de la Chine. Identifié grâce à une adresse ip délocalisée aux Etats-Unis, il assure n’avoir cherché qu’à accéder à un système de messagerie. Les enquêteurs craignent pourtant que l’objectif relève bien de l’espionnage industriel. (Lire la suite…)

Histoire, traditions et patrimoine »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 3 nov 2011 à 13:07 | Un commentaire]

Le second maître Jonathan Lefort a vu son nom gravé sur une plaque commémorative mardi dernier. Militaires et élus locaux ont rendu hommage au commando marine tué en Afghanistan le 18 décembre 2010.

Le nom du second maître Jonathan Lefort est désormais gravé dans la pierre d’une plaque commémorative dans le cimetière de Carnel. Il rejoint au sein du carré militaire les noms de ceux qui sont morts pour la France au fil du siècle dernier. La famille entourée de militaires et d’élus locaux a rendu hommage au jeune homme dont la mémoire sera honorée dans cette petite commune du Morbihan, proche de l’école des fusiliers marins de Lorient.

La dépouille mortelle de Jonathan Lefort repose à Onville en Meurthe-et-Moselle, son département d’origine. Agé de 28 ans lors de sa mort, ce membre du commando Trépel a été mortellement touché au cours d’une mission d’infiltration à la recherche d’un chef insurgé à l’entrée de la vallée de Bedraou. C’était sa troisième mission dans ce pays.

Médias »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 2 nov 2011 à 14:07 | 3 commentaires]

Cette fois ça y est, Forces spéciales est dans les salles obscures. Ce premier long-métrage de Stéphane Rybojad, fiction française mettant en scène un commando de nos forces spéciales nationales en Afghanistan, a le mérite d’innover dans le genre. Du grand spectacle à l’américaine victime d’un scénario mal ficelé. Accordons à l’auteur de réussir un assez beau travail pour son premier film qui risque de ne plaire qu’aux convaincus.

Un cri de détresse quand l’ami d’un des héros est tué. Un méchant sans pitié au regard perçant. Une princesse à sauver. Un baiser langoureux. Des vilains qui se font massacrer à grands coups de mitrailleuses dont les munitions semblent illimitées. Bien, bien, nous avons ici tous les ingrédients d’un navet américain d’action comme les autres. Sauf que cette fois-ci, la production est française et met en scène des personnages de nos armées. Un hommage de Stéphane Rybojad qui, au cours de plusieurs documentaires tournés au coeur des forces spéciales, a été séduit par ces hommes d’exceptions.


Si la critique semble pourtant unanime pour condamner le film, il faut lui reconnaître deux mérites : pour un premier, il est loin d’être si mauvais et surtout, c’est la première fois qu’une fiction française se donne autant de moyens. L’équipe a tourné pendant plusieurs mois à l’étranger dans des conditions difficiles : Djibouti, massif alpin et même Tadjikistan, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière afghane. Et visuellement, ça fonctionne : les décors sont magnifiques et particulièrement crédibles. Stéphane Rybojad a profité au maximum des soutiens qu’ont pu lui apporter les armées française : matériels, lieux et conseils.

C’est peu être aussi pour cette raison que le procès est sévère. L’auteur voulait-il faire la propagande de l’armée française ? Il assure que non et effectivement, le film ne parle pas de politique. C’est une histoire d’hommes et de femmes, comme aime le répéter Stéphane Rybojad, qui vivent une aventure. Côté militaire, on assure ne pas sélectionner les films aider en fonction de leurs scénarios mais en fonction de la maturité des projets. Et effectivement, impossible de réaliser un film sur les forces spéciales françaises sans l’aide de l’armée : il n’existe aucun organisme capable de louer des Puma, des Transall ou encore des Tigre. (Lire la suite…)

Justice, Relations Internationales, Sociétés militaires privées »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 1 nov 2011 à 20:40 | Aucun commentaire]

L’usage des mercenaires et des contractants en sécurité privés ne fait que croître. Si certains voient dans ces soldats à louer un moyen de renforcer temporairement leur emprise sur la population, d’autres y voient un moyen d’organiser leur logistique à moindre frais. Des méthodes qui soulèvent de nombreuses questions alors que les réglementations peinent à s’imposer.

En Libye, il s'est rapidement révélé compliqué de différentier combattants conventionnels, mercenaires et civils.

Des pick-up remplis de guérilleros armés en Côte d’Ivoire pour mater les mouvements de foule dans la capitale. Des tireurs de précision en Libye pour neutraliser les rebelles. Des chauffeurs de camions en Irak pour assurer la logistique de l’armée américaine. Ces derniers mois, les recours aux soldats privés ont continué de prospérer et de se diversifier dans les usages.

« Les mercenaires ne posent pas seulement un problème de sécurité mais aussi de respect des droits de l’homme et potentiellement d’auto détermination pour les peuples », s’inquiète Faiza Patel dans un communiqué de presse. La rapporteuse du groupe de travail sur l’usage des mercenaires des Nations unies interpelle en remarquant que ces derniers temps, des chefs d’Etat ont fait appel à des mercenaires pour s’attaquer directement aux populations. Ce serait quelques 4500 Libériens qui auraient soutenu Laurent Gbagbo alors qu’il refusait de céder la présidence en décembre dernier. Le nombre d’hommes et de femmes en provenance de toute l’Afrique qu’a recruté Mouammar Kadhafi pour attaquer les rebelles au cours des sept derniers mois est encore inconnu.

Ces combattants en dehors de tout contrôle échappent à toute forme de contrôle. Souvent livrés à eux-même, ils sèment la terreur et compliquent la compréhension des crises. Dépourvus d’uniformes, ils sont difficiles à appréhender et à poursuivre une fois les combats terminés. En Libye, la chasse aux mercenaires s’est rapidement transformée en persécution de tous les étrangers originaires des régions où ont été recrutés les « chiens de guerre » de Kadhafi. (Lire la suite…)

Afrique, Nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 1 nov 2011 à 19:42 | Un commentaire]

Si la communauté internationale s’inquiétait de ce que Mouammar Kadhafi pourrait faire de son stock de gaz moutarde pendant la guerre, c’était sans compter sur la découverte de deux nouveaux sites de stockage tenus secrets. Des armes chimiques en grande quantité que les nouvelles autorités voudraient bien neutraliser. Les hangars, mal surveillés, pourraient rapidement être pillés de la même manière que les quantités d’armes actuellement en circulation dans le pays.

« Danger. Partez ! » C’est avec ce petit panneau que les Libyens sont tenus à distance d’un hangar de Joufra, dans le centre de la Libye. Le bâtiment blanc pourrait contenir des stocks de gaz moutarde. Pour protéger le site, des chaînes et des cadenas, qui ont déjà été attaqués sans succès. C’est ici que se trouveraient les quelques 11,5 tonnes de gaz moutarde que le « guide suprême » avait accepté de démanteler avec l’aide des Nations unies. Le lieu, connu de l’OTAN, a été pilonné par l’aviation qui a soigneusement évité les endroits précis où se trouvait le gaz.

Mauvaise nouvelle, le Conseil national de transition (CNT) vient d’annoncer que deux autres lieux, tenus secrets, abritaient des stocks du même gaz. L’un des deux sites serait même rempli d’armes prêtes à l’emploi. Youssef Safi ad-Din, transfuge de l’armée chargé de neutraliser ces armements, assure qu’ils sont parfaitement sous contrôle et que personne ne peut s’en emparer pour l’instant. Il assure que rien n’a été volé.

Il s’inquiète pourtant de la capacité des Libyens à neutraliser ces armes chimiques. « L’équipement le plus moderne dont nous disposons date de 1980, plaidait-il dans une conférence de presse aujourd’hui, nous manquons de tout. » Argent, expertise, matériel adéquate, les volontaires qui ont accepté d’explorer les fameux hangars l’ont fait avec une protection minime. Ils espèrent à présent l’aide de la communauté internationale pour pouvoir détruire le gaz dans des conditions de sécurité correctes. (Lire la suite…)

Guerre numérique, Vie du blog et publications »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 1 nov 2011 à 18:27 | Aucun commentaire]

Le jeudi 10 novembre 2011, Charles Bwele (auteur du blog Electrosphère et prix Amiral Marcel Duval 2010) sera l’invité de la dixième édition des Cafés Stratégiques consacrée aux Stratégies dans le cyberespace. Doctorante en géopolitique à l’Institut Français de Géopolitique, Alix Desforges sera également de la partie en tant que co-intervenante.

Café stratégique à ne pas manquer jeudi prochain !

Charles Bwele, consultant spécialisé se penchant sur les questions de cyber stratégie depuis maintenant un bon moment est de passage à Paris. L’occasion pour lui et vous, chers lecteurs, de discuter de ce vaste sujet. L’occasion de s’interroger et de débattre alors que les réflexions sur le futur Livre blanc vont bon train ici et là. Il sera accompagné par Alix Desforges, doctorante, auteure de plusieurs articles sur le numérique.

Le dialogue sera ouvert, l’objectif étant d’évoquer les dimensions variées de cette problématique : sécurité des données, cyber terrorisme, cyber activisme, défense, moyens techniques, moyens humains … Tout semble encore à faire et surtout à penser à l’heure où l’information numérisée devient un champs de bataille comme un autre, complémentaire des autres domaines de compétence.

Entrée libre jeudi 10 novembre au café Le Concorde, 239 boulevard Saint-Germain, Paris VIème, de 19h à 21h. Vous pourrez également découvrir et feuilleter Stratégies dans le cyberespace, fruit des réflexions de l’ensemble de l’équipe d’Alliance géostratégique. (Lire la suite…)

Balkans, Social, Terrorisme »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 31 oct 2011 à 15:27 | Un commentaire]

Un jeune Serbe proche des milieux islamistes radicaux bosnien et serbe qui ouvre le feu sur l’ambassade américaine de Sarajevo en scandant le nom d’Allah attire les regards des autorités sur plusieurs réseaux locaux. Des anciens moudjahidines du village de Gornja Maoca à la misère sociale de Novi Pazar, il faut trouver les complices.

Mevlid Jašarević devant l'ambassade américaine de Sarajevo vendredi dernier.

Mais qui était Mevlid Jašarević ? Ce jeune Serbe de 23 ans a attaqué l’ambassade américaine à Sarajevo vendredi dernier à grands coups de kalachnikov et de slogans religieux. Au nom d’Allah, l’homme décrit comme « perdu » et « désorienté » par son avocat, a ouvert le feu sur ce bâtiment, véritable forteresse au coeur de la capitale bosnienne, sans faire de blessés. Rapidement neutralisé par la police d’une balle dans la jambe, ses motivations restent pour l’instant inconnues.

Les autorités ont pourtant rapidement fait le lien entre lui et les milieux musulmans radicalisés de Bosnie-Herzégovine et de Serbie. Plusieurs dizaines de personnes ont immédiatement été questionnées ou interpellées dans les deux pays avant d’être relâchées. Les craintes sont ravivées des deux côtés de la frontière. Pour rassurer l’Europe et l’Otan, la chasse aux sorcières est relancée dans ces régions où prospèrent les radicaux.

Dix sept personnes ont été arrêtées en Serbie à Novi Pazar et dans ses alentours. Cette ville d’où est originaire Mevlid Jašarević est devenu le carrefour des colères de la minorité musulmane serbe. La région du Sandjak regroupe une forte population bosniaque qui proteste depuis plusieurs années contre les inégalités sociales. Entre pauvreté et sous-développement économique, des religieux commencent à réclamer plus d’autonomie. Un important dispositif a été mobilisé samedi matin afin de perquisitionner au sein d’un réseau wahhabiste qui prospère dans ce secteur. Police anti-terroriste et gendarmerie ont saisi plusieurs ordinateurs et téléphones portables afin d’établir des liens avec l’auteur de l’attaque de Sarajevo. (Lire la suite…)

Afrique, Relations Internationales »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 30 oct 2011 à 15:41 | 2 commentaires]

Mouammar Kadhafi est mort. Son héritier est en cavale au fin fond du Sahel. Les dernières poches de résistance des fidèles du régime ont cédé. La Libye officiellement libérée le 23 octobre est à présent livrée aux règlements de comptes. Dans un pays sans structure sécuritaire ni justice, l’exemple de Misrata où les ex-rebelles se vengent dans le sang de leurs voisins de Touarga. La chasse aux collabos est ouverte.

Dans la Libye libérée, hommes et armes se tournent à présent vers la vengeance.

Des groupes de miliciens venus de Misrata faisant feu sur des groupes de civils désarmés. Des arrestations arbitraires. Des détenus battus à mort. Une population entière de près de 30 000 habitants lancée sur les routes. L’ONG Human Rights Watch tire la sonnette d’alarme et pointe du doigt la volonté de vengeance des anciens rebelles. Ces derniers ont interdit à ceux qu’ils considèrent comme des traitres de revenir un jour dans leur ville de Touarga, bastion des forces kadhafistes au cours de l’été qui a depuis été brûlé et pillé.

Le crime des habitants de Touarga ? Avoir accueilli les forces fidèles au régime pendant plusieurs mois. C’est depuis cette ville de garnison à 40 kilomètres au sud de Misrata que l’armée ouvrait le feu sur les rebelles. Ces derniers accusent leurs anciens voisins de tous les maux, y compris de viols et de meurtres. Les partisans de Kafhafi ont pourtant été délogés à la fin du mois d’août dernier. Dans leurs fuite, les militaires avaient continué de tirer, ouvrant le feu sur les bâtiments civils sans la moindre hésitation. Une victoire symbolique dans une bataille où la population ne comptait pas.

Depuis, alors que les projecteurs étaient braqués sur le front, la prise de Tripoli puis celle de Syrte, des groupes de miliciens faisaient régner leur loi sur les arrières. A Touarga, de nombreux étrangers originaires d’Afrique subsaharienne et autres Libyens à la peau noire ont été arrêté. Les ONG ont continué de dénoncer les abus suite à des témoignages de prisonniers qui décrivent violences et tortures à leur encontre pour obtenir des aveux forcés.  Dans cette partie de la Libye, toute forme de justice organisée a cessé depuis le mois de février. (Lire la suite…)

Afrique, Forces spéciales, France, Justice, Renseignement »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 28 oct 2011 à 20:51 | 5 commentaires]

La mort du dictateur libyen pourrait satisfaire Paris et Washington. Le Canard enchaîné évoque une véritable volonté française de voir Mouammar Kadhafi ne jamais être présenté devant un tribunal international. Selon les sources du journal satirique, des forces spéciales françaises auraient même été aux premières loges.

Kadhafi et ses fils, des cibles à abattre ?

« A plusieurs reprises, des avions français et britanniques avaient déjà tenté de liquider Kadhafi en bombardant certains de ses repères à Tripoli ou en bombardant un de ses bureaux », remarque un diplomate français cité par le Canard enchaîné de ce mercredi. Un officier du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) aurait de son côté parler de « traiter le guide libyen et les membres de sa famille ». Un vocable repris à Washington où un correspondant des militaires français aurait évoqué la position exacte du colonel la veille de sa mort tout en sous-entendant que le laisser en vie serait problématique.

L’intervention le 20 octobre des aviations américaine et française pour immobiliser le convoi de Mouammar Kadhafi, la seconde neutralisant un quart des véhicules par le tir de deux bombes guidées de 225 kg, n’aurait ainsi pas eu pour objectif la capture du « guide suprême ». Selon les évaluations de plusieurs services militaires cités par le Canard, une cinquantaine de membres des forces spéciales françaises étaient présentes à Syrte au moment des faits. Rien ne permet pour l’instant d’estimer à quel point ces hommes ont pu être près du dictateur lorsqu’il a été tué mais la précision des rapports parvenus à Paris laisse penser que certains personnels français avaient un visuel direct sur la scène.

Des allégations qui pourraient confirmer la méfiance des renseignements allemands évoquée par le Spiegel la semaine dernière. Si la Bundesnachrichtendienst savait où se cachait Mouammar Kadhafi, le service de renseignement extérieur allemand aurait refusé de communiquer cette information à ses homologues français, britanniques et américains avec lesquels elle entretient pourtant de bons rapports. L’hebdomadaire s’interroge malgré tout : et si Berlin avait finit par parler pour faire oublier son absence dans ce conflit. (Lire la suite…)

Europe, Forces maritimes, Industrie de l'Armement, Israël, Relations Internationales »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 28 oct 2011 à 0:39 | 2 commentaires]

Angela Merkel a soulevé un argument de poids pour obliger le gouvernement israélien à mettre en pause la colonisation de Jérusalem. Si de nouveaux logements sont construits à l’est de la ville, il n’y aura plus de livraisons de sous-marins. Un armement stratégique pour l’Etat hébreux qui y gagne un avantage de poids face à certains de ses ennemis, notamment l’Iran.

L'INS Dolphin, premier bâtiment de cette classe à être entré en service.

L’annonce au mois de septembre dernier de construire 1000 logements supplémentaires dans le quartier de Gilo, foyer de colonisation israélien dans l’est de Jérusalem, aura eu un effet inattendu. La chancelière allemande aurait menacé d’annuler les négociations sur la livraison d’un sixième sous-marin de classe Dolphin. Déjà en froid avec Benyamin Netanyahou sur ce sujet hautement polémique, Angela Merkel pourrait tenir là un argument de poids.

Plusieurs hauts responsables israéliens ont ainsi admis dans les colonnes du quotidien Yédiot Aharonot mercredi dernier que l’Allemagne chercherait à faire pression par ce biais sur le gouvernement. Des négociations présentées comme tout à fait normales même si l’intrusion d’un tel argument politique dans la vente de ces armements ne devrait pas servir les intérêts d’Israël, bon client de Berlin dans ce domaine.

Les sous-marins israéliens participent directement à la mise en place d’une capacité nucléaire face à l’Iran. La persistance de Téhéran à faire avancer la recherche nucléaire tant civile que militaire continue d’inquiéter le gouvernement israélien qui a décidé depuis plusieurs années d’augmenter son investissement stratégique dans ces engins. Une partie croissante des marins sont ainsi affectés à ce type de bâtiments. (Lire la suite…)

Médias, Vie du blog et publications »

[Ecrit par Romain Mielcarek le 26 oct 2011 à 16:48 | 3 commentaires]

ActuDéfense organise en partenariat avec Studio Canal un jeu concours. A gagner, trois coffrets DVD sur les forces spéciales regroupant cinq documentaires réalisés par Stéphane Rybojad, auteur du film Forces spéciales dans les salles le 2 novembre.

Studio Canal profite de la sortie de Forces spéciales au cinéma pour offrir un coffret DVD regroupant cinq des documentaires de Stéphane Rybojad à propos des forces spéciales. Sorti le 18 octobre, il offre 290 minutes de reportages sur Le commando KiefferL’école des Bérets vertsL’école des Bérets rougesLe COS, commandement des opérations spéciales et Afghanistan, une guerre au nom de la paix.

Stéphane Rybojad arrive dans les salles avec une fiction cette fois-ci. Forces Spéciales, au cinéma mercredi prochain, raconte l’histoire d’une opération commando pour libérer une journaliste otage en Afghanistan. Un film d’action prometteur et surtout d’un genre assez nouveau dans le septième art français. Une fiction qui a bénéficié d’un budget et de moyens dignes des grands films de guerre américains.

ActuDéfense se joint au Studio Canal pour vous proposer un petit jeu de questions réponses. A gagner : trois coffrets documentaires Forces spéciales. Alors ne perdez pas de temps et envoyez dés maintenant à l’adresse romain.mielcarek@gmail.com vos réponses ! Tous les détails pour la participation se trouvent au bas de ce billet, après les quatre questions. (Lire la suite…)