Un drone américain a exécuté vendredi un ressortissant des Etats-Unis. Cet américano-yéménite lié à plusieurs affaires importantes du terrorisme islamiste était l’un des cerveaux d’Al Qaida dans la Péninsule Arabique (AQPA). Cet assassinat pose des questions légales auxquelles le département de la Justice estime avoir répondu, prétextant la guerre globale contre le terrorisme.
Vendredi, au Yémen, un drone de la CIA a ouvert le feu sur un groupe d’hommes appartenant à Al Qaida. Parmi eux, deux ressortissants américains : l’imam Anwar al-Aulaqi et Samir Khan. Clairement identifiés par les autorités, leur exécution avait été au préalable légalisée par la justice. Le département de la Justice avait en effet estimé qu’ils représentaient tous les deux une menace imminente pour la sécurité nationale et que leur présence sur le sol yéménite les rendait impossibles à capturer.
Anwar al-Aulaqi était un prêcheur et un commandant opérationnel d’Al Qaida. D’origine yéménite, il était né sur le sol américain. Il s’était cependant réfugié au Yémen où il continuait d’entretenir des liens avec des extrémistes via Internet. Il avait ainsi encouragé le nigérian Abdul Farouk Abdulmutalab qui avait tenté de faire exploser le vol Amsterdam-Détroit en décembre 2009 ainsi qu’avec le major Nidal Malik Hassan, auteur de la tuerie de Fort Hood. Il était recherché, pour capture ou élimination, depuis le début de l’année 2010.
Une fois repéré dans les tréfonds du Yémen, les autorités américaines ont rapidement conclut à l’impossibilité d’une interpellation. Le pays reste ravagé par la guerre qui offre aux membres d’Al Qaida une forme de sanctuaire. Les militaires multiplient les vols de drones pour éliminer les individus considérés comme les plus dangereux. Cette fois, c’est une équipe de la CIA renforcée par du personnel militaire, probablement de l’US Air Force, qui a organisé l’opération. (Lire la suite…)
Pas d’ambassade mais un petit bureau de coopération. Si Paris a longtemps été l’un des seuls pays occidentaux sans office diplomatique à Pyongyang, la France semble vouloir faire évoluer ses relations avec la Corée du Nord. Un changement qui devrait permettre de se démarquer de la politique américaine sans pour autant copier les autres Européens.
C’est Jack Lang qui avait lancé la machine en novembre 2009. Il devait alors réfléchir à la mise en place de relations entre Paris et Pyongyang sous la forme d’échanges culturels et humanitaires. Nicolas Sarkozy avait confirmé la volonté de la France d’aller dans ce sens. Mais les complications récentes entre les deux voisins, suite aux bombardements du nord vers des îles du sud, avaient mis ce projet en veille.
Cette fois, le bureau de coopération est pourtant bien parti. Il devrait ouvrir en fin de semaine prochaine dans la capitale nordiste. C’est Olivier Vaysset qui en prendra la tête. Ce diplomate de carrière est un spécialiste du domaine culturel. Il va devoir mettre en place un début d’échange en la matière et préparer des aides humanitaires. Il sera d’ailleurs tout seul sur place, dans un bâtiment déjà occupés par des équipes britannique, suédoise et et allemande. Pour l’appuyer, il recrutera quelques personnes directement sur site.
Le ministère des Affaires étrangères insiste bien sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une ambassade. Pour l’instant. Car cette évolution dans la politique française vis à vis de la Corée du nord laisse présager d’autres changements. A commencer par la politique diplomatique qui était pour l’instant parfaitement calquée sur celle des Etats-Unis. Certains aiment à dire que le suivisme sur la Corée du Nord était un moyen pour la France de rattraper les dégats causés sur les relations avec Washington par la position française sur l’Irak. (Lire la suite…)
Certains dans le secteur de la défense étaient avertis de la diffusion de ce documentaire. Jeudi soir, à 22h35, France 2 a présenté au public des images de l’Afghanistan filmées par les militaires eux-même. On attendait de l’humour potache et de la violence gratuite. On a eu des soldats qui sont avant tous des hommes, avec leurs défauts et leurs faiblesses.

"La guerre c'est le pied", une réplique qui aurait parfaitement trouvé sa place dans Full Metal Jacket.
« Le but ultime d’un soldat, c’est d’utiliser son arme. » Les hommes que l’on voit dans ce reportage donnent effectivement l’impression de fous de la gâchette. Ils ouvrent le feu sans voir sur quoi, ils se rient de la violence des accrochages et semblent avoir perdu toute forme de discernement en s’amusant de bombardements dans lesquels des civils pourraient avoir été touchés. « La guerre, c’est le pied », commentent-ils à plusieurs reprises sur un ton qui n’est pas sans rappeler Full Metal Jacket, le chef d’oeuvre de Stanley Kubrick qui avait dénoncé le Vietnam en 1987.
Hors contexte, ces images peuvent laisser penser que les soldats déployés en Afghanistan ont perdu une partie de leur humanité. Quiconque les fréquente régulièrement sait pourtant que cet humour noir, ce cynisme et cette violence morale sont surtout des conséquences d’une réalité des plus difficiles. L’effet de groupe n’arrangeant par les choses lorsqu’une bande de jeunes hommes sont réunis dans un quotidien aussi extrême.
Il est important de noter que ces images ont été tournées par des soldats, prétextant la captation de la vie courante des hommes sur le terrain. Point de journalistes ou de documentaristes dans cette affaire. Les militaires filmés ne cherchent pas à exprimer avec sérieux et sincérité leurs sentiments mais bien à rire un bon coup, encouragés par la perspective du souvenir une fois rentrés au pays. (Lire la suite…)
Un an déjà que la Jeanne a déposé les armes. L’ancien bateau école de la Marine nationale, légende française de l’histoire navale, a marqué les souvenirs. Une équipe de journalistes de TV Rennes et le Télégramme livrent un petit bijou multimédia qui permet de redécouvrir ce navire et ceux qui l’ont servi.
La Jeanne découpée en une trentaine de documents inédits. Le webdocumentaire La Jeanne, ultime embarquement, permet d’explorer les profondeurs du célèbre bâtiment. Depuis son équipage jusqu’à ses machines sans oublier ses nombreuses traditions, le bateau école de la Marine nationale, après avoir fait plusieurs fois le tour du monde, devient un monument de souvenir.
Un documentaire passionnant pour ceux qui ont aimé ce bateau mais aussi pour tous ceux qui, passionnés ou curieux, s’intéressent au monde de la mer, militaire ou non. Ce document de qualité est accompagné pour les plus mélancoliques d’un ouvrage et d’un dvd offrant l’intégralité du contenu.
A découvrir sans hésitations : La Jeanne, ultime embarquement.
« Je resterai ministre. » Pour Gérard Longuet, le cumul des mandats n’est pas un problème. Il restera à la Défense tout en étant sénateur de la Meuse. Les doutes sur un léger remaniement ministériel ne doivent donc pas le concerner, le gouvernement optant pour la stabilité à Brienne.
Gérard Longuet a été réélu sénateur de la Meuse. Le ministre de la Défense disposait déjà de ce double mandat qui restait peu connu du grand public. Avec le succès de la gauche en terme de sièges sur les bancs du Sénat, les médias se sont intéressés à la suite pour le gouvernement, spéculant sur un éventuel remaniement. Les changements de statuts impliquent des questions de cumul de mandats et de légitimité qui peuvent remettre en cause la position des ministres.
Si Gérard Longuet a décidé de continuer à cumuler ses deux mandats, sa collègue des sports, Chantal Jouanno, a annoncé aujourd’hui se retirer. A huit mois des élections, les petites phrases et les bons mots politiques commencent à fuser. Elle a ainsi estimé à l’AFP ne pas être dans la même situation que le ministre de la Défense et qu’elle avait des « principes » vis à vis des électeurs.
Le cumul des mandats, s’il est toujours pratiqué, reste relativement mal perçu par l’électorat. Le gouvernement doit veiller à être le plus transparent possible en la matière à l’approche du scrutin présidentiel. Le ministère de la Défense est cependant dans une position particulière. Le personnel de l’institution aspire à un maximum de stabilité, alors que les personnalités se sont succédées à l’Hotel de Brienne en moins d’un an, Gérard Longuet succédant à Hervé Morin et Alain Juppé. Difficile dés lors d’annoncer un nouveau changement. (Lire la suite…)
Avec un peu de retard puisqu’il est déja sorti depuis quelques jours, voici tout ce qu’il faut savoir sur le second cahier stratégique de l’Alliance géostratégique. Au menu, du cyber sous toutes ses formes. Les conflits propulsés dans la sphère numérique apportent une vaste gamme de nouvelles problématiques dans le monde de la défense et de la sécurité. Précipitez vous donc dans la Fnac la plus proche pour vous procurer ce passionnant ouvrage collectif par les blogueurs les plus sympathiques de la toile !
Résumé des articles (tiré du site de l’AGS) :
Le cyberespace : structure et espace d’opérations par Stéphane Dossé
Qu’est-ce que le cyberespace ? Il existe sûrement depuis le début de la création des êtres vivants. Ce continent caché est composé de couches successives qui s’agrègent au fur et à mesure. En adoptant une vision globale, il est possible d’y envisager des opérations cohérentes.
Des lieux de la cyberguerre par Olivier Kempf
La mondialisation va de pair avec le développement de l’informatique : l’opinion courante croit donc que la cyberdéfense sera forcément transfrontalière. Or, l’espace cyber a des frontières. Surtout, il est le lieu où les États retrouvent une marge de manœuvre pour leurs politiques de puissance, y compris de façon offensive. Cela ne signifie pas pour autant que la cyberguerre constitue à elle seule un milieu autonome de la guerre : elle participe à une guerre de plus en plus complexe, où l’essentiel consiste à acquérir la maîtrise stratégique de l’information.
Géopolitique numérique : Omnibus viis Americam pervenitur par Stéphane Dossé
L’accès aux routes numériques et aux réseaux apparaît comme un enjeu mondial. Cela ne constitue pas une grande surprise. Les routes terrestres avaient contribué à assurer la suprématie de l’Empire romain. Les routes maritimes avaient constitué l’ossature de l’Empire britannique au XVIIIe et au XIXe siècles. Les routes et les réseaux numériques sont devenus un facteur de puissance pour les nations du XXIe siècle et les États-Unis sont la puissance dominante actuelle. (Lire la suite…)
Le nouveau programme d’histoire des classes de lycée laisse une toute petite place aux guerres du XXème siècle. Les élèves de première vont devoir se familiariser avec ces évènements en une petite quinzaine d’heures. Trop court pour être efficace estiment certains enseignants.
Les deux guerres mondiales, la Guerre Froide, la naissance des Nations Unies, les guerres des Balkans, les génocides, le Golfe et enfin le 11 septembre 2001. Pour se familiariser avec ces passages sombres de l’histoire contemporaine du monde, les élèves de première disposeront de 16 à 17 heures de cours. Ambitieux ou inconscient, ministère de l’Education et corps professoral semblent en désaccord sur le sujet. Des enseignants interpellent ainsi leur ministre, estimant que si peu de temps pour aborder autant de choses est totalement irréaliste.
Les professeurs d’histoire géographie craignent que les lycéens peinent à s’approprier toutes ces connaissances dans un temps aussi court. L’Irak ou la Yougoslavie sont des régions bien méconnues de l’adolescence française qui pourrait se poser bien des questions. D’autant plus que ces conflits, allant jusqu’à la guerre globale contre le terrorisme, continuent de faire débattre de nombreux spécialistes.
Dans un document destiné aux enseignants, le ministère de l’Education nationale estime qu’il faut faire attention à ne pas trop se focaliser sur la Guerre Froide et de ne surtout pas la négliger au détriment des conflits les plus récents. Les jeunes élèves ont en général du mal à situer ces événements dans une dimension chronologique et contextuelle indispensable à leur compréhension. Difficile d’amener la jeunesse à creuser ces sujets abordés dés l’école dans leur approche la plus superficielle. (Lire la suite…)
ActuDéfense est en standby, formation de l’auteur oblige. La reprise du service est prévue pour la fin du moins de septembre.
L’auteur étant également réserviste dans l’armée de terre (personne n’est parfait), le site est actuellement en pause, comme les plus fidèles ont certainement pu le remarquer. La formation étant assez intensive et l’accès à internet des plus précaires sur le terrain, difficile de publier pendant quatre semaines.
N’hésitez donc pas à revenir dés le 25 septembre pour une reprise sur les chapeaux de roue avec au programme une bonne semaine dédiée à la couverture de la guerre par les médias, un article sur le devoir de réserve et très vite dés la mi octobre une délocalisation dans un pays d’Afrique des plus charmants.
A suivre donc ! En attendant, je vous laisse deviner à quelle prestigieuse école militaire fait référence le titre. (Lire la suite…)
La côte est des Etats-Unis a été touchée par l’un des plus violents tremblements de terre de son histoire. Le Pentagone et la Maison Blanche ont été en partie évacués. Pas de dégâts graves à noter mais le spectre d’une terreur toujours présente depuis le 11 septembre 2001.

La situation n'étant pas inquiétante, Barack Obama n'aura pas eu besoin de mettre fin à ses vacances.
Les Américains n’avaient pas connu ça depuis mai 1897. Un tremblement de terre de magnitude 5.9 a secoué l’Etat de Virginie, à l’est du pays. Lorsque les murs se sont mis à remuer, faisant tomber les portraits du Président, nombreux ont été ceux à craindre une nouvelle attaque terroriste comme lors des attentats du 11 septembre 2001. Plus de peur que de mal, les dégâts occasionnés par la secousse étant finalement assez limités.
Une bonne partie du Pentagone a été évacuée, les services les plus importants ne quittant pas leurs bureaux plus de 15 minutes. Le Département de la Défense américain assure cependant que toutes les capacités de renseignement, tant en terme d’observation que d’écoute, ont été maintenues pendant toute la durée de l’incident. Le bâtiment a parfaitement résisté en dehors de tuyauterie disloquée dans un étage.
Le Capitole et la Maison-Blanche ont également été partiellement évacués. Le Président Obama n’a pas abandonné ses vacances pour autant, se contentant d’une conférence téléphonique avec plusieurs haut-fonctionnaires. A North Anna, au plus près de l’épicentre du séisme, une centrale nucléaire a été automatiquement neutralisée par les systèmes de sécurité, les deux réacteurs étant stoppés. Sur les 12 millions de personnes ayant ressenti les secousses, il n’y aurait eu pour l’instant aucun mort. Des habitants en nombre inconnu ont cependant été blessés par des chutes de gravats ou de meubles. (Lire la suite…)
Le retrait du porte-avions Charles de Gaulle et de son groupe aéromobile de l’opération Harmattan a des conséquences en terme de nombre d’aéronefs disponibles. Si le commandement assure continuer la mission sans relâche, c’est un bon tiers des avions déployés qui sont retournés dans leurs bases respectives.
Le Charles de Gaulle est de retour au port de Toulon depuis cinq jours maintenant. Avec le porte-avion français, c’est l’ensemble du groupe aéronaval qui a quitté le théâtre opérationnel libyen. Une formation qui a accumulé depuis le début des hostilités pas moins de 1730 sorties dont la moitié de nuit, explique le site de l’Etat-major des armées. Ce sont 16 avions de combat, 10 Rafales et 6 Super-Etendards qui ont été rapatriés.
« Le désengagement du Charles De Gaulle et de son groupe aérien embarqué ne signifie en rien que la mission Harmattan est terminée », assure le capitaine de vaisseau Olivier Lebas, pacha du porte-avions. L’armée assure pouvoir continuer d’assurer la mission et le commandement a été transféré à bord du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral.
Harmattan doit pourtant continuer à plein régime. Le commandant de la force aéromobile, le contre-amiral Philippe Coindeau, promet que « l’action militaire se poursuit, avec le même niveau d’intensité opérationnelle et d’exigences militaires avec en particulier les missions offensives de la composante aéromobile ». Le BPC transporte une quinzaine d’hélicoptères de l’ALAT et de l’Armée de l’air. La Marine dispose toujours dans le secteur, en plus du Mistral, de deux frégates, d’un sous-marin et d’un pétrolier ravitailleur. (Lire la suite…)
Washington aurait renoncer à la vente de 66 F-16 dernière génération à Taïwan. Une délégation du Pentagone s’est rendue sur place pour proposer une solution de secours : la mise à niveau des 146 vieux F-16 de l’armée taïwanaise. Un signal de faiblesse face à Pékin qui inquiète politiques et industriels américains.

Martin Lockheed estime que l'abandon de ce contrat aurait des conséquences sur l'avenir du F-16, y compris au sein de l'US Air Force.
Mauvaise nouvelle pour Taïwan, il n’y aura pas de livraison de F-16 C/D de la part des Etats-Unis. L’information a filtré par plusieurs officiels de la petite République de Chine qui vient d’apprendre par une délégation du Pentagone passée la semaine dernière que finalement, Washington ne pourrait pas remplir ce contrat. Une nouvelle perçue comme une faiblesse américaine alors que le vice-président Joe Biden doit visiter la Chine dés demain.
Les Etats-Unis étant tenus par un accord signé en 1979, le Taiwan relations act, de fournir à l’ile les moyens d’assurer sa défense, la délégation a offert en lieu et place de la vente de proposer une mise à niveau des F-16 déjà acquis. Une amélioration de quelques 146 chasseurs dans leur version A/B, la plus ancienne, opérationnelle depuis 1980. Des systémes électroniques tout neufs qui ne permettraient cependant pas aux avions taiwanais d’affronter la dernière génération d’aéronefs chinois.
Un coup dur pour l’industrie américaine qui comptait sur la vente de ces 66 F-16 C/D pour générer un chiffre d’affaire de quelques 8 milliards de dollars offrant du travail à pas moins de 16 000 personnes. L’upgrade des A/B, déjà réclamée par Taïwan en 2009, coûtera environ 4,2 milliards de dollars, à peine la moitié de ce qui aurait pu être récolté. La porte-parole de Lockheed Martin, le fabricant de l’avion, s’inquiétait dans les pages de Defense News des conséquences possibles pour le modèle économique de l’appareil. « La commande de Taïwan pour 66 avions est très importante pour la viabilité à long terme de la production de F-16″, explique t-elle. (Lire la suite…)
Un lieutenant du 152ème Régiment d’Infanterie a été tué dimanche matin par un tir isolé en Afghanistan. Il participait à une mission de fouilles près de Tagab aux côtés de militaires afghans. C’est le 74ème Français tué en Afghanistan.
Le lieutenant Camille Levrel, 36 ans, a été tué dimanche matin en Afghanistan. Cet officier du 152ème Régiment d’Infanterie de Colmar a été atteint par un tir isolé mortel, probablement effectué par un tireur de précision insurgé. Il participait à une mission de fouille, en soutien de l’Armée nationale afghane, dans le village d’Omarkheyl. C’est près de cette commune à une dizaine de kilomètres de Tagab que les forces de sécurité ont découvert hier d’importantes quantité d’armes.
Le lieutenant Camille Levrel, officier issu du rang, s’était engagé en 1996 comme simple soldat. Il passe sous-officier en 2000 puis officier en 2008. Ce pur produit de l’est a servi dans plusieurs régiments de la région : le 1er Régiment d’Infanterie de Sarrebourg, le 16ème Bataillon de Chasseurs de Saarburg puis le 152ème RI de Colmar. Il a été déployé à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, au Kosovo, une première fois en Afghanistan et au Tchad.
Photo : Sirpa Terre
Un 73ème soldat français a été tué hier soir près de Tagab. A bord de son VAB, victime de l’explosion d’un IED, quatre autres hommes ont été blessés puis évacués.
Le caporal-chef Facrou Housseini Ali du 19ème Régiment de Génie de Besançon a été tué jeudi en fin de journée, vers 21h00. Il était à bord de l’un des quatre VAB d’une mission de liaison dans la région de Tagab. Un engin explosif improvisé a explosé au passage de son véhicule. En plus de ce décès, quatre hommes ont été blessés et évacués par hélicoptère vers l’hôpital militaire de Kaboul.
Agé de 32 ans, il servait dans l’Armée de terre depuis 10 ans. Il a été déployé en Guyanne, en Côte d’Ivoire et au Kosovo à deux reprises chaque fois ainsi qu’en Polynésie. Il laisse deux jeunes enfants derrière lui.
C’est le 73ème soldat français tué en Afghanistan depuis 2001 et le 21ème cette année. Le mois de juillet a été particulièrement violent avec 7 tués. Deux légionnaires du 2ème REP ont déjà été tué dimanche dernier. (Lire la suite…)
Cinq unités tchèques dont deux bataillons d’infanterie mécanisée attendant d’être déployés en Afghanistan vont recevoir le nouveau fusil CZ 805 BREN. L’arme, compatible avec les calibres OTAN, doit remplacer le vieux Sa vz 58 de l’ère communiste.
Les militaires tchèques disposent enfin d’un fusil d’assaut dernière génération compatible avec les calibres OTAN. Après plus de 50 ans de bons et loyaux services, le Sa vz 58 va quitter le service. Il sera remplacé par le CZ 805 BREN de l’industriel national Česká zbrojovka. Ce dernier, en plus de pouvoir tirer des munitions de 7,62mm comme son prédécesseur, pourra utiliser du 5,56mm comme le reste des pays de l’alliance. Une polyvalence qui devrait permettre d’écouler les vieux stocks de munitions.
Une première tournée de 505 pièces doit rapidement équiper majoritairement les hommes du 42ème bataillon mécanisé de Tabor et du 72ème bataillon mécanisé de Prastlavice ainsi que trois autres unités dans une moindre mesure. Une partie de ces soldats doit être formée pour partir en Afghanistan dés l’automne, avec ces fusils. Ils rejoindront alors l’OMLT déployée dans le Wardak et l’équipe de reconstruction basée dans la province de Logar. 3000 autres fusils devraient ensuite arriver dés le mois de novembre, pour une commande totale d’environ 8000 unités.
Le CZ 805 BREN est disponible en deux version, A1 pour la classique et A2 avec canon raccourci. Utilisable avec des calibres 7.62 comme 5.56mm, il a été conçu pour pouvoir acceuillir tous les accessoires modernes : optiques additionnelles, infrarouges, systèmes de communication … dans le cadre d’un projet de « soldat du XXIème siècle ». Lourd de 3,6kg, il peut tirer une, deux ou une infinité de munitions par tir. Le montant total du contrat est évalué à 1,1 milliard de couronnes tchèques (45 millions d’euros). Colossal pour ce type d’armes. (Lire la suite…)
Une exposition proposée par la Maison européenne de la photographie à Paris permet au travers de 90 clichés de légende de se pencher sur la narration de la guerre par l’image. L’ombre de la guerre décrit les conditions de travail de ces photo-reporters qui documentent au péril de leur vie les pires passages de l’histoire.
De Capa à l’agence VII, L’ombre de la guerre offre une rétrospective sur les photographies qui ont marqué la narration de la guerre depuis celle d’Espagne. Des photos qui ont marqué la presse et les esprits et ont souvent permis de documenter les exactions et les horreurs perpétrées sur les champs de bataille du monde entier. Légendée de longs et complets commentaires, cette exposition offre un panorama intéressant de ce qu’est le photo reportage en zone de conflit.
90 clichés ont été sélectionnés dans le cadre du projet Science for peace de la Fondation Veronesi. Les explications accompagnant les photographies décrivent non seulement les conditions de travail et de réalisation dans lesquelles elles ont été prises, mais dénoncent aussi les politiques sécuritaires modernes. Si la présentation de chiffres sur les dépenses en armement peu paraître simpliste, elles ne peuvent que marquer les esprits lors de la longue contemplation des gâchis humains accumulés sur les murs.
Une exposition riche qui peut fournir un élément de réflexion supplémentaire dans le débat qu’a suscité la réaction des journalistes otages récemment libérés. La visite prend une bonne paire d’heures et nécessite d’avoir le coeur bien accroché. A voir jusqu’au 25 septembre à la Maison Européenne de la photographie à Paris. (Lire la suite…)