Les gueules cassées d’Afghanistan, le décompte macabre des soldats blessés

Publication : Alors que François Hollande rend hommage aux soldats tués en Afghanistan samedi dernier, une autre question commence à faire surface dans le débat sur l’Afghanistan. Le coût en vies humaines se compte aussi en blessés. Des hommes qui porteront des séquelles souvent très lourds jusqu’à la fin de leurs jours. Extrait.

En parallèle du décompte macabre des soldats tués en Afghanistan, un autre, beaucoup moins connu, est tenu par les médecins militaires. Alors que 87 soldats ont été tués dans cette opération depuis 2001, ils sont maintenant près de 700 à avoir été blessés. Un ratio de 1 mort pour 7 blessés dont se félicitent les équipes de chirurgie du service de santé des armées. Un chiffre qu’ils s’appliquent à comparer à ce qui se faisait pendant la guerre du Vietnam où l’armée américaine avait compté un mort pour trois blessés. […]

«Le corollaire, c’est que nous avons des blessés plus graves dont les séquelles se font plus présentes dans le quotidien», précise le médecin en chef David Rogez, chef du service de rééducation et de réadaptation de l’hôpital d’instruction des armées Percy. Les soldats rentrent vivants, mais les corps sont polyfracassés, polycriblés, par balles ou par éclats d’obus, brûlés, touchés en de multiples endroits par toutes sortes de projectiles.

Les plus malchanceux ont des lésions cérébrales irrémédiables, des paraplégies ou des tétraplégies qui les cloueront à vie dans des fauteuils roulants. Les plus chanceux auront des membres amputés. Car si le tronc et la tête sont plutôt bien protégés par les gilets et les casques, les membres restent exposés et sont touchés dans 80% des cas.

La suite à lire sur Les gueules cassées d’Afghanistan, sur Slate.fr.

A propos de l'auteur

Journaliste indépendant, Romain Mielcarek s'est spécialisé sur les thématiques liées à la défense et à la diplomatie. Il travaille régulièrement pour Atlantico, Slate, Défense et Sécurité Internationale et Pays Emergents. Doctorant en sciences sociales, il mène une thèse sur l'influence de l'armée française sur le récit médiatique de la guerre en Afghanistan. Membre de l'Alliance Géostratégique, il a participé à la rédaction des ouvrages "Les guerres low-cost" (Esprit du Livre / 2011) et "Stratégies dans le cyberespace" (Esprit du Livre / 2011).

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