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L’Union africaine au secours de la Somalie

Ecrit par Romain Mielcarek le 30 juil 2010 à 16:24 Aucun commentaire

Mardi, les pays membres de l’Union africaine ont pris la décision de renforcer l’effort militaire en Somalie afin de rétablir la paix. Ce pays, livré au chaos, est une source de tension pour toute la région, non seulement à cause des combats qui s’y déroulent mais aussi à cause de la montée de l’islamisme qui s’y épanouit.

Près de

Près de 15 000 hommes devraient être présents en Somalie dont 8000 soldats de l'Amisom.

4000 hommes supplémentaires dont 2000 soldats de la paix. C’est ce qu’ont promis les différents membres mardi dernier au cours du 15ème sommet de l’UA. L’objectif est de porter un effort supplémentaire dans les opérations militaires qui se déroulent en Somalie, notamment dans la capitale, contre des groupes armés islamistes.

Les 2000 soldats viendront rejoindre les 6000 déjà présents au sein de l’Amisom (Mission de l’UA en Somalie). La « bataille de Mogadiscio » est devenu un enjeu clef des tensions dans ce pays. Le gouvernement provisoire est incapable de juguler la violence des groupes islamistes qui opèrent en profondeur dans la ville. Les soldats de l’UA peinent également à les contrôler. Des combats ont lieu presque tous les jours, causant de nombreuses victimes civiles.

Parmi les nouveaux participants, la Guinée et Djibouti devraient déployer des soldats. L’Ouganda devrait fournir le gros des renforts militaires. Ce pays était jusqu’à présent avec le Burundi le seul à faire un effort militaire en Somalie. Ces deux pays ont perdu chacun près d’une trentaine de soldats dans des combats contre le islamistes.

Ces décisions ont été saluées par le gouvernement qui les voit comme « une bouée de sauvetage ». Elles illustrent surtout la volonté des pays de la région de mettre fin à l’emprise des extrémistes qui opèrent en Somalie et déstabilisent cette partie de l’Afrique, que ce soit par des activités terroristes, des attaques contre les forces de sécurité, des enlèvements ou des activités de piraterie.

Conditions d’engagement

Les troupes africaines vont pouvoir bénéficier de plus de liberté d’action. Les conditions d’engagement ont été modifiées et leur permettent désormais de mener des attaques préventives. Fini la légitime défense, les soldats de l’UA vont à présent pouvoir porter des coups directement au sein des cellules d’extrémistes. Couplée à l’augmentation des effectifs, cette mesure devrait donner une puissance tactique et stratégique beaucoup plus importante au commandement africain.

Le risque évident si les militaires africains réussissent à inverser la tendance sur le terrain est une radicalisation des islamistes. S’ils pratiquent déjà volontiers des opérations terroristes, ils mènent surtout des attaques armées. Si l’équilibre tactique est bouleversé, l’usage de bombes et de kamikazes pourraient exploser.

C’est finalement ce qui a été promis par les Shebaabs, l’un des groupes les plus violent, comme réponse à la volonté africaine de mettre fin à leurs agissements. Il appelle à des attaques terroristes visant les ambassades du Burundi et de l’Ouganda partout dans le monde. Les Shebaabs, qui se revendiquent d’Al-Qaeda, bénéficient de soutiens à l’international, au moins sur le continent. C’est ce qui leur a permis de monter l’attaque, qu’ils ont revendiqué, à Kampala, capitale de l’Ouganda, le 11 juillet et qui a fait 76 morts.

Photo : Union Africaine

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