Un navire sud-coréen coulé mais surtout pas par la Corée du nord
Un navire sud-coréen a coulé samedi a proximité de la frontière maritime avec la Corée du nord. L’origine de l’incident est pour l’instant indeterminée mais la menace de Pyongyang est source de spéculations. Seuls 58 des 104 marins ont pu être secourus.
La corvette de 1 200 tonnes Cheonan effectue une patrouille à proximité de l’ile de Baengnyong sanedi soir lorsqu’elle commence à sombrer. Cette zone est située à proximité de la frontière avec la Corée du nord, un secteur qui a été marqué par trois importants combats navals ces onze dernière années. Elle reste cependant suffisament au sud pour être normalement sûre.
Les autorités sud-coréennes ont avoué ne pas avoir identifié la cause de la perte du navire. Devancé par la presse qui a révélé une explosion sur le navire, l’Etat-Major a confirmé sans parvenir à dire ce qui l’avait déclenchée. Rebellotte un peu plus tard : l’agence Yonhap annonce que le Cheonan a ouvert le feu avant de couler. L’armée confirme que des tirs de semonce ont été effectué en direction d’un objet inconnu sur le radar qui pourrait bien être un vol d’oiseaux.
Le président Lee Myung-bak, qui a réunit dans les heures suivant la catastrophe un comité d’urgence comprenant son ministre de la Défense et ses principaux chef d’Etat-Major a demandé à l’armée de se concentrer avant tout sur les secours. Six navires militaires et deux des garde-côtes ont été dépéchés. L’aide des militaires américains n’a pas été requise.
Surtout pas la Corée du nord
La presse sud-coréenne a très bien retransmis la phobie de la population en évoquant avant tout une attaque du nord. A Séoul, on n’écarte pas cette hypothèse mais on précise que ce n’en est qu’une parmis d’autres.
On ne veut surtout pas d’un incident diplomatique. La Corée du sud a toujours été très tolérante sur les infractions au cessez-le-feu commises par Pyongyang. Il faut éviter de revenir à l’état de guerre directe car la Corée du sud serait ravagée. La menace est non seulement militaire, le risque d’une attaque nucléaire étant réel mais aussi économique. La Corée du nord est tellement ruinée qu’une réunification coulerait bien plus qu’un navire militaire : elle coulerait toute l’économie.
Une attaque du nord reste cependant peu probable. Comme le remarquent les différents spécialistes interrogés par la presse internationale, le moment s’y prette peu du fait de l’actualité. Kim Jong-il doit effectuer une visite en Chine, notamment pour évoquer une suspension de son programme nucléaire. Le discours de la Corée du nord s’est fait plus prudent ces derniers temps car le pays a plus que jamais besoin de l’aide alimentaire.
Le régime autoritaire de Pyongyang joue en général un jeu pervers, conscient de la gêne politique et diplomatique qu’il cause au sud ainsi qu’aux Etats-Unis. Cette hâte à minimiser la probabilité d’une attaque le montre bien. Depuis 1953, les deux pays ne bénéficient cependant de rien de plus qu’un cessez-le-feu et sur le papier, ils sont toujours en guerre.









les morceaux «repêchés» de la torpille ne portent apparemment aucune inscription. Il n’y a donc aucvune précision sur la torpille, où elle a été fabriquée, quand et par qui. J’en ai d’autres de questions, mais je vais m’arrêter là. Je pense que toute cette «affaire» est vide. Et, mis à part quelques grands gestes, il n’y aura aucune suite…
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