WikiLeaks, le cyber ennemi intérieur
Si la presse continue de se régaler de la bombe numérique lâchée par WikiLeaks le 25 juillet sous la forme de 90 000 documents classifiés sur l’Afghanistan, le Pentagone ne sait plus trop comment contrôler le site. A trop vouloir révéler la vérité, Julian Assange, le créateur de la plateforme, a entamé un véritable bras de fer avec la Défense qui compte bien mettre fin à ses activités.
Il y aurait encore des documents cachés. Les équipes de WikiLeaks travailleraient encore sur 15 000 de ces fichiers. Un certain nombre aurait été publié cryptés comme assurance vie pour le site et son propriétaire comme l’explique le site Rue89. Une protection contre les mesures désespérées que pourraient prendre les services de sécurité américains.
Que peut faire le Pentagone pour se débarrasser de cette épine dans le pied ? En mars dernier, un rapport baptisé « WikiLeaks, une référence pour les services de renseignements étrangers, les insurgés et les groupes terroristes ? » était publié par les services de contre-espionnage. Un document top secret … déjà publié sur le site et qui insistait sur le danger qu’il représente pour les militaires américains.
Après la diffusion des Afghan War logs, les autorités auraient aimé trouver un moyen judiciaire de forcer Julian Assange à restituer les documents en sa possession. Le secrétaire à la Défense a pour l’instant reconnu son impuissance tout en estimant « Wikileaks moralement coupable » vis à vis des vies humaines mises en danger par ces révélations. D’autant plus que les relations entre les États-Unis et plusieurs de ses alliés, en particulier l’Afghanistan et le Pakistan pourraient souffrir de ce grand déballage.
Certains parmi les plus conservateurs aimeraient bien pouvoir mettre ces « pacifistes » hors d’état de nuire par tous les moyens. Mike Roger, un membre du Congrès, a ainsi réclamé sur une radio locale du Michigan la tête du soldat Bradley Manning, accusé d’avoir fournit une vidéo sur laquelle on voyait un hélicoptère Apache tuer deux journalistes de l’agence Reuters en Irak. « Une trahison en temps de guerre » pour l’élu qui souhaiterait appliquer la peine capitale.
Le jeune militaire poursuivi pour la diffusion de cette vidéo n’est pour l’instant pas inquiété pour les documents afghans. Il est suspect et sous surveillance du FBI et du Pentagone qui ont entamé des enquêtes pour trouver l’origine des fuites. « Un personnage clef » selon les responsables militaires de l’investigation. Si celui-ci avait été dénoncé par un hacker auquel il s’était confié, les enquêteurs auront du mal à trouver les auteurs de cette subtilisation si ces derniers ne sont pas montrés du doigt.
Jacob Appelbaum, un informaticien américain proche de Julian Assange a été arrêté le week-end dernier et a vu son matériel informatique confisqué. Le Pentagone a prévenu via un porte-parole « faire ce qui semble le plus juste », complétant : « si faire ce qui est juste n’est pas suffisant pour eux, nous chercherons des moyens de les convaincre de faire ce qui est juste ». Jusqu’où pourront-ils aller ? Mais surtout, ont-ils les moyens techniques de faire face à un collectif qui a réussit à monter une petite forteresse informatique dont on peut difficilement évaluer les réelles capacités de défense.
Voir aussi : le site WikiLeaks dans la ligne de mire du Pentagone.
Photo : US Air Force / 1st class Corey hook









C’est bien une guerre que mène WIKILEAKS? bon, ben il faut bien assumer cette « guerre », dès fois à la guerre on peut mourir….
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