Un nouveau commandement européen pour le transport aérien
Le nouveau commandement européen de transport aérien a été inauguré jeudi à Eindhoven. Un service très symbolique qui doit permettre d’optimiser les usages d’avions de quatre pays qui ont souhaité unir leurs capacités dans ce domaine. Une flottille d’environ 200 appareils va ainsi monter progressivement en puissance. Son succès dépendra de la volonté politique des Etats de jouer le jeu de ce partage des compétences… et des informations.
Il se pourrait que dans quelques années, pourquoi pas à l’horizon 2020, une flotte d’A400-M européens volent au profit de missions de l’Union sans qu’il n’y ait plus de distinctions nationales. Des appareils communs, des équipages communs pour travailler à des opérations communes. Ce rêve de la politique européenne de défense globalisée à l’extrême verra t-il le jour ? Difficile à dire car chacun souhaite préserver ses propres capacités militaires et son indépendance décisionnelle. En attendant, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et la Belgique ont lancé mercredi un nouveau commandement multinational, l’European Air Transport Command (EATC).
L’EATC, basé sur la base aérienne d’Eindhoven, dans le sud des Pays-Bas, répartira les disponibilités d’appareils de transport et de soutien aérien des quatre pays impliqués. Le Luxembourg et l’Espagne, qui sont également des clients de l’A400-M, seraient également intéressés. Les armées de l’air de ces pays confient une partie de leurs appareils à l’EATC qui devra ensuite les répartir en fonction des demandes des commandements opérationnels. L’objectif : réduire les coûts et optimiser les voyages en regroupant les besoins des différentes forces.
La flotte prévoit pour l’instant 129 C-130 Hercule fournis par les quatre pays, 135 Transall C-160 allemands et français, 19 CASA 235, une dizaine d’A-310, une paire d’A-340, une paire de KDC-10, un DC-10 et une vingtaine d’appareils divers. C’est l’Allemagne qui prévoit le plus important effort en transférant la totalité de ses capacités de transport aérien, gouvernementales comprises, à l’EATC. 46 militaires français travailleront au sein de cette unité de 155 personnes.
Cette formation est un essai de plus pour mutualiser des capacités militaires stratégiques au sein de l’Union européenne. L’objectif à terme est de réduire le nombre de modèles utilisés par les armées de l’air et d’avoir une vaste flotte d’A400-M et de C-130. Partager les pièces détachées et les dépenses d’entretien, regrouper les pilotes et les mécaniciens au sein de formations communes, autant de possibilités qui laissent entrevoir un avenir dans lequel les armées européennes, préparées de la même manière, pourront coopérer avec une fluidité sans égal.
Reste que pour aller dans ce sens, les différents participants doivent concéder de partager leurs informations. En regroupant les demandes, on annonce à tous ses partenaires le moindre de ses faits et gestes. C’est pour cette raison que les pays souhaitent garder leurs capacités tactiques opérationnelles, notamment dans certains domaines : commandos, forces spéciales, services de renseignement ou encore dans certain cas vols gouvernementaux (c’est le cas de la France).
La grande question restera la manière de gérer les différentes opérations militaires. Les Pays-Bas ont par exemple quitté le théâtre afghan. Leurs appareils pourront-ils être utilisés par leurs alliés pour transporter du fret dans cette région ? Chaque pays gardera un droit de regard sur l’usage fait de ses avions. Il pourra également apprécier le risque encouru au cours d’une mission. Dans un premier temps, ce nouveau commandement pourrait être très bénéfique à des opérations humanitaires lors de catastrophes naturelles comme à Haïti ou au Pakistan.
A lire sur le sujet : Le transport aérien militaire français à l’heure de l’Europe ! par Jean-Louis Promé, ainsi que le reste du dossier consacré à ce sujet dans le Défense et sécurité internationale de septembre.
Photo : DR
Graphique : Romain Mielcarek d’après des chiffres de l’Etat-Major des Armées










il part d’une très bonne intention de vouloir faire à tous prix des économies!!dans la situation actuelle ou se trouve l’europe,avec un certain nombre de pays au bord de la faillite,(si tant est qu’un état puisse faire faillite!)mais on peut se demander comment ce petut monde pourra fonctionner!!pour l’instant c’est un fatras hétéroclite d’aeronefs en tous genres,alors bien sur il y a l’a 400 m!!!mais au train ou vont les choses, ce n’est pas pour demain!!ni même après demain,quant au transports militaires,faudra t-il qu’un état fasse sa demande sur un formulaire en 4 exemplaires et 40 jours à l’avance, pour rapatrier des militaires blessés,ou quand le président de la république aura un besoin urgent de se déplacer!!!!!ce système me parait bien difficile a mettre en place,a peu près aussi difficile que la défense européenne!!!qui pour l’instant n’existe pas!!sans la france et l’angleterre; il n’y a pas d’armée européenne,et encore moins de forces spéciales!c’est un peu comme la fusion des porte avions français et anglais!!ça verra le jour aux calendes grecques!!
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