Le caporal Loïc Liber combat contre ses blessures
Mohammed Merah mort, il continue d’occuper les esprits. Justice, police et politiques continuent de chercher les réponses à de nombreuses questions. Loïc Liber, le soldat blessé lors de l’attaque du 15 mars à Montauban continue son propre combat. Avec le soutien de sa famille et de son régiment, il continue d’affronter la blessure.
Le caporal Loïc Liber fait des progrès quotidiens en rééducation. C’est ce qu’à annoncé ce mardi à l’AFP l’avocate du soldat grièvement blessé le 15 mars par Mohammed Merah. Me Laure Bergès-Kuntz a décrit les efforts réalisés par le jeune homme de 25 ans, sorti de l’hôpital début mai pour rejoindre un centre de rééducation. Tétraplégique, il obtiendrait cependant des résultats qui enthousiasment sa famille. Pour ce type de blessures, la rééducation dure au moins entre six et douze mois. Il ne pourra pas être guérit et le travail consiste surtout à lui permettre de développer le plus d’autonomie possible dans les gestes du quotidien.
Un gros travail psychologique est effectué. Loïc Liber souffre en plus de la blessure physique d’une amnésie post-traumatique. Les médecins l’amènent progressivement à travailler sur le drame en lui même pour qu’il puisse avancer. « Cela a été un choc terrible, comme une deuxième agression, lorsqu’il a appris le décès de ses deux camarades, Mohammed Legouade et Abel Chennouf », a rapporté Me Laure Bergès-Kuntz.
L’avocate décrit également le soutien apporté par le 17ème Régiment de génie parachutiste (RGP) de Montauban. Les camarades du caporale se relaient à son chevet pour soutenir aussi bien leur collègue que la famille de celui-ci dans ce combat contre la blessure. L’avocate de Loïc Liber est une habituée de l’uniforme ayant suivi plusieurs dossiers de soldats et mariée elle-même à un ancien chef de corps du 17ème RGP.
Une instruction judiciaire est en cours sous la responsabilité de la section antiterroriste du parquet de Paris. Le frère du tueur est toujours poursuivi pour divers chefs d’accusation : tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’ordre public, association de malfaiteurs en vue de préparer une action terroriste … Pour Loïc Liber, l’un des enjeux de la procédure consiste à prouver que c’est son appartenance à l’armée qui a motivé l’agression.
A noter qu’une autre victime de Mohammed Merah continue aussi d’affronter ses blessures. Aaron Bijaoui, 15 ans, avait été blessé lui dans l’attaque contre l’école juive Ozar Hatorah et est toujours dans un état grave.
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