La fabricant des Kalachnikovs dans une situation critique
Si les fusils Kalachnikov semblent être un monument dans l’industrie de l’armement, son fabricant, le russe Ijmach se retrouve pourtant dans une situation particulièrement délicate. La justice russe a été saisie par un fournisseur impayé qui réclame la liquidation de l’entreprise pour récupérer ses créances. Le tribunal doit statuer le 7 octobre.

Les Kalachnikovs sont très appréciées par les insurgés et les terroristes partout dans le monde. Ici, des armes récupérées en Irak par l'Armée Américaine. Ce sont probablement des contrefaçons.
La procédure a été lancée par un fournisseur réclamant 13 millions de dollards de créances. Selon la presse russe, Ijmach est en difficulté financière depuis 5 ans. La demande a constamment baissé, l’armée russe se diversifiant dans ses équipements et le marché mondial étant inondé par les copies produites par d’autres pays. Des usines ont été temporairement arrêtées à Izhevsk, premier site à produire les armes ainsi qu’à Molot.
La contrefaçon de fusils Kalachnikovs est un phénomène international. Au fil des années, l’URSS a accordé des licences de fabrication de cette arme à une vingtaine de pays avec lesquels elle entretenait de bons liens diplomatiques. Suite à la chute du régime en 1991 ou chaque fois que des accords se sont brisés, les anciens alliés ont continué leur propre production. La Chine, la Roumanie ou la Bulgarie fabriquent des fusils identiques au AK-47, l’arme la plus copiée. Près de 90% des armes Kalachnikovs dans le monde sont des contrefaçons.
Ces fusils sont réputés pour leur facilité d’emploi et leur faible coût. Facile à produire, il ne nécessite qu’un entretien basique. Un combattant avec peu d’équipement de nettoyage ou dans des conditions difficiles peut sans problème combattre. L’arme est facile à démonter et à remonter. Sa solidité et sa rusticité lui ont assuré un succès dans le monde entier et l’on peut trouver des AK-47 pour une cinquantaine d’euros dans de nombreux pays.
Le AK-47 n’est pas la seule arme fabriquée sous le nom de Kalachnikov. L’AFM-59 arrive en 1953 et est encore moins complexe à produire. C’est surtout le AK-74 dans les années 70 : c’est le passage de l’armée russe au calibre 5,45mm qui est plus précis que le 7,62mm trop lourd pour une arme de cette taille et se rapproche du 5,56mm utilisé par l’OTAN. Une quinzaine d’armes ont ainsi été fabriquées parmi lesquelles les mitrailleuses RPK.
Photo : Caporal Will Lathrop








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